Le champ de vision central : une vision claire et précise

Le champ de vision central est une composante essentielle du champ visuel. Permettant de voir précisément la présence d’objets ou de situations de conduite à risques chez les usagers de la route, il peut varier fortement en fonction de différents facteurs, comme la vitesse à laquelle un usager circule, ou l’état du conducteur. Tous les automobilistes doivent donc impérativement connaître le fonctionnement du champ de vision central, ce qui leur permettra de rester concentrés et alertes lors de chacun de leurs trajets.

Conducteur senior portant des lunettes de vue

Le champ de vision central : composante du champ visuel

Le champ visuel est la capacité que tous les conducteurs de véhicules motorisés possèdent, et qui leur permet de voir et de percevoir ce qui se passe autour d’eux, à l'intérieur d’un angle situé à 180° devant eux. Le champ visuel comprend deux types de champs de vision :

  • le champ de vision central
  • le champ de vision périphérique

S’ils veulent conduire en toute sécurité, les usagers de la route doivent impérativement comprendre ce qu’est le champ de vision central, et doivent aussi être capables d’appréhender son importance dans le cadre d’une conduite sûre et responsable.

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Définition du champ de vision central

Comme son nom l’indique, le champ de vision central est l’angle de vision situé au centre du champ visuel, et que les individus peuvent voir le plus clairement. En effet, en fixant simplement un point situé devant eux, tous les conducteurs pourront s’apercevoir qu’ils voient clairement la zone située droit devant, alors qu’ils perçoivent beaucoup moins bien ce qui pourrait arriver sur leurs côtés. Le champ de vision binoculaire des usagers de la route à l’arrêt est d’environ 60°.

La vision centrale des usagers de la route est évaluée chez un ophtalmologiste, qui utilisera le plus souvent l’échelle de Monoyer pour évaluer l’acuité visuelle de chacun des yeux du conducteur. Dans le cadre de ce test, les usagers doivent lire des lignes de lettres plus ou moins grosses. Le résultat du test s’exprime en 10ème. Pour être considérés comme aptes à la conduite, les automobilistes doivent posséder une acuité visuelle atteignant les 5/10 au minimum. Donc, si un œil a une acuité visuelle de moins de 1/10, le second doit avoir au moins 5/10.

Examen ophtalmologique

Importance du champ de vision central en conduite

Pour conduire dans les meilleures conditions possibles, les usagers de la route doivent être capables de voir le plus tôt possible un maximum d’indices de conduite, afin de réduire le risque d’accident de la route. Ils doivent donc voir loin devant eux, mais aussi dans un angle de vision suffisamment large. C’est pour cette raison que le Code de la route est très clair en ce qui concerne les capacités visuelles des conducteurs. En effet, les usagers ont l’interdiction de prendre la route “si le champ visuel horizontal est inférieur à 120°, à 50° vers la gauche et la droite et à 20° vers le haut et le bas. Aucun défaut ne doit être présent dans un rayon de 20° par rapport à l'axe central.”

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Variations du champ de vision central

La vision centrale des usagers de la route peut changer en fonction de plusieurs critères. Il est donc important de les prendre en compte pour comprendre les risques liés à ces changements, et pour adapter son comportement de conduite en conséquence.

Variations liées à la vitesse

La vitesse est l’un des différents facteurs qui changent le champ de vision central des usagers. La vitesse ne change pas la qualité qualité du champ de vision central, mais son angle. En effet, plus un conducteur circule vite et plus l’angle du champ de vision sera réduit. Cela signifie l’usager verra moins d’éléments nets en circulant à 90 km/h que s’il circule à 50 km/h.

Grâce à ces explications, il est plus facile de comprendre l’importance des limitations de vitesse. Par exemple, un usager circulant à 50 km/h en agglomération pourra côtoyer différentes catégories d’usagers, traversera plusieurs zones de dangers (comme des intersections), et devra donc voir le plus loin et le plus largement possible. En adoptant une vitesse réduite, les usagers de la route se donnent ainsi les moyens de voir le plus clairement possible afin de recueillir un maximum d’informations de conduite, et ceci suffisamment tôt pour réduire le risque d’accident.

À l’inverse, les automobilistes circulant à 130 km/h sur autoroute (ou 110 km/h pendant leur période probatoire) verront leur champ de vision central se réduire. En effet, le cerveau se concentre sur ce qui se trouve juste devant lui. Il est donc important de respecter les différentes limitations de vitesse, pour bénéficier d’un champ de vision qui suffisamment large pour anticiper au maximum les dangers sur la route.

Schéma représentant la modification du champ de vision en fonction de la vitesse.

© Antoine Levesque

Les variations liées à l’état de conducteur

Lorsqu’un usager conduit sous l’emprise de produits stupéfiants ou de l’alcool, il voit son champ de vision être diminué. En effet, le fonctionnement du cerveau est altéré par ces différents produits, et il ne peut alors plus faire correctement “le point” sur la vision nette. On parle d’un effet “couloir”. Quelle que soit la vitesse de l’usager, et même s’il est à l’arrêt, le cerveau de l’usager va automatiquement se focaliser sur ce qui se trouve devant lui, sans prendre en compte ce qu’il y a au-delà de cette zone. Ces conducteurs ne peuvent donc pas voir les risques arriver sur les côtés, ce qui s’ajoute à l’ensemble des raisons de ne pas conduire en étant alcoolisé ou sous l’emprise des drogues.

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