La polyconsommation et son impact sur la conduite

Alors qu'il y a encore quelques années, ce terme n'était que très peu associé aux conducteurs, la polyconsommation fait de plus en plus parler d'elle. Et pour cause, les différents rapports publiés par L'observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) font état de chiffres particulièrement alarmants. Les jeunes de 18 à 25 ans sont le groupe d'usager de la route le plus touché par ce phénomène, notamment à cause de l'évolution importante de la consommation de cannabis. Les principaux effets de la polyconsommation sur la conduite sont la diminution des réflexes, des difficultés de compréhension ainsi que des troubles de la vision. Chaque année, la sécurité routière réalise des opérations de sensibilisation dans toute la France, mais pour le moment, les résultats ne semblent pas être probants si l'on en croit les statistiques.

Consommation des substances psychoactives : des chiffres alarmants

Au cours de l'année 2014, près de 9 adolescents sur 10 ont déjà bu de l’alcool (89,3 %), près de 7 sur 10 ont déjà fumé une cigarette (68,4 %) et un peu moins de 5 sur 10 ont fumé du cannabis (47,8 %). Ils sont un peu moins de la moitié (45,2 %) à avoir expérimenté les trois produits, alors qu’à l’inverse 8,0 % n’ont jamais consommé aucune de ces substances. Si après lecture de ces informations, on pourrait penser qu'il faut bien que jeunesse se fasse, il n'en demeure pas moins que de plus en plus de jeunes dépassent allégrement la phase de l'expérimentation. Du côté des conducteurs expérimentés, l'alcool est régulièrement associé à des antidépresseurs.

Dans tous les cas, on parle de polyconsommation lorsqu'un conducteur associe plusieurs substances psychoactives de façon régulière avant de prendre le volant.

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Pourquoi les jeunes pratiquent-ils la polyconsommation ?

D'après les nombreuses enquêtes ESCAPAD, qui sont mises en place depuis 2000, pour la majorité des jeunes, l’alcool est d’abord associé à la fête (75 %) et la convivialité (58 %). Viennent ensuite la détente (34 %), le plaisir (37 %), l’excès (23 %), la dépendance (18 %) et la dépression (11 %). Bien qu'un peu de moins d'un tiers des 18-25 ans affirme avoir déjà eu la sensation qu'ils buvaient, la consommation d'alcool ne cesse de battre des records. Mais pourquoi associer une substance, qui agit au niveau du cerveau, à une seconde jusqu'à en être malade ou dépendant ? Il semble que ce soit pour ressentir des sensations toujours plus fortes.

Les principaux effets sur la conduite

La polyconsommation augmente le risque de provoquer un accident de la route, car elle peut provoquer des modifications l’état de conscience, la vigilance, la perception, l’humeur et le comportement. Ainsi, le conducteur circule au volant de son véhicule alors qu'il est dans un état second, ce qui met en danger tous les usagers qui croiseront sa route. De la mauvaise interprétation de la signalisation à la collision frontale liée au contresens, il n'y a parfois qu'un verre et deux bouffées tirées sur un joint ...

Des opérations de sensibilisation aux risques liés à la conduite sous stupéfiants

En France, la sécurité routière a bien compris que pour réduire la polyconsommation, il fallait sensibiliser les jeunes sur les nombreux risques liés à la conduite sous stupéfiants. Aussi, chaque année des opérations spéciales sont mises en place dans les établissements scolaires afin d'amener les collégiens et lycéens à réfléchir sur leurs conséquences de leurs comportements et leur responsabilité en cas d'accident de la route. Peu d'entre eux ont en conscience, mais la consommation d'alcool et de cannabis multiplie par 29 le risque de provoquer un accident mortel.

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Malheureusement, une fois que la polyconsommation s'est transformée en dépendance, il est particulièrement difficile de la traiter. En effet, médicalement parlant, il est presque impossible de réussir à mener des sevrages multiples, simultanés ou séquentiels jusqu'à leur terme. Généralement, les conducteurs se rabattent sur des consommations dites de substitution, ou font un usage détourné des prescriptions médicamenteuses, pour combler leur sensation de manque.

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