"SAuver des VIES" - Application des législations routières

Un certain nombre de plans mondiaux pour réduire la quantité d’usagers tués sur les routes à travers le monde ont été imaginés et mis en place, et certaines actions ont déjà été menées, comme celles pour la méthodologie "SAuver des VIES" au travers du premier levier, qui consiste à équiper les véhicules pour qu'ils soient sûrs. Il est donc temps de présenter le second levier : Application des législations routières.

Situation sur la sécurité routière dans le monde

L'OMS indique, suite à ses différentes études, que les principaux facteurs de risques de traumatismes sont :

  • la vitesse
  • l'alcool
  • le non-port du casque et de la ceinture
  • la non-utilisation de dispositif de sécurité pour les enfants
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La vitesse

La vitesse est un facteur aggravant suite à un accident. L'OMS recommande alors de limiter la vitesse au maximum à 50 km/h en agglomération. En effet, lors d'un choc, les piétons ont :

  • près de 90% de chances de survie à 30 km/h
  • près de 20% de chances de survie à 50 km/h
  • et près de 0% de chances de survie à 70 km/h

L'OMS préconise l’abaissement des limitations de vitesse localement selon la situation pour réduire encore plus les risques d'accident et donc le nombre de piétons tués. Malheureusement les pays fonctionnent différemment, et certains pays n'ont pas de pouvoir local qui puisse le permettre de diminuer les limitations de vitesse.

Cette initiative permet de comprendre également un peu mieux l'intérêt de la baisse de la vitesse à 80 km/h sur les routes à double sens de circulation sans terre plein central.

Carte représentant les limitations de vitesse en agglomération

Source : rapport de la situation sur la sécurité routière 2015

L'alcool

La conduite en état d'ébriété multiplie par 29 le risque d'accident mortel. L'OMS recommande donc de limiter le seuil d'alcool :

  • des conducteurs expérimentés à 0,50 g/l de sang
  • et des conducteurs novices à 0,20 g/l de sang

Carte mondiale représentant les taux d'alcoolémie

Source : rapport de la situation sur la sécurité routière 2015

Port et qualité des casques pour les deux-roues

L'utilisation des deux-roues motorisés a fortement augmenté dans le monde entier cette dernière décennie. À cela s'ajoute une recrudescence d'accidents mortels des utilisateurs de deux-roues. Des études récentes ont montré que, dans 40% des cas, le port du casque réduit le risque de décès et, dans environ 70% des cas, il réduit le risque de traumatisme graves.

L'OMS préconise alors que le port du casque soit obligatoire pour le conducteur et le passager des deux-roues. Elle préconise aussi que les casques doivent être normés et attachés pour garantir une efficacité minimum.

Source : rapport de la situation sur la sécurité routière 2015

Port de la ceinture de sécurité

Les multiples études sur le sujet ont montré que le port de la ceinture réduit :

  • à l'avant : le risque de décès jusqu'à 50% et le risque de traumatismes graves jusqu'à 45%
  • à l'arrière : le risque de traumatismes graves et mortels de 25% et de traumatismes mineurs de 75%.

Source : rapport de la situation sur la sécurité routière 2015

L'utilisation d'un dispositif de retenue adapté pour les enfants

"Les dispositifs de retenue pour enfants réduisent la probabilité de décès en cas d’accident d’environ 90 % chez les nourrissons et de 54 % à 80 % chez les jeunes enfants"`. Et les enfants sont plus en sécurité s'ils sont installés à l'arrière.

Les fabricants répondent pour la plupart aux normes de sécurité les plus poussées (citons par exemple en France Bébé confort , qui a créé un siège auto muni d'un airbag). Le principal problème pour démocratiser l'utilisation de système dernier cri c'est le coût d'achat. En effet, les constructeurs vendent ces produits relativement cher, ce qui ne permet pas à la majorité des foyers de se procurer le meilleur pour leurs enfants.

Source : rapport de la situation sur la sécurité routière 2015

Critères de meilleurs pratiques selon l'OMS

L'OMS indique dans sa méthodologie "SAuver des VIES" les meilleures pratiques pour que la législation soit appliquée et respectée par les usagers de la route. Cette méthodologie met en avant le fait qu'une législation routière est plus facilement mise en place dès lors qu'elle s'appuie sur des arguments factuels, pour améliorer le comportement des usagers.

Voici le tableau récapitulatif des bonnes pratiques selon l'OMS :

Quels impacts pour la France ?

En terme de sécurité routière, la France est généralement considérée comme un “bon élève”, et suit donc parfaitement les préconisations dispensées par l’OMS dans ses différents rapports :

  • la vitesse : la France a bien appliqué une législation nationale qui limite la vitesse à 50 km/h maximum en agglomération et laisse les autorités locales adapter cette limitation selon les situations pour réduire le risque d'accidents (depuis 1990)
  • l’alcool au volant : la France a mis en place une législation nationale qui consiste à limiter le seuil d'alcoolémie des conducteurs expérimentés à 0,50 g/l de sang et de 0,20 g/l de sang pour les novices (1995 pour les expérimentés et 2015 pour les novices)
  • le casque pour les motocyclistes : encore une fois une législation nationale existe, le port du casque étant obligatoire pour les conducteurs et les passagers de deux-roues quelle que soit la puissance et le type du véhicule. La réglementation impose aussi l'utilisation de casques normés et attachés pour réduire le risque de traumatismes graves liés à un accident (depuis 1980)
  • la ceinture de sécurité : le port de la ceinture est en effet obligatoire à l'avant comme à l'arrière (depuis 1979 à l'avant et depuis 1990 à l'arrière)
  • le dispositif de retenue pour les enfants : la norme prend en compte l'âge, le poids et la taille de l'enfant et interdit qu'un enfant de moins de 10 ans soit installé à l'avant (depuis 1992)

Il est donc prouvé que la France prend la sécurité routière très au sérieux et respecte encore une fois scrupuleusement les recommandations de l'OMS. La majorité des sujets mise en avant par l’OMS sont des sujets traités à l'examen du Code de la route (sauf le casque) et lors de la formation pratique.

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