Contrairement à certains pays, la réglementation routière française tolère la consommation d’alcool par les usagers de la route jusqu’à un certain niveau. Aussi, l’utilisation d’un éthylomètre permet à la police et à la gendarmerie de vérifier si la limite est respectée ou non par les conducteurs. Ces instruments de mesure homologués et certifiés offrent des résultats très précis grâce à leurs capteurs électroniques. Lorsqu’un excès est constaté, il est rapporté dans un procès-verbal, afin de lancer la procédure judiciaire la plus adaptée.

Comment et pourquoi utilise-t-on un éthylomètre lors des contrôles routiers ?

Lors d’un contrôle routier, il n’est pas rare qu’un conducteur soit invité à « souffler dans le ballon ». Cette expression familière fait référence à l’utilisation de l'éthylomètre par les forces de l’ordre. Il s’agit d’un instrument de mesure du taux d’alcool qui ressemble à un boîtier électronique lambda. Cependant, il est doté d’un écran et de boutons sur sa façade afin de permettre à son utilisateur de prendre connaissance en quasi temps réels des résultats de la vérification effectués. Sur l’un de ses côtés, on retrouve l’embout jetable dans lequel les usagers seront invités à expirer jusqu’à ce qu’un bip retentisse.

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Le fonctionnement de l’éthylomètre

Comme la plupart des dispositifs électroniques, l’éthylomètre fonctionne grâce à des capteurs. Ceux-ci sont positionnés à l’intérieur du boîtier afin d’intercepter le flux d’air entrant. Ils recueillent les données concernant les molécules d’alcool dans les voies respiratoires qui permettent de calculer automatiquement le taux d’alcoolémie de celui ou celle qui a soufflé dedans. Bien que les résultats obtenus soient très précis, dans certains cas litigieux, une prise de sang peut également être demandée en complément.

Quelle est la différence entre un éthylomètre et un éthylotest ?

Contraire à l’éthylotest, qui est à usage unique, l’éthylomètre est un instrument de mesure du taux d’alcool dont l’utilisation n’est pas limitée. En France, il est utilisé par les gendarmes et les agents de police pour mesurer l’alcoolémie précise des usagers dans l’air expiré en vue de contrôler que les limites légales sont respectés. Aussi, ce dispositif électronique se doit d’être fiable, précis et performant. Néanmoins, pour être légal, il doit avoir obtenu la norme AFNOR NF X 20 701, mais également avoir fait l’objet d’une révision annuelle.

Alcool et sécurité routière

Chaque année en France, la consommation excessive d’alcool des conducteurs est mise en cause dans près d’un tiers des accidents de la route. Face à ce constat plus qu’alarmant, les opérations de sécurité routière pour sensibiliser les usagers de la route se multiplient. En parallèle, les autorités publiques durcissent leur politique en prenant de nouvelles mesures, mais également en organisant des opérations de contrôles plus régulières. En France, le fait de prendre le volant avec un taux d’alcool supérieur à la limite autorisée (c’est-à-dire 0,5 gramme/litre soit 0,25 mg par litre d’air expiré) peut dans les cas les plus graves se transformer en délit. En cas de contrôle routier, si l’alcoolémie du conducteur est comprise entre 0,5 g et 0,8 g par litre de sang, il sera sanctionné par une contravention de 4e classe. Celle-ci prend la forme d’une amende forfaitaire de 135 euros, et entraîne un retrait de 6 points ainsi que la suspension du permis. De fait, en l’absence d’un second conducteur, le véhicule est systématiquement immobilisé.

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Peu de titulaires du permis de conduire ont en conscience, mais lorsqu’un conducteur est responsable d’un accident de la route suite à sa consommation d’alcool, son assureur peut légitimement refuser de lui verser les indemnités prévues dans le contrat. En effet, il existe dans la réglementation française, une procédure pénale, qui encadre ce type de situation. Ainsi, le conducteur devra se présenter devant un juge afin de connaître les sanctions qui lui seront appliquées. Lorsque les faits sont particulièrement graves et lourds de conséquences, une peine de prison peut être mise en place.