La bande d’arrêt d’urgence des autoroutes

La bande d’arrêt d’urgence est un aménagement routier implanté sur le réseau autoroutier dont la fonction est d’accueillir les véhicules qui doivent faire face à une situation grave. Logiquement, on pourrait penser que leur signalisation ainsi que leur structure permettent aisément aux conducteurs de les identifier afin d’en faire bon usage. Pourtant, rien que pour l’année 2013, plus de 5 000 infractions y ont été commises. Du simple arrêt au stationnement en passant par la circulation, certains conducteurs n’hésitent plus à enfreindre les règles du Code de la route, quitte à écoper d’une contravention, voire à mettre leur vie en danger. En effet, la durée de vie moyenne d’un piéton sur la bande d’arrêt d’urgence est estimée à seulement 20 minutes.

Tout savoir sur la bande d’arrêt d’urgence

Comme son nom l’indique, la bande d’arrêt d’urgence doit permettre aux véhicules en difficulté de s’arrêter en toute sécurité sur l’autoroute. Généralement, cela permet de ne pas engendrer de gêne pour les autres usagers, mais également d’attendre l’arrivée des secours ou encore celle de la dépanneuse. En cas d’accident de la route, la circulation des services de secours y est également autorisée afin de réduire leur temps de parcours avant d’intervenir.

Autocollants et panneaux de signalisation
Ne risquez pas un échec.
Faites le choix Ornikar.

Signalisation et structure de la bande d’arrêt d’urgence

La signalisation de la bande d’arrêt d’urgence est structurée autour de deux parties bien distinctes l’une de l’autre. Alors que les marquages au sol séparant la bande d’arrêt d’urgence de la chaussée, la partie qui se trouve à droite détermine l’espace disponible sur l’accotement pour accueillir un ou plusieurs véhicules en panne. La largeur de ce dernier varie entre 2,50 mètres et 3 mètres en fonction des autoroutes et il est doté d’un revêtement stabilisé permettant d’y stationner des poids lourds en toute sécurité. À proximité d’un chantier routier, il est fréquent pour les usagers de croiser des panneaux de signalisation indiquant « suppression de BAU ». Des emplacements d’arrêt d’urgence sont installés par les gestionnaires de voirie sur les portions d’autoroute, dont l’aménagement ne permet pas l’implantation d’une bande d’arrêt d’urgence.

Arrêt et Circulation interdits

Alors que le stationnement y est autorisé uniquement en cas d’extrême urgence par l’article R421-7 du Code de la route, s’arrêter ou circuler sur la bande d’arrêt d’urgence sont des pratiques strictement interdites. En effet, cette voie spécifique ne doit en aucun cas être utilisée pour faire une pause ou pour dépasser une file de véhicules en présence de ralentissements. Si dans le premier cas, l’arrêt doit avoir lieu sur une aire de repos, dans le second cas, les conducteurs devront faire preuve de patience. Par ailleurs, le fait de reculer sur la bande d’arrêt d’urgence après avoir raté une bretelle d’échangeur ou de sortie est également interdit.

Quelles sanctions en cas d’infraction ?

Lorsqu’un conducteur fait mauvais usage de la bande d’arrêt d’urgence, il commet une infraction au Code de la route. Peu importe le motif retenu par les agents de police ou les gendarmes, ce type de comportement est sanctionné par une contravention de 4e classe. Celle-ci prend la forme d’une amende forfaitaire dont le montant est de 135 euros, mais n’entraîne pas de retrait de point sur le permis de conduire. Si le conducteur est absent au moment du contrôle, ou s’il ignore les injonctions des forces de l’ordre, l’immobilisation et la mise en fourrière du véhicule peuvent être demandées. Depuis fin 2016, les conducteurs peuvent être contrôlés en toute légalité sur les autoroutes françaises par des dispositifs de contrôle automatisés, à condition qu’ils soient homologués.

Entraînement code de la route
Code de la route
10× moins cher !

Depuis quelques années, plusieurs expérimentations sont menées par la sécurité routière afin de faire évoluer les restrictions d’usage de la bande d’arrêt d’urgence. Sur l’autoroute A86, tout un tronçon de la BAU devient exceptionnellement une voie ouverte à la circulation des véhicules aux heures d’affluence par exemple. Sur d’autres parties du réseau routier français, la circulation des bus y a été autorisée afin de réduire les retards quotidiens et donc, améliorer l’expérience des usagers des transports en commun.

Nos villes couvertes par la conduite :