Interieur du couvercle de reservoir d'une voiture diesel

Certains diesel récents sont-ils moins polluants que des voitures à essence ?

L’IFPEN (ou Institut Français du Pétrole et des Energies Nouvelles) a publié récemment une étude dont les résultats indiquent que les rejets de particules fines et de monoxyde de carbone émis par certains véhicules diesel récents sont moins élevés que ceux rejetés par des véhicules essence équivalents.

Certains résultats nettement avantageux pour les véhicules diesel

D’après l’étude réalisée par l’IFPEN à la demande du Ministère de la Transition Écologique, les véhicules diesel ayant obtenu l’homologation de la nouvelle norme Euro 6d-TEMP respectent mieux, pour certains d’entre eux, les seuils de pollution imposés que des véhicules essence ayant vu leur commercialisation débuter à la même période.

Dans des conditions d’usages réels, il semblerait que les véhicules diesel rejettent jusqu’à 2,6 fois moins de particules fines que les voitures à essence. De plus, les véhicules diesel testés rejettent nettement moins de monoxyde de carbone que les voitures à essence : alors que les véhicules essence rejettent 434mg de monoxyde de carbone par kilomètre parcouru, les véhicules diesel n’en rejettent que 83mg.

De même, la consommation de carburant est 28% supérieure relevée chez les véhicules essence se traduit par des émissions de CO2 11% plus importantes.

Les véhicules diesel testés rejettent cependant 2,8 fois plus d’oxyde d’azote (NOx) que les véhicules essence testés. Cet échec est notamment visible chez deux véhicules diesel qui, n’étant pas équipés de filtres récents et n’embarquant pas la technologie AdBlue, ont vu leurs chiffres dépasser les limitations réglementaires en vigueur.

Des pistes pour rendre la conduite de véhicules hybrides plus écoresponsable

La publication de cette étude a permis de mettre en avant certains aspects de la conduite des véhicules hybrides permettant d’avoir un impact positif sur les rejets de particules polluantes. Ainsi, l’IFPEN indique que, pour qu’une voiture hybride rechargeable soit véritablement éco-responsable, il faut que l’usager adopte les bons réflexes. En réalisant des trajets inférieurs à ce que permet l’autonomie électrique et en rechargeant fréquemment leur véhicule à une borne, les conducteurs de voitures hybrides s’assurent que les taux de rejets de CO2 de leur véhicule seront proches de zéro. Mais en n’adoptant pas de telles habitudes de conduite, le taux de rejet des véhicules hybrides étudiés, qu’ils soient à essence ou diesel, se rapproche de celui de leurs contreparties fonctionnant uniquement aux énergies fossiles (sans jamais les dépasser).