La ligne de dissuasion : règles et sanctions

Il existe deux types de signalisation routière définies par le Code de la route. La première forme de signalisation, la signalisation verticale, est constituée des différents types de panneaux et de bornes de signalisation. La seconde forme de signalisation, qui est horizontale, comprend tous les marquages au sol qui permettent d’identifier des zones réservées et des consignes de circulation. La ligne de dissuasion est l'une de ces formes de signalisation horizontale, incitant les usagers de la route à ne pas réaliser de manoeuvres de dépassement dans des virages.

Reconnaître une ligne de dissuasion

Les éléments de la signalisation horizontale

Parmi les différents éléments appartenant à la signalisation horizontale pouvant se rencontrer sur les routes, il est notamment possible d'identifier les flèches directionnelles, les lignes, les formes et les inscriptions. En France, ces éléments de signalisation sont peintes en blanc sur le sol. Les lignes jaunes ou bleues le long des trottoirs indiquent, quant à elles, des conditions de stationnement spécifiques. Parmi les forme, il est possible de lister la présence de formes géométriques, comme des triangles et des damier, ou bien des pictogrammes, comme les représentations de pistes cyclables. Dans d’autres pays en Europe, comme aux Pays-Bas, il n’est pas rare de voir la limite de vitesse autorisée peinte sur le sol, tandis que le système français privilégie les panneaux.

Il existe également une nette différence entre la signalisation permanente et la signalisation temporaire, qui se distingue de la signalisation permanente pas sa peinture jaune caractéristique. C’est une indication le plus souvent annonciatrice de travaux, et donc de changements dans les règles de circulation, ce qui explique pourquoi il n'est pas rare de trouver des lignes de dissuasion jaunes.

Qu'est-ce qu'une ligne de dissuasion ?

Parmi les marquages au sol se retrouvant le long du réseau routier français, il est aisé de séparer les lignes continues et les lignes discontinues. Attention, il n’est pas question ici des lignes de STOP, de "cédez-le-passage", ou celles des feux aux intersections. De manière générale, il faut retenir que la ligne continue ne doit pas être franchie, tandis qu'il est possible de traverser la ligne discontinue.
Comme son nom l’indique, la ligne de dissuasion est faite pour dissuader le conducteur de la franchir, même si cela est autorisé.

Cette ligne est représentée sur le sol aux dimensions suivantes : 1,33 m vide, puis 3 m plein, et est faite sur le même modèle que la ligne d’annonce. Il est possible de franchir une ligne de dissuasion pour doubler un véhicule lent, par exemple, sur une route de campagne où le conducteur pourrait croiser un tracteur. Le dépassement d’un véhicule roulant lentement est possible uniquement si la voie en face est libre, en signalant toujours l’intention de dépassement grâce au clignotant.

Sanction en cas de franchissement d'une de dissuasion

La ligne de dissuasion peut être franchie dans le cas spécifique où le conducteur devrait doubler un véhicule lent. En dehors de ces cas très spécifiques, les usagers surpris à doubler d'autre conducteurs n'appartenant pas à la catégorie des véhicules lents se verront sanctionnés dans le cadre d'un dépassement dangereux, défini dans l'article R414-4 du Code de la route. Cette sanction peut entraîner le retrait de 3 points sur le permis de conduire, de 90 € d’amende, ainsi que d'une suspension du permis de conduire pouvant monter jusqu'à 3 ans.

Il est fortement déconseillé à tous les usagers de la route, quel que soit leur statut, de réaliser un dépassement au niveau d'une ligne de dissuasion si l'état de la circulation ne s'y prête pas. En effet, le conducteur s'exposerait alors à un choc frontal, qui pourrait s'avérer mortel.

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