Peut-on consommer de l’alcool pendant la conduite accompagnée en tant que conducteur ou accompagnateur ?

La conduite accompagnée concerne les jeunes apprentis conducteurs qui n’ont pas encore obtenu le permis de conduire et qui s’entraînent à conduire avec une personne de leur entourage. Pendant la conduite accompagnée, le conducteur et son accompagnateur doivent respecter le code de la route. L’élève doit appliquer les règles de conduite imposées aux jeunes conducteurs. Conduire sous emprise d’alcool est interdit par la loi au-dessus d’un certain seuil pour les conducteurs expérimentés, mais les jeunes conducteurs quant à eux, ne peuvent pas consommer d’alcool car la limite qui leur est fixée est inférieure à un verre d’alcool.

AU SOMMAIRE :

Conducteur subissant un contrôle d'alcolémie

Alcool et conduite accompagnée : le conducteur

Les jeunes conducteurs qui viennent d’obtenir leur permis et qui sont en période probatoire  doivent respecter certaines règles afin d’accumuler les 12 points de leur permis de conduire. La période probatoire dure deux ou trois ans, cela dépend si le conducteur a réalisé sa formation initiale ou en conduite accompagnée. Dans les règles de conduite à respecter, il y a le seuil maximum d’alcool autorisé des jeunes conducteurs : ce seuil a été limité à 0,2 g/L de sang en 2015. Auparavant, il était limité à 0,5 g/L de sang. Cette nouvelle limite correspond à moins d’un verre d’alcool ! Autrement dit, les jeunes conducteurs ne peuvent pas boire avant de prendre le volant, sous peine de risquer une amende et une perte de point sur son permis obtenu après l'AAC. Le conducteur en conduite accompagnée doit respecter les mêmes règles que les jeunes conducteurs, car c’est un automobiliste en devenir. Vous l’aurez compris, conduite accompagnée = zéro alcool pour le conducteur.

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Alcool et conduite accompagnée : l’accompagnateur

L’accompagnateur en conduite accompagnée ne conduit pas, mais il est responsable du conducteur et doit respecter les règles du code de la route comme s' il conduisait. En cas de contrôle, les forces de l’ordre peuvent faire souffler la personne accompagnatrice du conducteur en conduite accompagnée. De plus, en tant qu’accompagnateur, il faut montrer l’exemple. Toute personne ayant terminé sa période probatoire doit respecter un seuil maximum d’alcoolémie de 0,5 g/L, ce qui équivaut à un verre d’alcool. En cas de non respect, les sanctions sont les mêmes que pour un conducteur se faisant prendre avec un taux d’alcoolémie trop élevé.

Les risques de conduire sous emprise d’alcool

Sous l’emprise de l’alcool, le conducteur n’a pas les mêmes réflexes et peut très vite avoir un comportement à risque. Voici une liste des principaux changements de comportement qu’un conducteur peut subir sous l’emprise d’alcool

  • vision troublée
  • mauvaise perception des distances
  • réflexes moins rapides et détériorés
  • mouvements moins coordonnés
  • sensibilité à la lumière, éblouissement
  • troubles de l’attention
  • fatigue
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Les sanctions en cas de conduite avec alcoolémie

Afin d’empêcher les conducteurs de prendre des risques en consommant de l’alcool avant de conduire, plusieurs sanctions ont été mises en place par la loi en cas de contrôle positif à un taux d’alcoolémie supérieur au seuil autorisé : 

  • Entre 0,5g et 0,6g par litre de sang, une contravention de 4ème classe doit être payée. Cela correspond à une amende forfaitaire de 135 euros qui induit aussi une perte de 1 à 6 points sur le permis de conduire.
  • Avec une alcoolémie supérieure ou égale à 0,8g par litre de sang, c’est une infraction grave. Le conducteur perd d’office 6 points sur son permis et peut recevoir une amende de 4500 euros. Selon les circonstances, il peut aussi voir son permis suspendu ou annulé. Le véhicule est directement immobilisé, sauf si un autre conducteur peut conduire.