La courbe de l’oubli d’Ebbinghaus : ou comment mieux retenir les apprentissages

Suivre un apprentissage n’est jamais simple, surtout lorsque la matière est aussi nouvelle et complexe pour les candidats que peuvent l’être la formation au Code de la route et à la conduite. D’autant que, s’il est important de travailler dur pour se former avant de passer ces examens, compter sur sa mémoire seule ne suffit pas. En effet, pour mieux retenir leurs leçons, les candidats doivent suivre les préconisations d’Ebbinghaus, qui a découvert suite à une expérience à quelle vitesse certaines informations étaient oubliées par le cerveau suite à un apprentissage. Il a ainsi obtenu une courbe, qui permet de savoir quand travailler ses leçons pour que les notions soient apprises de manière plus durable, et qui est tout particulièrement adaptée à l’apprentissage du code de la route et de la conduite.

Formation a l'examen du code de la route sur ordinateur

Définition de la courbe d’Ebbinghaus

Cette courbe est une extrapolation proposée en 1885 par le philosophe allemand Hermann Ebbinghaus. Il a réalisé une expérience sur lui-même en mémorisant des syllabes n’ayant aucun sens, à plusieurs reprises et après différentes périodes de temps. Après quoi, il a enregistré les résultats avant de les retranscrire dans un graphique, ce qui a donné “La courbe de l’oubli”. Le résultat de cette expérience montre que sans répétition, nous oublions entre 50 et 80% les informations au bout d’une journée et 90% en 1 mois. Grâce à cette courbe, Ebbinghaus a découvert que le surapprentissage, communément appelé “le bourrage de crâne”, ancre moins bien les informations dans le cerveau, et que les apprentissages intensifs sont rapidement oubliés.

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La mémoire : un muscle comme un autre

Pour faire simple, la mémoire est un muscle. Lorsqu’on ne la fait pas travailler, elle s’affaiblit. De ce fait, en ne retravaillant pas les apprentissages déjà vus, la mémoire les oublie. La force de la mémoire est plus importante et dure plus longtemps si elle est entraînée régulièrement. Ainsi, plus la mémoire est forte et plus elle retiendra l’apprentissage.

Les facteurs qui jouent sur la mémoire

Ebbinghaus pensait que la vitesse de l’oubli est variable selon plusieurs facteurs, comme :

  • le support d’apprentissage
  • les facteurs physiologiques (fatigue, stress, etc).

Il est également parti du postulat que nous sommes tous différents et n’avons pas les mêmes capacités de mémorisation (capacités mnémoniques). Il est donc nécessaire, selon lui, que les individus puissent tous avoir les mêmes capacités de mémorisation. Pour cela, il a proposé différentes techniques de mémorisation à utiliser, et a poussé les apprenants à espacer leurs révisions dans le temps. Ce qui veut dire revenir sur les apprentissages sur une certaine durée.

Ancrer les apprentissages sur plusieurs laps de temps

En résumé, les recommandations d’Ebbinghaus pour une mémorisation presque parfaite s’articulent autour du fait de revoir les apprentissages à quelques jours d’écart, et de les revoir encore par la suite, mais avec toujours plus d'espace entre les révisions.

Des études scientifiques ont montré par la suite qu’un apprentissage de départ de bonne qualité permet de ralentir le processus de l’oubli. Attention cependant, car d’autres facteurs peuvent jouer sur la mémoire et l’aider à perdurer comme, un son, une odeur, une surprise, un événement, etc. On parle alors de “souvenir flash”. De plus, une personne bénéficiant de facilités de mémorisation doit, pour ancrer son apprentissage, faire des répétitions à des intervalles différents d’une personne ayant des capacités moins importantes.

L’apprentissage de la conduite selon la courbe d’Ebbinghaus

Donc selon Ebbinghaus, il est recommandé d’apprendre les notions et de les revoir plus tard pour que les apprentissages soient mieux ancrés. Ce plus tard peut se compter en heures, jours, mois, voire années.

Un automobiliste apprend pendant sa formation à la conduite, mais aussi tout au long de sa vie de conducteur. En effet, les situations rencontrées et les kilomètres parcourus sont autant de répétitions qui permettent d’ancrer les apprentissages de la conduite. Rien n’empêche les conducteurs confirmés de retravailler la conduite sécuritaire en prenant une ou plusieurs heures de conduite avec un enseignant de la conduite. Cela permet de corriger les mauvaises habitudes, d’être sensibilisé une nouvelle fois aux risques liés à la conduite, voire d’apprendre de nouvelles techniques de conduite (conduite économique, freinage d’urgence, etc).

Main tenant differents panneaux du code de la route

Le Code de la route

Pour rappel, le Code de la route énonce les règles de circulation qui permettent à toutes les catégories d’usagers de circuler en sécurité sur un même espace, le but étant évidemment de réduire au maximum le risque d’accident entre ces usagers. Il est donc important que les conducteurs novices et expérimentés retiennent ces règles dans le temps. Beaucoup de candidats pensent qu’il est nécessaire de bachoter, ou que réaliser un nombre incalculable de séries de tests suffit pour être prêt à passer l’examen du Code de la route. Or le but final n’est pas de réussir l’examen, mais bien de pouvoir conduire en toute sécurité lors de chaque trajet.

Compte tenu de tout cela, Ornikar recommande vivement aux apprenants suivant une formation au Code de la route d’apprendre leurs cours un par un, puis de revenir sur ces apprentissages à des intervalles de plus en plus espacés.

Les candidats peuvent, par exemple :

  1. consulter un cours en prenant des notes
  2. revoir leurs notes le soir même
  3. relire ces notes un jour plus tard, puis 2 jours, puis 3 jours, etc.
  4. réaliser des tests thématiques après un certain temps, 1 semaine par exemple, pour vérifier si les notions du cours sont retenues et maîtrisées

De cette façon, les différentes notions abordées dans les cours resteront ancrées dans la mémoire et perdureront si la pratique de la conduite suit la même logique. Pour que l’apprentissage soit de qualité dès le début, les candidats doivent bien prendre le temps de comprendre chacune des notions. En les comprenant, ils les retiendront aussi plus facilement !

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L’apprentissage de la conduite

Que l’apprentissage soit théorique ou pratique, cela reste un apprentissage. Les candidats doivent donc mémoriser les notions de façon à ce qu’elles restent ancrées et deviennent des compétences réelles. L’apprentissage de la conduite a pour objectif de donner de vraies compétences pratiques aux futurs conducteurs. Comme pour la théorie, il est vivement recommandé aux candidats de revoir plusieurs fois leurs cours passés.

Evidemment, ils ne vont pas suivre 3 voire 4 fois la même leçon de conduite. Il existe plusieurs techniques possibles, comme par exemple :

  • suivre la leçon
  • s’autoévaluer à la fin de l’heure avec l’aide de l’enseignant
  • utiliser le livret d’apprentissage le soir même pour relever, noter tout ce qui paraît nécessaire
  • repenser le lendemain aux notions traitées en ayant un autre regard (passager, piéton, etc)
  • suivre une nouvelle leçon de conduite quelques jours plus tard pour pratiquer à nouveau

Candidate ayant commis une faute a l'examen du permis de conduire

Les recommandations d’Ornikar selon la courbe d’Ebbinghaus

Toutes ces informations mettent en avant le fait que les candidats doivent conduire à intervalles réguliers. Cependant, compte tenu des délais administratifs, il peut paraître compliqué de conduire régulièrement avant l’obtention du code et de la convocation au permis de conduire, mais chaque dossier est différent. Ornikar recommande le plus possible aux candidats de :

  • conduire 1 heure par semaine en parallèle de la formation code
  • dès l’obtention de l’examen du Code de la route, de conduire au moins 2 heures par semaine

Et évidemment, n’hésitez pas à en parler à votre enseignant pour que votre rythme de formation corresponde à vos capacités et vos objectifs. En effet, la régularité dans le travail fourni permet de progresser plus facilement, et donc plus rapidement. Mais apprendre à conduire ne consiste pas uniquement à tenir un volant. Il faut analyser les risques liés à la conduite, comprendre pourquoi les règles sont mises en place, etc. Ce qui nécessite, en plus de la pratique, une véritable réflexion de la part du candidat. Tout ceci est possible grâce au livret d’apprentissage, à l’autoévaluation en fin de leçon, à l’enseignant de la conduite et à TOUT ce qu'il se passe autour de l’apprenant lorsqu’il circule le long de l’espace routier, qu’il soit piéton, motard, etc...

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