Voiture rouge garée sur un trottoire

Les usagers de l’Ile-de-France dénoncent le stationnement sauvage avec le hashtag #GCUM (Garé comme une merde)

Les piétons et les cyclistes franciliens se déchaînent sur Twitter depuis le mois de janvier avec le hashtag #GCUM dont les initiales signifient “garé comme une merde”. En postant des photos des véhicules en infraction, ils dénoncent le stationnement sauvage et abusif de certains conducteurs. 

Définition stationnement

Le stationnement, qui est à différencier de l’arrêt correspondant à une immobilisation momentanée, répond à certaines règles bien précises. On stationne un véhicule à droite, dans le sens de la marche, le long du trottoir. Il est interdit de stationner un véhicule à gauche et il est autorisé de stationner dans les parkings ou sur des places prévues à cet effet. Le non-respect de ces règles peut déranger les autres usagers et notamment être dangereux.

Le stationnement sauvage est dérangeant et surtout dangereux

Le comportement abusif et irrespectueux des automobilistes d’Ile-de-France met en rogne les piétons et les cyclistes, qui n’en peuvent plus de voir des motos sur les trottoirs, des voitures sur les pistes cyclables ou encore des voies obstruées par des véhicules mal garés. Les usagers non motorisés ont donc décidé d’afficher les fautifs sur Twitter à l’aide du charmant hashtag #GCUM (garé comme une merde). Un slogan provoquant mais justifié selon eux. Ces stationnements sont dérangeants car ils gênent la circulation des piétons et des vélos sur les voies qui leurs sont attribuées comme les trottoirs ou les pistes cyclables. 

En conséquence, ils sont contraints de circuler sur la route, ce qui est très dangereux et perturbe la circulation. Le risque d’accident est plus élevé, notamment à proximité des écoles lorsque les enfants marchent sur la chaussée sans forcément regarder autour d’eux. Idem pour les parents avec des poussettes, pour qui descendre sur la route se révèle dangereux et compliqué.

Les usagers vulnérables souhaitent des sanctions appropriés

Ce que les piétons et les cyclistes souhaitent, ce sont des sanctions pour les véhicules usant du stationnement sauvage afin d’éviter qu’ils recommencent éternellement. Mal garer son véhicule c’est courir le risque d’écoper entre 35 et 135 euros d’amende, une sanction qui ne semble pas décourager les conducteurs.

L’association 60 millions de piétons se charge de relayer et mettre en lumière les plaintes des usagers, afin de faire entendre leurs protestations. Le but, selon le porte-parole de l’association Jean-Paul Lechevalier, c’est de faire comprendre aux automobilistes qu’ils n’ont pas tous les droits : la chaussée et les trottoirs doivent se partager avec les piétons et les cyclistes dans les règles établies par le Code de la route.

Pour répondre à ces problèmes de stationnement qui existent depuis plusieurs années, les autorités et les mairies ont mis en place des potelets : ce sont des obstacles visant à protéger les trottoirs pour éviter que d’autres véhicules viennent se garer. Malheureusement, ces dispositifs n’empêchent pas les motos ou les scooters de s’y insérer. Petit à petit, les villes développent plus de zones piétonnes et élargissent leurs trottoirs. L’idéal serait de construire des zones de parking spéciales pour les deux-roues motorisés, qui ont beaucoup de succès en ville.