Le Klaxon ou l’avertisseur sonore

L’avertisseur sonore, communément appelé “Klaxon”, est un dispositif électronique qui équipe en série tous les véhicules motorisés. Son utilisation, très réglementée en France par le Code de la route, est uniquement réservée à la signalisation de sa présence en l’absence de visibilité ou un danger immédiat aux autres usagers, notamment en agglomération.

AU SOMMAIRE :

Tout savoir sur les avertisseurs sonores

Peu de conducteurs le savent, mais le terme de «  Klaxon  » est un abus de langage comme « Frigo » ou « Jacuzzi », car il s’agit en réalité du nom de l’entreprise qui a inventé le dispositif connu sous le nom d’avertisseur sonore. Cet équipement a été créé en 1908, et la paternité revient à son premier fabricant  : M. Lovell. Il a choisi ce terme en référence au mot grec « klazō » dont la traduction littérale est « hurler ».

La marque a même été déposée, c’est pour cela que le mot Klaxon prend une majuscule, sauf lorsqu’il est utilisé dans une expression telle « donner un coup de klaxon ».

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Ce que dit le Code de la route

Ce sont les articles R416-1, R416-2 et R416-3 du Code la route qui détaillent les modalités d’utilisation de l’avertisseur sonore.

Pour résumer, on y apprend qu’en agglomération, l’utilisation de l’avertisseur sonore est prohibée sauf en présence d’un danger immédiat. Cette mesure a pour but de limiter la pollution sonore afin de ne pas troubler la quiétude des riverains. De ce fait, klaxonner pour demander aux cyclistes, aux deux-roues ainsi qu’aux autres automobilistes de céder le passage ou d’avancer plus rapidement est formellement interdit.

Sur les routes de campagne, les voies express et l’autoroute, le Klaxon doit servir au conducteur à avertir les autres usagers de sa présence ou d’une situation particulièrement risquée. Par exemple, lorsque l’aménagement de l'espace routier ne permet pas d’avoir une visibilité suffisante dans un virage, aux abords d’un pont ou à proximité d’un tunnel, le fait de klaxonner est toléré. Cependant, dès lors qu’il fait nuit, il est conseillé d’utiliser les dispositifs lumineux plutôt que l’avertisseur sonore sauf si cela relève d’une nécessité absolue.

Les différents avertisseurs sonores

Le gong du tramway, la sonnette d’un vélo et les sirènes des véhicules prioritaires sont également des avertisseurs sonores. Ces derniers, contrairement au Klaxon, ne sont utilisés que pour avertir de la présence d’une catégorie de véhicule afin d’éviter de provoquer des accidents de la route.

Sanctions

Les forces de police ou de gendarmerie sanctionnent systématiquement l’usage intempestif de l’avertisseur sonore. Si la sanction de cette infraction n’entraîne pas de retrait de point sur le permis du contrevenant, elle implique cependant la mise en place d’une contravention de 2ème classe. Cela équivaut au paiement d’une amende forfaitaire d’un montant de 35 euros (22 euros si l’amende est minorée et 75 euros si elle est majorée).

De plus, le fait de disposer d’un avertisseur sonore non homologué est également une infraction. Dans ce cas, c’est une contravention de 3e classe qui sera dressée en accord avec l’article R313-33 du Code de la route. Le montant de l’amende forfaitaire sera alors de 68 euros.

Pour finir, la présence d’une sonnette sur un vélo est obligatoire et elle doit pouvoir être entendue à au moins 50 m. Sans cela, c’est une contravention de 1re classe qui est encourue par le cycliste, et le montant de l’amende est de 11 euros.

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Quotidiennement, les conducteurs de véhicules motorisés utilisent leur avertisseur sonore pour signaler leur mécontentement à l’égard d’autres usagers. Cette pratique, en plus d’être strictement interdite, constitue un comportement indésirable très éloigné de celui qu’un conducteur doit adopter notamment au regard du Code de la rue. Aussi, plutôt que de distiller sa mauvaise humeur, il est essentiel de faire preuve de patience tout au long d’un trajet.

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