Conductrice tendant sa carte de credit a un pompiste

Des frontaliers Suisses viennent faire leur plein d’essence en France

Les Français ne sont pas les seuls à profiter de la remise de 18 centimes par litre de carburant. En effet, de nombreux Suisses n’hésitent pas à traverser la frontière afin de faire leur plein de carburant moins cher en France.

Les frontaliers Suisses affluent aux pompes à essence de France

En Haute-Savoie comme dans d’autres départements frontaliers de la Suisse, le nombre de voitures immatriculées en Suisse venant prendre leur carburant en France a explosé depuis la mise en place de la remise à la pompe. En effet, certains automobilistes Suisses peuvent gagner 30 à 40 centimes par litre, ce qui leur permet de réaliser des économies pouvant dépasser les 15 euros pour chaque plein réalisé par rapport à ce qu’ils auraient dû payer s’ils avaient fait leur plein en Suisse.

La présence de ces frontaliers n’est pas du goût des locaux

Si les automobilistes Suisses qui viennent faire leur plein en France assument leur choix, cette situation déplaît fortement aux habitants des départements en question, qui sont nombreux à s’étonner que des Suisses n’hésitent pas à traverser la frontière afin de profiter de la remise de 18 centimes d’euros par litre de carburant.

Si cette situation peut interpeller les automobilistes, il convient cependant de rappeler qu’une part importante du prix des carburants comprend les différentes taxes. Le fait que des conducteurs Suisses se rendent en France pour faire le plein d’essence représente donc des rentrées d’argent pour l’État français, quoi qu’il arrive.

Un seul pays en Europe applique la préférence nationale

Si de nombreux pays européens ont mis en place des remises à la pompe afin d’aider les usagers de la route locaux sans qu’une différenciation ne soit faite avec les véhicules extra-nationaux, un pays a choisi de mettre en place la préférence nationale : la Hongrie.

Ainsi, si le tarif des carburants en Hongrie est bloqué à 1,20 euro pour les Hongrois, les automobilistes venant d’un autre pays devront payer leur essence ou leur diesel au prix du marché, nettement plus élevé.