Les véhicules pour personnes handicapées

Un usager considéré comme un conducteur handicapé doit prévoir un accès le plus simple possible à son véhicule. Un ou plusieurs aménagements de l'espace de conduite devront être réalisés, en fonction des capacités fonctionnelles du conducteur, puis validés pour lui permettre de conduire en toute sécurité. Cette mesure s’applique à tous les conducteurs handicapés, qu’ils soient expérimentés ou qu’ils viennent juste de décrocher leur examen du Code de la route.

Les aménagements du poste de conduite pour un conducteur handicapé

Les aménagements permettant à un usager handicapé de conduire vont tout d'abord concerner l’accès au véhicule en lui-même. Généralement, les aménagements sont étroitement lié à la capacité de l’automobiliste à réaliser un transfert du fauteuil roulant au siège conducteur du véhicule par lui-même. Une fois ce problème d'accessibilité résolu, l'espace de conduite lui-même doit être adapté en tenant compte des aptitudes motrices du conducteur handicapé.

L’accès au véhicule

L’accès au véhicule, pour un usager handicapé, est à réinventer en fonction du fait qu’il doive réaliser un transfert de son fauteuil roulant vers le siège ou en fonction du fait qu’il reste dans son fauteuil roulant pour conduire.

Voici les 3 types d’accès les plus répandus pour les conducteurs handicapés :

  • Installation dans le siège du véhicule sans aide technique
  • Installation dans le siège du véhicule avec aide technique
  • Conducteur handicapé reste dans son fauteuil roulant pour conduire

Le poste de conduite

Au-delà de l’accès au véhicule pour un usager handicapé, il faut également prendre en compte que la conduite automobile nécessite à minima :

  • la maîtrise des principales commandes qui permettent le suivi d’une trajectoire, de freiner et l’accélérer
  • la maîtrise de commandes secondaire permettant d’actionner les feux, les essuie-glaces et les différents avertisseurs.

Ainsi, le véhicule devra également disposer d’aménagements, qui agiront comme des aides techniques, pour pouvoir circuler en respectant la réglementation du Code de la route.

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Les types d’aide technique en fonction des capacités fonctionnelles

Pour déterminer le type d’aide technique à installer dans un véhicule pour un conducteur handicapé, il faut tenir compte de ses capacités fonctionnelles. Cette capacité intervient un fois que l'usager est installé au poste de conduite. L’objectif est de faciliter l’accès aux différentes commandes en tenant compte de la motricité du conducteur.

Avant de solliciter une société spécialisée de l’aménagement des véhicules pour les personnes handicapées, il est conseillé de se rapprocher du CEREMH. Cet organisme accompagne la conception et le déploiement de solutions innovantes favorisant la mobilité des personnes en situation de handicap.

Usage des membres inférieurs et d’un membre supérieur

Pour assurer la prise du volant à une main, une boule au volant devra être installée pour aider les usagers handicapés à gérer la direction. Une fourche complémentaire peut également être mise en place, dans le cas où le conducteur n’est pas en mesure d’assurer une prise fiable de la boule.

Pour passer les vitesses, une boîte de vitesses automatique devra être installée. De plus, toutes les commandes annexes (clignotants, avertisseur sonore, phares…) seront regroupées sur une télécommande solidaire de la boule présente sur le volant.

Usage des membres supérieurs et d’un membre inférieur

Pour ne pas avoir à utiliser la pédale d’embrayage, il faudra que le conducteur handicapé achète une voiture automatique. S'il n’est pas en mesure d’utiliser son pied droit, les pédales devront être inversées.

Usage des membres inférieurs

Dans ce cas de figure, la direction du véhicule est assurée par un volant au pied. Les commandes de frein et d’accélération se font de manière standard. Pour faciliter le changement de vitesses, il faudra que le conducteur handicapé achète une voiture automatique. Les autres commandes (avertisseurs, phares,essuie-glaces) seront accessibles grâce à des adaptations personnalisées telles que des commandes vocales, des commandes déportées dans l’appuie-tête.

Usage des membres supérieurs

Pour cette catégorie d’usager handicapé, il existe deux possibilités :

  • Soit la prise du volant peut être assurée à une main, en installant une boule au volant, et un satellite pour les commandes annexes. Ainsi, l’autre main actionnera le frein et l’accélérateur à l’aide d’un levier combiné ou d’un levier de frein et d’une manette accélératrice séparée.
  • Soit le volant peut être géré avec les deux mains et il sera possible d’accélérer à l’aide d’un cercle au volant, tout en utilisant les commandes de clignotant standard.

Dans les deux cas, l’automobile devra disposer d’une boîte de vitesses automatique pour ne pas utiliser la pédale d’embrayage.

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Personnes de petite taille

Dans certains cas, il sera nécessaire d’adapter ou de réduire la taille du volant. Pour bénéficier de l’utilisation du pédalier, il faudra rehausser les pédales pour qu'elles s'adaptent à la taille de l'usager, tout comme le plancher. Il est également possible de modifier le siège conducteur afin qu’il soit à la bonne hauteur pour faciliter l’accès à toutes les commandes.

Avant même de faire aménager son véhicule, un conducteur en situation de handicap moteur, après un accident de la route, doit obligatoirement demander la régularisation de son permis. Cette démarche est à réaliser auprès de la Commission médicale de la préfecture de son département. Dans le cas contraire, s’il venait à causer un accident, le conducteur handicapé verrait sa responsabilité pénale engagée.

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