Tout savoir sur l’accotement

Qui ne s’est jamais demandé ce qu’était réellement l’accotement au cours de son apprentissage du code de la route ? La réponse est simple, il s’agit de la partie aménagée de la voie qui se situe entre la chaussée et la limite de la route. Dans les centres-ville, il prend la forme de trottoirs afin de permettre aux piétons de se déplacer. Sur les routes secondaires, il s’agit de ce que la plupart des conducteurs appellent le « bas côté ». Enfin, lorsque l’on effectue un trajet sur l’autoroute, il s’agit de la bande d’arrêt d’urgence, dont la limite est la glissière de sécurité. Quoi qu’il en soit, de par sa fragilité de construction, cette zone n’a pas vocation à accueillir des véhicules en mouvements de façon continue, car sa mission est temporaire.

Qu’est-ce que l’accotement ?

Bien qu’il en soit une dépendance, l’accotement n’est pas rattaché à la chaussée. De fait, les véhicules terrestres à moteur n’ont, en règle générale, pas le droit d’y circuler. Néanmoins, lorsque les circonstances l’imposent, les conducteurs pourront y réaliser des manœuvres d’urgence pour s’y déporter latéralement afin d’éviter d’entrer en collision avec d’autres usagers. Sur les routes françaises, qui sont implantées en dehors d’une agglomération, l’accotement peut être stabilisé à l’aide d’un revêtement routier ou non. Bien qu’il s’agisse d’une zone particulièrement dangereuse, puisqu’elle accueille les sorties de route, l’entretien de l’accotement est trop souvent négligé. Pour limiter les conséquences des accidents qui peuvent s’y produire, il faudra à minima que l’état de l’accotement puisse en faire une zone de récupération. Force est de constater que, sur certaines routes secondaires, c’est bien loin d’être le cas... Aussi, il n’est pas rare que ce sujet soit au cœur des doléances lorsque le thème de l’entretien du réseau routier est abordé.

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L’accotement dans les agglomérations

De manière générale, l’aménagement routier d’un centre-ville est dépourvu d’accotements. En effet, celui-ci est tout simplement remplacé par le trottoir afin d’accueillir les déplacements des usagers les plus vulnérables. Le faible espace qui le sépare de la chaussée est utilisé en tant que caniveau afin de permettre l’évacuation des eaux de pluie. Cependant, en l’absence de trottoirs, les piétons tout comme les cyclistes pourront circuler sur l’accotement en se positionnant de manière à être les plus visibles possible.

L’accotement sur les routes nationales et départementales

Pour faire face à un trafic moyen à fort, l’accotement des routes nationales et départementales est généralement stabilisé. Cela veut dire que le revêtement routier y est renforcé afin de pouvoir supporter d’occasionnelles charges lourdes roulantes ou à l’arrêt. Aussi, il n’est pas rare que cette bande soit communément appelée accotement stabilisé et sur le plan technique, bande dérasée. Malheureusement, sur les portions de route les plus secondaires, il n’est pas rare d’y croiser des implantations d’arbres, qui ne permettent pas au conducteur d’éviter la collision, lorsqu’ils quittent accidentellement la route.

L’accotement sur l’autoroute

L’aménagement de l’accotement sur les autoroutes est très différent de celui que l’on retrouve au sein des agglomérations, ou bien sur les routes départementales et les routes nationales. En effet, la présence de la bande d’arrêt d’urgence lui donne tout son sens, car cela permet non seulement d’accueillir les véhicules en difficulté, mais également de permettre à certains conducteurs d’éviter de quitter la route en maîtrisant la trajectoire de leur véhicule.

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En France, l’accotement est considéré comme étant une dépendance de la voie publique. Aussi, son entretien est assuré par les agents de la fonction publique affectés à l’entretien de la chaussée. Généralement, ils interviennent à la demande du gestionnaire de la voirie pour effectuer des travaux d’entretien, tels que le fauchage, le débroussaillage ou encore le désherbage, qui permettent de maintenir l’accotement dans un état optimal. Cela contribue à réduire les dommages causés lors d’une sortie de route, même partielle, d’un ou de plusieurs véhicules terrestres à moteur.