La chaussée à voie centrale banalisée, ou “chaucidou”

Faciliter la circulation de l’ensemble des usagers de la route peut parfois s’avérer complexe, surtout lorsque l’on pense aux catégories d’usagers les plus vulnérables. C’est notamment le cas pour les cyclistes, qui bénéficient parfois d’aménagements spécifiques de la voirie. Mais installer de tels aménagements nécessite souvent une configuration des voies permettant d’intégrer ces modifications au tracé existant, ce qui n’est pas toujours possible. Des nouvelles configurations de routes, inspirées de configurations de routes déjà mises en place dans d’autres États Européens, ont cependant vu le jour afin d’intégrer ces usagers dans le tracé existant, comme les chaussées à voie centrale banalisée.

AU SOMMAIRE :

Chaucidou avec bandes cyclables rouges

Tout savoir sur les chaussées à voie centrale banalisée

La chaussée à voie centrale banalisée, aussi nommée “chaucidou” (Chaussée pour les Circulations Douces), est un type de voie permettant de redéfinir le partage de la chaussée entre les différents usagers de la route, en privilégiant la circulation des cyclistes grâce à un marquage au sol spécifique. Il s’agit d’une adaptation françaises des Kernfahrbahn, déjà présentes aux Pays-Bas et en Suisse depuis de nombreuses années.

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Les spécificités techniques liées à la voie centrale banalisée

Comme leur nom l’indique, les chaussées à voie centrale banalisée sont des espaces de circulation ne comportant pas, comme c’est le cas pour la grande majorité des voies de circulation, deux voies distinctes séparées par une ligne axiale. Ces routes spécifiques comportent une seule et unique voie de circulation bidirectionnelle, et sont bordées de chaque côté par des accotements au revêtement bitumé et comprenant un marquage au sol adapté à la circulation des cyclistes.

Cependant, et à l’inverse des bandes cyclables auxquelles elles ressemblent, les usagers motorisés sont autorisés à empiéter sur ce marquage au sol ponctuellement, lorsque la situation le nécessite. En effet, si cette chaussée est bidirectionnelle, la voie de circulation centrale n’est, dans la grande majorité des cas, pas suffisamment large pour permettre à deux automobiles de s’y croiser.

Dans ce cas de figure, au moins l’un des deux usagers de la route devra alors impérativement se déporter en partie sur le marquage au sol présent à sa droite, afin de permettre le passage des deux véhicules. Ces éléments de la signalisation horizontale atteignant généralement une largeur d’un mètre cinquante, ils offrent suffisamment de marge de manœuvre de chaque côté de la voie pour permettre à des véhicules motorisés de se croiser sans crainte.

Chaucidou dans un parc avec bandes cyclables bleues

Les zones d’implantation des chaussées à voie centrale banalisée

Si ces chaussées à voie centrale banalisée sont encore peu présentes sur le territoire national, elles ne sont néanmoins pas cantonnées spécifiquement à certains types de voies. Ainsi, des usagers de la route pourraient tout autant être amenés à circuler sur une chaucidou :

  • en milieu urbain, comme le démontre les tests réalisés par le CEREMA à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, le long d’un boulevard urbain à fort trafic quotidien
  • en milieu rural, que ce soit à proximité de zones d’activités (tests réalisés en Isère à proximité d’un échangeur) et le long d’une route interurbaine à faible trafic routier (Hérault)

La disposition de ce type de voie la rend spécialement adaptée aux routes étroites, et dont la configuration originale ne permet pas l’implantation de bandes cyclables ou de pistes cyclables.

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Les avantages et les inconvénients associés à la voie centrale banalisée

Parmi les principaux avantages liés à ces voies de circulation relevés par le CEREMA, il est notamment possible de noter l’amélioration de la sensation de sécurité perçue par les cyclistes, qui sont les principaux bénéficiaires de ce marquage au sol.

Les études menées par le CEREMA ont également démontré que certains usagers de la route pourraient avoir tendance à circuler en permanence sur le marquage au sol cyclable situé à leur droite, et ceci même si les conditions de visibilité sont optimales et qu’aucun autre véhicule motorisé ne se présente face à eux. Cette façon de circuler va donc à l’encontre de l’usage qui doit être fait de cette voie, et peut potentiellement représenter un danger pour les cyclistes qui seraient amenés à y circuler.

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