Quels sont les chiffres de la vidéo-verbalisation à Paris ?

Dans les rues de la capitale plus qu'ailleurs, la lutte contre les mauvais comportements routiers est devenue un enjeu de taille. Aussi, pour sanctionner le plus grand nombre d'incivilités, les autorités ont misé sur l'innovation. Après seulement quelques mois d'exploitation, les premiers chiffres de la vidéo-verbalisation à Paris semblent indiquer qu'il s'agit d'une belle réussite. Partager l'espace routier dans le respect de la réglementation routière et des autres catégories d'usager devrait rapidement faire des émules puisque toutes les catégories d'usagers de la route sont dorénavant concernées.

Tout savoir sur le dispositif de vidéo-verbalisation implanté à Paris

Avant même que l'ensemble des dispositifs de vidéo-surveillance soient implantés sur l’ensemble du réseau parisien, les chiffres de la vidéo-verbalisation à Paris ont beaucoup fait parler d'eux. Il faut dire que les ambitions annoncées par la mairie de Paris et le préfet de Police avaient de quoi donner des sueurs froides aux conducteurs imprudents. Pourtant, après seulement quelques mois d'exploitation, force est de constater que les estimations prévisionnelles sont très proches de la réalité.

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Quels sont les principaux chiffres à retenir ?

Depuis leur mise en service, le 1er octobre 2018, ce sont plus 1333 caméras qui ont été installées dans la capitale, et qui permettent de dresser entre 300 et 500 PV par jour. Toutes ces caméras permettent de surveiller 48 axes routiers, 8 carrefours fortement accidentogènes et presque la totalité des couloirs de bus.

Les agents en charge de la verbalisation analysent quotidiennement des milliers d'heures d'enregistrement afin de traquer les infractions et sanctionner les auteurs, dans le but de les responsabiliser.

Sur la totalité de l’année 2018, les caméras de vidéo-verbalisation ont permis de relever un total de 119 193 infractions.

Quelles sont les infractions sanctionnées ?

Jusqu'au 1er janvier 2017, la vidéo-verbalisation était utilisée pour verbaliser 6 motifs d'infractions différents. En moins d'un an, le périmètre d'application a beaucoup évolué. À présent, la liste des faits pouvant être verbalisés a été entendue et comprend les 16 motifs suivants  :

  • usage d'un smartphone
  • non-port de la ceinture de sécurité
  • dépassement par la droite ou sans clignotant
  • empiétement sur le sas piéton
  • stationnement gênant
  • franchissement ou chevauchement d'une ligne continue
  • excès de vitesse
  • usage d'une voie réservée à une autre catégorie de véhicule
  • non-respect de l'arrêt imposé par un Stop ou un feu rouge
  • non-port du casque
  • défaut d'assurance
  • non-respect des distances de sécurité
  • circulation sur la bande d'arrêt d'urgences
  • refus de priorité aux piétons
  • blocage d'un carrefour
  • circulation en sens interdit

Qui sont les usagers de la route concernés ?

Initialement, la vidéo-verbalisation s'adressait principalement aux conducteurs de véhicules terrestres à moteur. Aujourd'hui, la vidéo-verbalisation concerne l’ensemble des usagers de la route. À Paris, par exemple, les chiffres de la vidéo-verbalisation semblent indiquer que les motards et les VTC sont les deux catégories d'usagers qui commettent le plus d'infraction.

Contester une infraction constatée par vidéo-verbalisation à Paris, c'est possible ?

Le fait que les infractions constatées par vidéo-verbalisation permettent de sanctionner les incivilités à distance et donc sans interpellation, ce qui rend la procédure de contestation beaucoup plus accessible. En effet, comme pour les procès-verbaux rédigés à distance après activation d'un radar automatique, si le conducteur du véhicule peut prouver qu'il n'est pas l'auteur des faits, la procédure est arrêtée.

Quoi qu'il en soit, les peines encourues, en cas d'infraction constatée par vidéo-verbalisation à Paris sont exactement les mêmes que celles appliquées de manière standard. En cas de paiement rapide, les contrevenants bénéficient également de la minoration du montant de l'amende forfaitaire. Les retraits de points suivent également le processus automatisé habituel. L'auteur de l'infraction est informé par voie postale du nombre de points qui lui ont été retirés suite au paiement de l'amende.

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