Quelles sont les différences entre le SAMU et le SMUR ?

Même si, elles ne sont pas évidentes à première vue, il existe pourtant des différences importantes entre le SAMU et le SMUR. Inutile de chercher l’erreur en comparant entre eux les véhicules d’intervention qui portent secours aux victimes d’accidents de la route, la dissemblance est plus subtile. En effet, contrairement au SMUR, le SAMU n’intervient pas sur le terrain. À vrai dire, ses agents managent les demandes téléphoniques afin de les orienter vers le bon interlocuteur. Les unités mobiles hospitalières du SMUR peuvent donc être missionnées par le SAMU. Aussi, lorsqu’un des véhicules part en intervention, il devient un véhicule d’intérêt général prioritaire auquel les autres usagers doivent céder la priorité.

Savoir différencier le SAMU et le SMUR

Face à l’urgence, il n’est pas toujours aisé pour un conducteur de différencier le SAMU du SMUR. La confusion est d’autant plus importante que les véhicules du SMUR sont généralement estampillés avec le logo du SAMU. Pourtant, ces deux entités des services de secours d’urgence ne remplissent pas les mêmes missions. Alors que le SAMU oriente les appelants vers le bon interlocuteur et pilote les intervenants depuis son centre d’appel, les véhicules, qui composent l’unité mobile hospitalière (UMH), interviennent sur le terrain. Lorsque les SMUR sont gérés par les services hospitaliers, on les appelle SMUR blanc, mais quand ils sont utilisés par les pompiers, on les appelle SMUR rouges. Dans tous les cas, les équipements et l’équipe des professionnels de santé qui circulent dans ce véhicule sont similaires.

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Les missions du SAMU

Tout le monde connaît le SAMU, mais qui sait comment le différencier du service d’aide médicale urgente du SMUR ? À vrai dire, très peu de conducteurs  ! Pourtant, c’est un organe particulièrement actif dans la prise en charge des accidents de la route puisqu’il s’agit du centre fixe de régulation des urgences. Sur toute la France, on en recense 1 par département, sauf pour les départements de la Loire, des Pyrénées-Atlantiques et de la Seine-Maritime, qui en comportent 2. Ainsi, lorsqu’un usager de la route compose le 15 ou le 112, son appel est pris en charge par un opérateur du SAMU. Celui-ci agit en tant qu’assistant de régulation médicale et il a pour mission de transmettre toutes les informations qu’il a recueillies auprès de différents services d’intervention, dont le SMUR.

Les missions du SMUR

Peu d’usagers de la route le savent, mais les véhicules que l’on appelle communément “SAMU” appartiennent la plupart du temps au “SMUR” : la Structure Mobile d’Urgence et de Réanimation. Contrairement au SAMU, il s’agit d’un service hospitalier dont la mission principale est de porter secours aux patients dont l’état nécessite une surveillance, ou encore des soins médicaux d’urgence et de réanimation. Lors de sa création, le SMUR avait pour seule fonction le transfert interhospitalier. Le périmètre a évolué à la suite de l’épidémie de poliomyélite de 1956. En France, d’après les derniers chiffres officiels publiés, les unités du SMUR interviennent plus de 600 000 fois sur l’ensemble du territoire, de jour comme de nuit.

SAMU et SMUR, véhicules d’intérêt général prioritaires

Les ambulances qui circulent pour le compte du SAMU et du SMUR sont des véhicules d’intervention des unités mobiles hospitalières. Aussi, lorsqu’ils sont en intervention, ils sont considérés comme étant des véhicules d’intérêt général prioritaires. Lorsque leurs sirènes à double tonalité ainsi que leur feu clignotant sont actionnés, les autres usagers de la route doivent impérativement leur céder la priorité. Cette règle s’applique en toute circonstance et sur tous les types d’aménagements routiers. L’objectif est de réduire au strict minimum le temps de parcours afin de pouvoir secourir puis transporter les individus malades ou blessés vers des établissements hospitaliers.

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En France, le fait de ne pas céder le passage à un véhicule prioritaire en intervention est une infraction au Code de la route qui entraîne les mêmes sanctions que n’importe quel autre refus de priorité. De fait, le contrevenant est sanctionné par une contravention de 4e classe. Celle-ci entraîne, en plus du retrait de 4 points sur le permis de conduire, ainsi que le paiement d’une amende forfaitaire. Son montant initial est fixé à 135 euros, mais il peut être minoré ou majoré. Dans les cas les plus graves, une suspension du permis durant 3 ans maximum peut être également demandée.

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