Les accidents de la route

Chaque année en France, la sécurité routière met en place de nombreuses campagnes de sensibilisation auprès des usagers afin de réduire les risques d’accident de la route. Si cette appellation est familière pour la plupart des titulaires du permis de conduire, puisqu’elle fait partie intégrante de leur formation, ce n’est pas toujours le cas pour les usagers les plus vulnérables. Qu’est-ce qu’un accident de la route  ? Comment distingue-t-on les différents types de collision ? Qui sont les principales victimes d’accidents de la route en France ? Quelle est l’utilité des statistiques établies par la sécurité routière ? Voici quelques éléments de réponse liés à la sécurité des usagers sur les routes.

Tout savoir sur les accidents de la route

En France, on parle d’accidents de la route, ou d’accident sur la voie publique (AVP), dès lors qu’un accident a lieu sur le réseau routier, ou ses dépendances, entre un et plusieurs usagers et qu’il entraîne des dégâts matériels ainsi que des blessures physiques. Depuis plusieurs décennies, la mortalité routière est au cœur des préoccupations des autorités publiques. D’ailleurs, celles-ci n’ont eu de cesse d’imaginer de nouvelles mesures de prévention et de répression. Rien que pour l’année 2016, le bilan officiel de sécurité routière fait état de 3 477 décès sur les routes de France, dont plus de 51 % sont des automobilistes.

Quels sont les différents types d’accidents de la route ?

Dans ses baromètres mensuels et ses bilans annuels, l’Observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR) recense 3 types d’accidents de la route  :

  • les collisions solos, qui n’impliquent qu’un seul usager et un obstacle
  • les collisions simples, qui impliquent deux à trois usagers de la route
  • les multi collisions, qui impliquent au moins quatre usagers
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Les principales victimes d’accident de la route

Si la majeure partie des accidents de la route concernent des automobilistes, les motos (613 morts) et les piétons (559 morts) sont également très représentés parmi les principales victimes d’accidents de la route. Les poids lourds, les véhicules de transport en commun ainsi que les conducteurs de cyclomoteur sont moins souvent victimes d’accident de la route aux conséquences mortelles.

Les usagers les plus vulnérables (non carrossés) sont principalement tués après une collision avec un véhicule léger, un véhicule utilitaire, un poids lourd ou encore un véhicule de transport en commun. Les usagers de 25 à 44 ans représentent environ 29 % des personnes décédées en 2016, soit une augmentation d’environ 1 % par rapport à l’année 2015.

Les statistiques de la sécurité routière

En attendant la publication du bilan officiel de l’accidentalité routière pour l’année 2017 au printemps prochain, les estimations provisoires semblent indiquer une baisse d’environ 1,2 % du nombre de décès sur les routes. Même si cela est très encourageant, les chiffres liés à l’accidentalité sont encore très éloignés des attentes européennes en matière de sécurité routière et de protection des usagers du réseau routier. Aussi, le mardi 9 janvier dernier, le gouvernement français a annoncé son intention de mettre en place rapidement plusieurs mesures strictes concernant la sécurité routière afin de « sauver des vies ». Une fois mise en place, une période d’observation de 2 ans a été décidée avant d’établir un bilan définitif.

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Dans un accident mortel sur trois, une vitesse excessive ou inadaptée semble être la cause principale, à laquelle d’autres facteurs comme la consommation importante d’alcool, la consommation de produits stupéfiants ou encore l’absence de ceinture de sécurité. En effet, depuis quelques années la sécurité routière insiste sur le fait que les accidents de la route sont liés à plusieurs facteurs. Qu’ils soient comportementaux ou environnementaux, chacun d’entre eux semble malheureusement contribuer, à sa manière, à l’augmentation du risque de collision. Personne n’est épargné, puisqu’avec une augmentation de près de 9,1 %, les seniors de 75 ans et plus enregistrent une forte hausse dans le bilan de la mortalité routière 2016.