Les différents tests dans le cadre du dépistage de drogue

Pour rendre la route plus sûre pour l’ensemble des usagers circulant sur le réseau routier français, les forces de l’ordre peuvent être amenées à réaliser différents contrôles auprès des usagers. Ces contrôles peuvent aboutir à la recherche de traces de drogues dans l’organisme de l’usager, par le biais de tests salivaires, urinaires ou sanguins.

La nécessité de la lutte contre l’usage de la drogue au volant est grandement mise en avant dans le Code de la route.

Pourquoi est-il important de lutter contre la prise de stupéfiants au volant ?

Lorsque des agents de police ou de gendarmerie contrôlent des automobilistes, ils peuvent être amenés à effectuer des dépistages de prise de stupéfiants. Ces dépistages peuvent avoir lieu dans le cadre d’accidents, d’excès de vitesse, de toute infraction au code de la route voire même sur la base d’un simple soupçon. Le dépistage de stupéfiants est cependant systématique en cas d’accident mortel.

Lorsque les forces de l’ordre effectuent un dépistage de drogues sur un usager de la route, les agents de police ou de gendarmerie recherchent généralement des traces de cannabis, de cocaïne, de crack, d’opiacés ou d’amphétamines.

Si les forces de l’ordre effectuent régulièrement des dépistages pour lutter contre l’usage des drogues au volant, c’est notamment parce que :

  • l’usage des drogues est interdit en France et entraînent généralement des sanctions
  • parce que certains de leurs effets sont incompatibles avec la maîtrise totale et complète d’un véhicule
  • parce que l’usage de drogue est impliqué dans 2,5 % des accidents mortels en France
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Quelles sont les méthodes de dépistage de stupéfiants chez les conducteurs ?

Pour dépister la prise de drogue chez un conducteur, les forces de l’ordre disposent de différents types de tests : les tests urinaires, salivaires et sanguins.

Les test urinaires

Les tests urinaires sont, comme leur nom l’indique, des tests permettant de détecter les traces de drogue dans les urines des usagers de la route. Ces dépistages peuvent être réalisés soit grâce à de simples bandelettes trempées dans un échantillon d’urine, de boîtiers contenant une bandelette ouatée, ou de dispositifs électroniques sur lesquels doivent être déposées quelques gouttes d’urine.

Les tests urinaires doivent être réalisés par un médecin et dans un lieu adapté à ce type de procédure, ce qui explique leur faible taux d’utilisation dans le cadre de contrôles routiers classiques.

Les test salivaires

Les tests salivaires sont les tests les plus fréquemment utilisés dans le cadre du dépistage de prise de drogue, car ils peuvent être réalisés directement par les forces de l’ordre dans le cadre de leurs missions. Les outils utilisés dans le cadre des tests salivaires se composent d’un boîtier accompagné d’une bandelette ouatée destinée à recevoir et retenir la salive de l’usager contrôlé. Le boîtier lit dans les 5 minutes suivantes les résultats obtenus, et les forces de l’ordre peuvent alors choisir de laisser partir le conducteur ou de retenir son permis de conduire pour une durée de 3 jours, dans un premier temps, et effectuent un second test salivaire, selon si le résultat obtenu est positif ou négatif. Un conducteur peut, s’il le souhaite, demander la réalisation d’un prélèvement sanguin pour obtenir des résultats plus fiables qu’avec un test urinaire ou salivaire.

Un conducteur contrôlé positif pourra également contester les résultats obtenus. Il doit cependant faire sa demande sous 5 jours après la réception du premier avis de résultats, et une contre-expertise doit être menée par un autre laboratoire à partir du même échantillon sanguin que celui prélevé lors du contrôle.

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Les tests sanguins

Les dépistages sanguins de drogues sont réalisés à la demande de l’usager contrôlé. Ils font suite à une prise de sang et l’analyse est effectuée, comme pour les tests urinaires, dans un laboratoire d’analyses. Ce type de dépistage permet de déceler les possibles faux positifs, ainsi que la présence de médicaments ou de stupéfiants pris dans le cadre d’un traitement médical.

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