Automobiliste manquant de heurter une poussette

Neuf nouvelles recommandations adoptées par le CNSR

Le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) a adopté le lundi 28 novembre au soir neuf nouvelles recommandations afin de lutter contre l’insécurité routière.

Première recommandation sur les médicaments et la conduite

Le CNSR propose de mieux former les praticiens aux conséquences liées à la prise de certains médicaments lors de la conduite et à mettre en place une meilleure communication, tout en demandant que certaines molécules parmi les plus dangereuses ne soient plus prescrites qu’en cas de nécessité.

Seconde recommandation sur la reconnaissance des blessés

Le CNSR estime que toutes les conséquences des accidents de la route doivent être connues du grand public, ce qui n’est pas toujours le cas pour les usagers blessés suite à un accident de la route

L’institution souhaite donc une présence plus importante des blessés dans la prise en compte de leurs souffrances au niveau individuel comme au niveau sociétal, d’axer une part de la communication de la Sécurité Routière plus importante sur les blessés et de leur permettre de témoigner plus facilement auprès du grand public à des fins de sensibilisation.

Troisième recommandation sur la mobilisation des branches professionnelles sur les risques routiers

Si les risques routiers sont les premiers risques d’accidents du travail, le CNSR indique que les entreprises n’informent pas assez leurs salariés sur les risques routiers professionnels.

Le CNSR souhaite donc que des analyses poussées soient menées afin que des actions véritablement impactantes soient enfin développées pour les différents métiers de chacune des branches.

Quatrième recommandation sur les infrastructures et les usagers vulnérables

La quatrième recommandation du CNSR porte sur les risques plus importants qu’encourent les usagers de la route vulnérables face à la dégradation des aménagements routiers à cause de défauts de conception ou d’entretien. Le CNSR souhaite que les collectivités comme les prestataires de services montent en compétences sur la question des aménagements liés aux usagers vulnérables.

Cinquième recommandation sur la conduite sous influence

Le CNSR indique que la conduite sous influence reste un facteur de risque majeur pour les usagers de la route, et qu’il faut développer des méthodes de recherche et de détection de la conduite sous influence qui doivent être toujours plus rapides et efficaces.

Sixième recommandation sur les blessures psychologiques

Pour sa sixième recommandation, le CNSR souhaite que les blessures psychologiques soient mises plus en avant dans les actions de communication et qu’un meilleur accompagnement des victimes soit mis en place.

Septième recommandation sur la nécessité de développer des infrastructures urbaines permettant la mobilité de tous

Dans sa septième recommandation, le CNSR souhaite promouvoir des chartes d’aménagement de l’espace routier dont la finalité sera de permettre une meilleure cohabitation des différentes catégories d’usagers de la route, en apportant une attention toute particulière à la cohérence multimodale de l’espace public.

Huitième recommandation sur les aides à la conduite

La huitième recommandation du CNSR traite des différentes aides à la conduite installées sur les véhicules, dont le fonctionnement différent en fonction des marques peut induire les automobilistes en erreur ou bien encore impacter leur vigilance au volant.

Le CNSR souhaite donc qu’une meilleure communication soit mise en place autour des différentes aides à la conduite, afin que celles-ci soient correctement utilisées par tous les usagers de la route qui en bénéficient.

Neuvième recommandation sur l’usage du téléphone au volant

Enfin, dans sa dernière recommandation, le CNSR rappelle la dangerosité de l’usage du téléphone au volant et le fait qu’il est impliqué dans 10% des accidents corporels. Le CNSR estime qu’une information plus claire doit être délivrée pour réduire l’usage du téléphone au volant, et que des sanctions doivent être mises en place pour lutter contre les usagers de la route qui ont le plus de difficultés à ne pas toucher à leur téléphone lorsqu’ils roulent.