Depuis quelques années, les pictogrammes P+R ont envahi les panneaux de signalisation implantés en amont des grandes agglomérations. Derrière ce sigle universel, on retrouve les parcs relais, des aménagements des zones de stationnement dont la vocation première est d’encourager l’intermodalité afin de limiter les effets de bord lié à la circulation des automobiles dans les centres-ville. Pour que le succès soit au rendez-vous, leur implantation doit répondre à de nombreux critères qui inciteront les conducteurs à en faire bon usage. Parmi eux, on retrouve l’accessibilité ou encore la qualité des lignes de transport en commun qui les desservent.

panneau de direction indiquant la presence d'un parc relais

Tout savoir sur ces nouveaux espaces de stationnement

Tout droit arrivés des États-Unis et du Canada, les parcs relais sont des adaptations des célèbres « park and ride » que l’on trouve aux abords des grandes agglomérations d’Amérique du Nord depuis 1960. Il faudra atteindre un peu plus de 10 ans pour voir ce phénomène s’entendre à l’Europe géographique. En effet, le premier « P+R » a été provisoirement implanté en Angleterre au début des années 70 avant de devenir un service proposé aux usagers de manière définitive en 1973.

Dans tous les cas, ces espaces de stationnement incitatif sont étroitement liés à la densification du trafic urbain ainsi qu’à des inconvénients qui y en découlent.

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À quoi servent les parcs relais ?

Peu importe le pays ou l’agglomération qui est concerné, les parcs relais conservent la même mission : inciter les titulaires du permis de conduire à accéder au centre-ville en utilisant les transports en commun qui sont mis à leur disposition. Pour cela, il est nécessaire de disposer d’un espace de stationnement qui leur permet de stationner leur véhicule en toute sécurité jusqu’à leur retour.

Cela permet non seulement de diminuer le flux d’usagers qui circulent sur les voies tout au long de la journée, mais également de limiter le temps passé à rechercher une place de stationnement ou encore les stationnements gênants et dangereux. Sans compte qu’en réduisant l’usage d’automobile, on réduit considérablement le niveau de pollution atmosphérique.

Pourquoi rencontrent-t-ils parfois tant de succès ?

Tous les parcs relais ne rencontrent pas le même succès, car celui-ci dépend de plusieurs facteurs. Généralement, plus un espace de stationnement incitatif est accessible depuis les grands axes, bien desservis par des lignes régulières de transports en commun, peu coûteux et plus il est prisé par les automobilistes. De plus, certains pays comme la Suède ont fait le choix d’accompagner leur développement en subventionnant le système. Ainsi, l’état suédois taxe les employeurs afin qu’ils participent à la création et à l’entretien, mais cette taxe est réduite à chaque fois qu’un employé décide d’utiliser un parc relais pour se rendre sur son lieu de travail.

Exemple de signalisation dediee aux parcs relais

Quelle signalisation pour les parcs relais ?

Comme la plupart des nouveaux aménagements routiers, les parcs relais disposent d’une signalisation spécifique. Partout en Europe, ce sont des panneaux de signalisation à fond blanc, qui comportent toujours les lettres P et R sur fond bleu ainsi qu’un pictogramme représentant une automobile, qui indiquent la présence de ces derniers.

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En dépit des nombreux avantages qu’ils présentent, les parcs relais ne font pas l’unanimité car ils tendent à favoriser l’habitat périurbain, mais également l’utilisation de véhicule à moteur pour y accéder. De plus, plus un espace de stationnement est bien placé, plus il est difficile d’y trouver une place de parking durant les heures d’achalandage. À long terme, cela pourrait avoir pour conséquence directe de décourager les usagers, qui opteront finalement pour leurs anciens usages, à savoir circuler au volant de leur véhicule pour rejoindre leurs bureaux.

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