Les routes secondaires : définition, vitesse et risques routiers

Le réseau routier français n’est pas uniforme. Il est composé de différents types de voies de circulation, suivant des caractéristiques spécifiques et qui permettent d’y définir différentes règles de circulation. Toutes ces routes peuvent être divisées en deux catégories : les routes principales et les routes secondaires. Et si tous les conducteurs peuvent facilement se douter des types de voies associées aux routes principales, il leur est souvent plus difficile de savoir quelles routes se cachent derrière les routes secondaires. Pourtant, il s’agit généralement de voies de circulation non structurantes et aménagées dans un environnement rural.

AU SOMMAIRE :

Automobile circulant rapidement sur une route de campagne

Les routes secondaires : définition

Les termes “routes secondaires” concernent généralement l’ensemble des voies de circulation aménagées dans un environnement rural, et dont la vocation première est de permettre une circulation fluide des usagers vivant près de ces voies spécifiques, et devant circuler sur de faibles distances. Ces voies s’éloignent alors des routes principales, qui ont un rayonnement au niveau national ou niveau local, sur une étendue dépassant une simple zone locale grâce à la structuration du réseau routier local que ces routes principales apportent. Si toutes les routes principales bénéficient d’une dénomination en fonction du type de voie (A86, N80, …), ce n’est pas le cas de toutes les routes secondaires, dont certaines ne sont pas identifiées. 

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Quels types de routes appartiennent au réseau routier secondaire ?

Si aucune définition officielle ne permet de préciser clairement quels types de routes appartiennent au réseau routier secondaire, ces voies peuvent correspondre à diverses configurations de routes. Il peut par exemple s’agir :

  • une route se situant en périphérie d’une agglomération de grande taille, permettant à des milliers d’usagers de circuler chaque jour entre des pôles résidentiels et des zones d’activités pouvant être situées en dehors du réseau structurant local
  • des voies de desserte locale ou à vocation agricole
  • des voies desservant des espaces considérés comme étant des attractions touristiques  

Les routes associées à ces types de voies sont souvent des “2 fois 2 voies”, mais d’autres configurations moins courantes peuvent également faire partie du réseau routier secondaire. C’est notamment le cas des routes à “2 fois 1 voies”, dont la largeur ne peut pas permettre à deux véhicules de se croiser normalement. Ceux-ci devront alors ralentir, puis s’écarter jusqu’à chevaucher l’accotement situé sur leur droite.

Route de campagne et verdure

Quelles sont les limitations de vitesse applicables le long de ces voies secondaires ?

Dans la majorité des cas, les routes départementales considérées comme étant des routes secondaires sont des routes ne comportant pas plus de deux voies de circulation. Ces routes ne bénéficiant pas de séparateurs de voies dans la grande majorité des cas, la limitation de vitesse est de 80 km/h. Avec l’entrée en vigueur de la loi mobilités, les présidents des différents départements peuvent choisir de maintenir les limitations de vitesse le long des routes départementales à 80 km/h, ou de les repasser à 90 km/h, en étudiant au préalable les dangers liés à ce changement de limitation. La circulation n’étant pas toujours facilitée par la configuration des routes secondaires, bon nombre d’entre elles comprennent déjà des sections à 70 km/h, voire moins.

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Routes secondaires et accidents de la route 

Si les routes secondaires font régulièrement parler d’elles, c’est notamment parce que les conditions de circulation que les usagers peuvent expérimenter durant leur trajet rendent ces différentes voies particulièrement dangereuses. En effet, près de 50% des accidents mortels survenant en France semblent avoir lieu sur seulement 15% du réseau routier, composé de routes secondaires.

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