Les brûlures suite à une chute à moto ou sur un deux-roues motorisé

Si le nombre de motards et de cyclomotoristes représente une proportion minime des usagers circulant le long des routes, les conducteurs de deux-roues motorisés sont souvent surreprésentés lorsqu’il s'agit d’analyser les chiffres liés aux dommages corporels suite à des accidents de la circulation. Cette représentation importante, tant parmi les blessés graves que les décès survenant le long des routes, est notamment due à la faible protection physique dont bénéficient ces conducteurs sur leurs deux-roues. Ceux-ci peuvent alors être sujets à de nombreux types de lésions diverses et souvent inconnues des automobilistes, comme des brûlures de la peau, par exemple.

AU SOMMAIRE :

Moto ayant chute sur l'accotement de nuit hors agglomeration

Tout savoir sur les brûlures pouvant survenir suite à un accident de moto

Aussi connues sous le nom de “dermabrasions traumatiques”, les brûlures de l’épiderme sont des blessures pouvant être plus ou moins graves, et qui sont tout particulièrement constatées chez les victimes d’accidents de la route conduisant des deux-roues motorisés.

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Comment peuvent survenir des brûlures suite à un accident de la route à moto ?

Généralement, les motocyclistes et les cyclomotoristes sont victimes de brûlures lorsqu’ils perdent le contrôle de leur véhicule. Entraînés par leur véhicule, ils se retrouveront alors à glisser sur le bitume sur une certaine longueur avant que leur mouvement finisse soit par s’arrêter naturellement, soit par être stoppé par un obstacle.

Différents facteurs, peuvent provoquer la glissade d’un deux-roues motorisé, comme :

  • la vitesse à laquelle l’usager circule
  • la présence d’eau, de neige ou de verglas sur la route
  • la présence de liquide provenant d’autres véhicules (de l’huile moteur notamment)
  • la présence de feuilles et d’autres débris végétaux
  • la présence de marquages au sol, dont certains peuvent s’avérer glissants même par temps sec
  • la présence de certains aménagements, comme les plaques d’égouts ou encore les ralentisseurs

Tous ces éléments sont autant de facteurs qui, s’ils sont croisés alors que l’usager manque de vigilance, risquent de réduire l’adhérence de son véhicule à la route. Le conducteur malchanceux glissera alors sur une portion plus ou moins importante de la voie, ce qui aura pour effet d’augmenter les risques de traumatismes physiques importants.

En effet, c’est le frottement du bitume sur la peau de l’usager qui génèrera des brûlures plus ou moins graves en fonction de la vitesse à laquelle circulait le conducteur au moment de sa chute, ainsi que de la présence d’un ou de plusieurs facteurs de perte d’adhérence évoqués plus haut.

Scooter apres une chute sur le bitume en agglomeration

Quels sont les degrés des brûlures dues à une chute à moto ?

La majorité des dermabrasions apparaissant suite à une glissade sur le bitume font partie des brûlures du deuxième degré. Il s’agit de brûlures pouvant être superficielles ou profondes, et touchant non seulement la couche supérieure de la peau, l’épiderme, mais aussi le derme. Ces brûlures se caractérisent également par l’apparition de cloques sur les zones de peau touchées suite à la chute. Si ces lésions souvent impressionnantes peuvent également être graves, la plupart finissent par cicatriser correctement, à condition qu’elles soient correctement traitées et surveillées, car leur potentiel d’infection est important.

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Quels équipements faut-il porter afin d’éviter au maximum les risques de dermabrasion ?

Lorsqu’un conducteur de deux-roues motorisé chute sur le bitume, celui-ci aura généralement comme premier réflexe de se recroqueviller afin de protéger au maximum sa tête. C’est pour cela que le dos, les bras, les mains et les jambes sont les parties du corps des usagers de la route les plus touchées par ce type de brûlures. 

Il est donc extrêmement important que les usagers veillent à bien porter non seulement un casque et des gants homologués, qui sont obligatoires lorsqu’ils circulent sur un deux-roues motorisé, mais aussi des vêtements et des bottes de protection. Enfin, si le port d’un blouson en cuir ou en kevlar suffit généralement à réduire les risques de brûlures, seuls une protection dorsale ou un airbag pour motard peuvent les protéger de lésions plus graves.

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