Les effets de l’alcool et de la drogue sur la conduite

En France, la consommation d’alcool et de drogue font parties des principales causes d’accident de la route. Pourtant de très nombreux conducteurs continuent de consommer sans modération ces substances sans mesurer l’impact sur leur capacité à conduire, ainsi que les risques pour eux-même et pour les autres usagers qui croiseront leur chemin.

Tout savoir sur l’impact de l’alcool sur la conduite

L’alcool a un effet désinhibant même lorsqu’il est consommé à petite dose, et la sensation d’euphorie donne rapidement lieu à des comportements à risques, très loin de ceux adoptés au quotidien. Souvent, le conducteur dont le taux d’alcool dans le sang est élevé n’a pas conscience de son incapacité à prendre le volant et, pire encore, il a l’impression de pouvoir agir selon sa propre vision de la réglementation routière. Au-delà de son comportement transgressif (excès de vitesse, non-respect de la signalisation, absence du port de la ceinture de sécurité...) à l’égard du Code de la route, il peut également se montrer particulièrement agressif envers les autres usagers.

En 2016, 816 personnes ont été tuées dans un accident impliquant la présence d’alcool, et plus de 161 000 contraventions relatives à l’alcool ont été distribuées, ce qui représente plus de 22% du total de délits routiers réalisés cette année-là.

Les principaux effets de l’alcool sur la conduite

La consommation d’alcool a, dans tous les cas, un impact sur la conduite. Voici la liste des principaux maux ressentis par le conducteur conduisant sous l’emprise de l’alcool :

  • troubles de la vision
  • mauvaise perception de la distance
  • détérioration des réflexes
  • diminution de la coordination des mouvements
  • forte sensibilité à la lumière
  • trouble de l’attention
  • mauvaise résistance à la fatigue

C’est une combinaison de tous ces facteurs qui entraîne les accidents de la route dont les conséquences sont généralement mortelles pour les usagers impliqués.

Attention : mélanger l'alcool avec des softs (jus de fruits, soda, etc.) ne diminue pas l'alcoolémie suite à la consommation d'un verre. Et méfiez-vous des alcools aromatisés et des pré-mix. Ils sont sucrés mais la dose d'alcool pur reste la même qu'un verre d'alcool classique.

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En fonction du degré d’alcoolémie

Le comportement d’un conducteur évolue en fonction de sa consommation d’alcool, voici un récapitulatif des effets ressentis  :

Après avoir consommé un verre d’alcool, le taux d’alcoolémie est d’environ 0,2 g/litre de sang. Dans ce cas, le conducteur ressent une sensation d’euphorie et il est enclin à exercer une conduite plus risquée que d’ordinaire.

Dès que le taux d’alcoolémie atteint 0,3 g/litre de sang, le conducteur voit son attention et sa vigilance réduites de manière importante. De plus, sa résistance à la fatigue est également impactée et les mouvements de ses membres indiquent des troubles de la coordination.

Après avoir consommé deux verres de boisson alcoolisée, le taux d’alcool passe à environ 0,5g/litre de sang. C’est à ce moment qu’il ressent une diminution significative de sa vision, de son ouïe. Cela entraîne également une mauvaise perception des distances et un temps de réaction de plus en plus important face au danger.

Tout savoir sur l’impact des drogues sur la conduite

La consommation de drogue a un impact sur les capacités cérébrales d’un conducteur, et ceci durant plusieurs heures. Ainsi, en fonction du niveau de consommation, le cerveau n’est plus en mesure de traiter correctement les informations qui lui sont transmises. Lorsque l’on connaît la nécessité d’être dans de bonnes conditions physiques et mentales pour conduire un véhicule motorisé, il est facilement de comprendre que la prise de stupéfiants rend inapte à la conduite.

D’après le bilan de la sécurité routière 2016, 22% des personnes tuées sur les routes en 2016 l’ont été suite à un accident comprenant au moins un conducteur drogué.

Le Cannabis

Chaque année en France, plus de 200 usagers décèdent dans un accident routier après avoir consommé du cannabis. Cette drogue, très populaire auprès des jeunes, a des conséquences directes sur leurs comportements routiers. Aussi, plus elle est utilisée de manière régulière, plus les troubles psychiques et nerveux peuvent se manifester  : crise de panique, trouble de la concentration... Lorsque la prise est associée à la consommation de boissons alcoolisées, les risques sont multipliés par quinze et les effets ressentis sont amplifiés.

Les traces de THC (Tétrahydrocannabinol) qui altèrent le fonctionnement de votre cerveau, et donc de votre conduite, restent dans votre organisme plusieurs jours. Ces traces peuvent être détectées par un test salivaire jusqu'à 10 heures après la consommation. Si le résultat est positif, un test urinaire est réalisé. Celui-ci peut détecter les traces de THC jusqu'à 5 jours après consommation.

Les drogues dures

Qu’il s’agisse de cocaïne, d’ecstasy, d’héroïne ou de morphine, les effets des drogues dures sur l’organisme sont considérables et ne permettent absolument pas de prendre le volant. Si durant les premières heures après consommation, c’est une sensation d’euphorie et de toute puissance qui envahissent le conducteur, celles-ci laissent ensuite place à la descente. Cette phase s’accompagne toujours de sentiments négatifs et cela entraîne des comportements à risque.

L'impact de la polyconsommation sur la conduite

Si certains produits, notamment les différents types d'alcools, de médicaments ou de drogues, peuvent avoir un impact néfaste sur la capacité de conduire des usagers, certains modes de consommation peuvent provoquer bien plus de dégâts. C'est notamment de cas de la ployconsommation, qui consiste en la consommation simultanée de drogues avec de l'alcool ou avec des médicaments, etc. En associant différentes substances impactant leur capacité à conduire, les usagers peuvent perdre leurs moyens, risquant ainsi de ne plus être maîtres de leur véhicule. Ainsi, la polyconsommation multiplie le risque d'accident mortel par 14.

Sanctions

La consommation d’alcool, au-delà du taux autorisé, et de drogue, sont des infractions sévèrement sanctionnées par les forces de l’ordre. De la perte de point à l’annulation d’un permis de conduire, la limite franchie par certains conducteurs est parfois très faible. Cependant, c’est généralement le manque de discernement à l’égard du danger qu’ils génèrent envers les autres usagers, qui est puni. Dans le cas de récidive, il n’est pas rare de voir des sanctions exemplaires mises en place à l’égard des contrevenants afin de tenter de les dissuader de façon définitive, parfois sans succès.

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