La vue est l’un des sens les plus utilisés au quotidien, et cela est d’autant plus vrai lorsqu’un conducteur prend place au volant d’un véhicule. Au-delà du mouvement des jambes et des pieds sur les pédales, de celui des mains sur le volant, qui permettront de conduire, celui des yeux permettra de contrôler les différents éléments de la circulation et ceci que ce soit si l'usager doit porter des lunettes, s'il conduit de nuit ou encore en fonction de sa vitesse. Bien connaître les règles relatives à la vision est donc nécessaire pour tous les aspirants conducteurs souhaitant obtenir leur code de la route.

Usager faisant examiner sa vision

Chiffres-clés relatifs à l'importance de la vue pour la conduite

Des études récentes indiquent également que près de deux conducteurs sur dix conduiraient avec un défaut visuel non ou mal corrigé. Cela représente en France, quasiment 8 millions de conducteurs, dont 1 million qui auraient une vue inférieure à celle attendue par le Code de la route. Ces chiffres sont si important que l'on estime à 20% les accidents liés à un défaut de la vision du conducteur. De plus, en cas d'apparition d'une baisse des performances visuelles, il est conseillé au conducteur de faire vérifier sa vision au moins une fois tous les 3 ans.

L’acuité visuelle légale pour conduire

En France, le Code de la route requiert que les conducteurs aient une acuité visuelle minimum de 5/10ème. Aussi, lorsque l’un des yeux de l'usager dispose d’une acuité inférieure à 1/10ème, l’autre œil doit avoir une acuité d'au moins 5/10ème. Dans le cas contraire, il ne sera pas possible de passer l’examen du permis de conduire sans porter un dispositif de correction. Cela est lié au fait que 90% des informations qui sont nécessaires pour circuler sont d’ordre visuel. Aussi, pour réagir à un événement survenu soudainement ou à une simple indication de signalisation, un conducteur sollicite en tout premier lieu sa vue.

🚦 Consultez la définition complète de l’acuité visuelle 🚦

Usager ebloui par la lumière du soleil sur son pare-brise

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La conduite avec des lunettes

Lorsqu’un usager ne peut pas conduire sans porter des lunettes ou des verres de contact, cela doit obligatoirement être inscrit sur son permis de conduire grâce à la mention « dispositif de correction et/ou de protection de la vision ». Quel que soit le type de dispositif de correction que le conducteur utilise, il est obligatoire d’en posséder un double dans son véhicule lors de toute session de conduite. Ainsi, en cas de perte d’un de ses verres de contact ou de ses lunettes de vue, il sera tout de même possible pour le conducteur d’aller au bout de son trajet, et ceci en toute sécurité.
Pour ne pas être ébloui lorsque le ciel est dégagé, il est également conseillé de porter des lunettes de soleil. Lorsqu’une correction de la vue du conducteur est nécessaire, il est possible de faire adapter les verres de sa paire de solaires. Dans tous les cas, il est conseillé de régulièrement faire contrôler sa vue afin de disposer de la meilleure correction possible pour conduire.

Jeune conducteur presentant son permis de conduire securise

La vision de nuit

Lorsqu’il fait nuit, l’acuité visuelle de tous les êtres vivants baisse. La perception des couleurs, des contrastes et du relief est légèrement altérée. Alors que l’appréciation des distances est faussée, les phares des autres usagers ainsi que les équipements d’éclairages extérieurs peuvent éblouir le conducteur, et ces facteurs augmentent le temps de réaction de l’usager au fur et à mesure qu'il prend de l'âge. Il faudra alors plusieurs secondes à un senior pour retrouver une vision nette après avoir été gêné par une source de lumière, alors que son véhicule continuera d’avancer et risquera de provoquer une collision.
Pour des raisons évidentes de sécurité, le Code de la route ne permet pas aux personnes qui ont une vision nocturne de mauvaise qualité de conduire de nuit.

Vision et vitesse

Plus la vitesse d’un véhicule augmente et plus la capacité visuelle de son conducteur diminue. Cela est lié au phénomène de réduction du champ visuel. En effet, lorsqu’un usager circule à très grande vitesse, son champ visuel se réduit jusqu'à sa zone centrale. Cela augmente considérablement les risques de ne pas voir et anticiper le mouvement d'un autre usager, qui se déplacerait sur l’un des côtés par exemple.

Schéma représentant la modification du champ de vision en fonction de la vitesse.