Voitures en stationnement dans une rue

Les parisiens veulent moins de places de stationnement contre plus d’espaces verts

Le 3 mars 2021, la mairie de Paris a annoncé les principales idées ressortant de la consultation citoyenne parisienne concernant les 60 hectares de places de stationnement qui pourraient bien être supprimés en faveur d’autres aménagements. Moins de parking de surface et plus d’espaces verts, c’est la tendance dominante des réponses obtenues dans le sondage organisé courant février 2021. 

Les réponses des parisiens concernant la transformation de l’espace public

Ce projet, organisé par David Belliard, adjoint à la mairie de Paris, a pris quelques mois de retard à cause de la covid-19, mais est aujourd’hui considéré comme un “grand succès”, selon l’élu chargé de la transformation de l’espace public. Pour connaître l’avis des habitants de la ville, une section dédiée a été ouverte sur le site “Idée Paris” : plus de 16000 contributions et 9000 votes grâce à 16500 participants concernant les places de stationnement ont été récoltées en réponse à la question : “Que faire de 10 m2 en bas de chez vous ?”, lancée le 16 octobre 2020. 

Alors que plus de la moitié des parisiens ont une voiture ou un deux-roues motorisés, les statistiques démontrent que presque 60% d’entre eux souhaitent que les places de stationnement soient réduites en surface, en faveur d’autres infrastructures. La nature est le thème prédominant des réponses données par les habitants, tout comme la finalité du débat ayant eu lieu à la conférence citoyenne : rendre la ville de Paris plus verte, plus végétale et moins grise semble être le souhait de plus deux tiers de ses habitants.

L’envergure de l’étude et sa mise en place

Le but premier de ce projet est de progressivement supprimer des places en surface et d’inciter les parisiens à se garer en sous-sol pour pouvoir développer de nouvelles infrastructures bénéfiques aux usagers comme les écoliers et les piétons. Pour ce faire, un plan de réaménagement tarifaire a été envisagé afin de réduire les coûts des parkings sous terrain.

En plus de ces mesures, d’autres idées concernant les mobilités douces ont été évoquées. Parmi ces dernières, le besoin de développement d’espaces de stationnement pour les vélos grâce à l’aménagement des immeubles. La création d’infrastructures cyclables et la formation des cyclistes aux bases du code de la route sont envisagées. Le stationnement payant pour les deux-roues ne saurait tarder tandis que les usagers réclament également des horaires de bus plus souples. De manière globale, la tendance dominante de cette étude démontre que les parisiens sont en recherche de verdure, d’aires de jeux, d’espaces partagés, le tout dans la sécurité et loin du brouhaha. Le plan d’action devrait être mis en place avant l’été, si les mesures sanitaires le permettent.