Tout savoir sur les barrières de dégel

Toutes les routes ne réagissent pas de la même manière lorsque la saison hivernale survient, l’arrivée du dégel pouvant les endommager plus ou moins fortement. Pour éviter que les routes ne soient trop dégradées, les autorités peuvent décider de mettre en place des limitations de circulation temporaires, nommées aussi barrières de dégel.

AU SOMMAIRE :

Camion circulant sur une route enneigee

Qu’est-ce qu'une barrière de dégel ?

Les périodes de froid à la fois longues et intenses peuvent avoir un impact extrêmement négatif sur l’état du réseau routier français. En effet, le gel peut pénétrer dans l'asphalte, ce qui saturera les routes d’eau lors du dégel. À cause du dégel et de la saturation d’eau, les routes pourront perdre une part de leur résistance et se retrouver particulièrement vulnérables lors du passage de charges particulièrement lourdes, qui peuvent finir par endommager la structure des voies.

C’est pour éviter que des véhicules transportant des charges lourdes ne provoquent des dommages importants aux routes que les autorités peuvent choisir de mettre en place des barrières de dégel, qui restreignent la vitesse à laquelle les poids-lourds peuvent rouler et qui indiquent les limitations de tonnage acceptées.

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Qui édicte les limitations associées aux barrières de dégel ?

Le choix de mettre en place des barrières de dégel est pris par l’autorité de police bénéficiant du pouvoir réglementaire sur la voie concernée par le risque de dégradation en cas de gel. Ainsi, il pourra s’agir du préfet du département pour les routes du réseau national, du président du conseil départemental pour les routes départementales ou encore des maires pour les routes communales.

Deneigeuse

Quels critères vont motiver l’adoption d’une barrière de dégel ?

Le choix d’adopter une barrière de dégel dépendra de deux critères principaux : 

  • la profondeur de gel de la chaussée
  • la résistance de la chaussée
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Quels sont les différents niveaux de barrières de dégel qui peuvent être appliqués ?

Il existe en France trois niveaux différents de barrières de dégel : le niveau 12 tonnes ½ charge autorisée, le niveau 7,5 tonnes ainsi que le niveau 3,5 tonnes.

Le niveau 12 tonnes ½ charge autorisée

Le niveau de barrière de dégel “12 tonnes ½ charge autorisée” permet de préserver sur certains itinéraires un trafic minimal de poids lourds permettant le maintien de l’activité économique locale.

Ce niveau autorise sur les voies concernées la circulation de l’ensemble des véhicules dont le PTAC est inférieur à 12 tonnes, ainsi que la circulation de l’ensemble des véhicules dont le PTAC est supérieur ou égal à 12 tonnes s’ils circulent à vide.

La mention “½ charge autorisée” indique de plus que les véhicules de marchandises d’un PTAC supérieur à 12 tonnes pourront être autorisés à circuler si le conducteur peut prouver, grâce à un ticket de pesée de son véhicule, que le poids des marchandises qui sont embarquées ne dépasse pas la moitié de la charge utile du véhicule. 

Automobiles circulant sous un epais brouillard

Le niveau 7,5 tonnes

Le niveau de barrière de dégel “7,5 tonnes” autorise uniquement la circulation des véhicules dont le PTAC est inférieur ou égal à 7,5 tonnes, qu'ils circulent à vide ou bien qu’ils soient chargés.

Le niveau 3,5 tonnes

Le niveau de barrière de dégel “3,5 tonnes” autorise, quant à lui, uniquement la circulation des véhicules dont le PTAC est inférieur ou égal à 3,5 tonnes. Ceux-ci peuvent, une fois encore, circuler à vide ou avec un chargement.

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Dérogations spécifiques face aux barrières de dégel

Il existe un certain nombre de dérogations permanentes pouvant être délivrées dans le cadre de la réalisation d’un certain nombre d’interventions et d’activités pouvant être considérées comme étant essentielles mais qui demandent la présence d’un véhicule lourd.

Ainsi, ces dérogations concernent :

  • la lutte contre les incendies, le secours aux personnes ainsi qu’aux biens
  • les interventions de déneigement
  • les opérations de maintenance ou de dépannage sur les réseaux ainsi que les infrastructures réalisées par des agents du service public ou par des prestataires privés
  • les collectes d’ordures
  • l’évacuation du contenu des déchetteries
  • la collecte des déchets industriels
  • les services de pompes funèbres
  • le transport de carcasses animales destinées à l’équarrissage
  • les services de dépannage de véhicules motorisés
  • les véhicules destinés à la collecte de sang ou à la médecine de prévention
  • les transports en commun

Les transports de denrées périssables, de denrées alimentaires de première nécessité, de produits pharmaceutiques, de gaz à usage médical, de collecte de lait, d’animaux vivants, d’alimentation du bétail, de carburant ainsi que le courrier et les colis sont également autorisés à circuler. Ils pourront cependant être soumis à certaines restrictions de charge.

Dans tous les cas, les conducteurs de ces véhicules devront être capables de justifier en toute circonstance du caractère urgent de leur mission, ainsi que de leur impossibilité de modifier leur itinéraire afin de circuler sur des routes épargnées par les mesures de barrières de dégel.

Automobile realisant un depassement sous de fortes chutes de neige

Les panneaux de signalisation “barrière de dégel”

La mise en place d’une barrière de dégel s’accompagne par l’implantation sur la voie concernée d’une signalisation temporaire. Il s’agit d’un panneau de chantier de type KC1 comprenant la mention “barrière de dégel” inscrite en lettres noires sur fond jaune.