Véhicule électrique en train de charger

La transition électrique bouleverse le secteur de l’automobile

D’ici 2030, le marché automobile sera 100% électrique. Ce sont les prédictions qui ressortent de l’actualité concernant les constructeurs de voitures : ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l’électrique afin de répondre aux enjeux environnementaux et aux nouvelles normes d’émission de CO2 imposées par le gouvernement.

Des constructeurs automobiles qui s’adaptent

Les enjeux climatiques auxquels nous devons faire face ne nous laissent plus beaucoup de choix : nous devons impérativement réduire nos émissions de CO2. Pour cela, il faut dire adieu aux moteurs thermiques des automobiles et passer aux moteurs électriques : ce que sont en train de faire une multitude de constructeurs comme General Motors, leader de vente de voitures en Amérique. Leur défi : ne vendre que des voitures électriques d’ici quinze ans en arrêtant progressivement la construction et la vente de voitures à moteurs thermiques. Idem pour les géants Ford et Jaguar Land Rover qui souhaitent migrer vers une flotte 100% électrique dans les 10 prochaines années. L’année dernière en 2020, le groupe Peugeot Citroën annonçait une transition vers l’électrique, le digital et l’automatisation de ses salariés, de ses produits, de ses méthodes de travail. En parallèle, il faut espérer que la France puisse garder sur son territoire les étapes de fabrication et d’assemblage de ces nouveaux véhicules du futur.

Une mutation coûteuse mais essentielle

Ces changements profonds du secteur automobile impliquent une adaptation rapide et efficace des constructeurs, mais également de gros investissements sans vision sur le long-terme. 

Le coût des plateformes de fabrication des véhicules s’élève à plusieurs centaines de millions d’euros. De plus, les employés travaillant depuis plusieurs années sur les moteurs thermiques ne sont pas forcément sensibilisés et prêts à répondre aux problématiques des véhicules électriques. Des formations et des remises à niveau seront donc indispensables afin de préparer les professionnels du secteur à la transition de l’automobile vers l’électrique.

Afin d’assumer les coûts impliqués par le bouleversement du secteur, certains groupes automobiles ont décidé de fusionner, comme le groupe Stellantis (ex PSA) et Fiat Chrysler ou encore Renault et Nissan. Ce genre de collaboration permet de partager les coûts et d’amortir les investissements grâce aux ventes. Cette transition vers le tout électrique n’est pas une option : nous sommes tenus de réduire nos émissions de CO2 d’ici 2030. Les constructeurs automobiles sont bien évidemment les premiers concernés par cette urgence et feront l’objet de pénalités financières s' ils ne respectent pas les taux autorisés.