Les radars mobiles et les radars embarqués

Lors de chaque session de conduite, les usagers doivent respecter l’ensemble des règles mises en place par le code de la route, ce qui implique aussi les limitations de vitesse. Pour assurer la protection des usagers de la route, les autorités utilisent différents modèles de radars mobiles, afin de sanctionner les infractions commises un peu partout sur les routes françaises.

AU SOMMAIRE :

Qu’est-ce qu’un radar mobile ?

Le radar mobile est, comme son équivalent fixe, un cinémomètre : un appareil dont la finalité est de mesurer la vitesse d’un véhicule motorisé à un instant T. Mais à la différence d’autres types de radars, celui-ci n’est pas fixe.

Embarqués dans une voiture banalisée conduite par des policiers ou des gendarmes en uniforme, ces radars vont permettre aux représentants de la Loi de se mêler au reste du trafic routier, et de pouvoir ainsi surprendre les usagers en infraction dans des zones où des radars fixes ne sont pas forcément présents.

Comme pour les radars fixes, l’objectif premier des radars mobiles et des radars embarqués est de sensibiliser les conducteurs à la sécurité routière, et de diminuer le nombre d’accidents sur les routes.

Les différents types de radars mobiles

Il existe différentes catégories de radars mobiles en service sur les routes françaises :

Les radars lasers

Mis en service sur les routes de France dès 1997, les radars lasers ont été les tout premiers radars utilisés par les autorités, et restent un incontournable. S’ils ont évolué au fil des générations, les différents radars lasers utilisés par les policiers et les gendarmes sur le territoire suivent globalement toujours le même schéma de fabrication et d’utilisation.

Petits et facilement transportables, que ce soit en voiture ou à moto, ces radars lasers ont une portée utile d’environ 400 mètres. S’ils doivent toujours être utilisés à l’arrêt, ils ne prennent généralement pas de photographies du véhicule, ce qui force l’unité stationnée à intervenir rapidement pour verbaliser les usagers en infraction. Le signalement du véhicule ainsi que l'excès de vitesse sont alors transmis à d'autres policiers postés après le radar, qui vont ainsi pouvoir intercepter le véhicule fautif et verbaliser son conducteur.

Les radars embarqués classiques

Mis en place à partir de l’année 2004, soit un an après les premiers radars fixes, les radars embarqués ont connu de nombreuses évolutions au fil des années. Fabriqués par SAGEM, les premiers radars mobiles ne pouvaient contrôler les usagers que depuis l’intérieur d’une voiture se trouvant à l’arrêt.

En 2007 est apparue la seconde génération de radars embarqués, qui, s’ils devaient toujours être à l’arrêt pour pouvoir contrôler les usagers, pouvaient être sortis de l’automobile et posés sur un trépied.

Si certains de ces radars embarqués sont toujours en service sur les routes françaises, ils sont néanmoins doucement remplacés par une nouvelle génération de radars mobiles, bien plus performants.

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Les radars mobiles nouvelle génération

Mis en service depuis mars 2013, les radars mobiles nouvelle génération ont pour mission de photographier les usagers en infraction sans générer de flash et de contrôler l’ensemble du trafic routier afin de déceler les grandes infractions de vitesse.

Lorsqu’il circule, le véhicule banalisé peut contrôler l’ensemble des usagers se trouvant à sa gauche, qu’ils soient en train de le dépasser ou qu’ils conduisent dans l’autre sens de la circulation. Seul un obstacle séparant les différentes voies de circulation, comme des glissières de sécurité, peut gêner ces radars dans leur mission.

Lorsqu’il est à l’arrêt, le radar mobile nouvelle génération reste opérationnel. En effet, une fois le véhicule garé sur l’accotement, ce radar peut continuer de contrôler les usagers circulants dans les deux sens de la voie.

La seule différence notable avec les radars fixes est celle de la marge d’erreur technique. Lorsqu’il se déplace à moins de 100 km/h, le radar mobile nouvelle génération compte une marge d’erreur de 10 km/h. Lorsqu’il se déplace à plus de 100 km/h, cette marge d’erreur passe à 10% de la vitesse mesurée. Ainsi, même si un usager est contrôlé à 137 km/h sur autoroute, soit 7 km/h au dessus de la limite autorisée, le radar retiendra une vitesse après réduction de la marge d’erreur de 123 km/h. L’usager ne sera donc pas sanctionné.

Avis de contravention

Les sanctions suite à un contrôle radar

Comme dans le cadre d’un contrôle radar effectué par un radar automatique fixe, un conducteur pris en flagrant délit d'excès de vitesse par un radar mobile va commettre une infraction au code de la route pouvant aller de la classe 3 à la classe 5, selon sa gravité.

Un excès de vitesse peut conduire le conducteur, toujours en fonction de sa gravité, à devoir payer une amende allant de 68 € jusqu’à 3 500 € en cas de récidive pour des excès de vitesse très importants, et entraîner des pertes de 1 à 6 points sur le permis de conduire.

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