Les voies réservées à certains usagers

Grâce au code de la rue, de nouveaux espaces de circulation partagés voient le jour sur le réseau routier français. Parmi eux, il est possible de retrouver de nombreuses voies réservées à certains usagers comme les aires piétonnes, les voies de bus ou encore les pistes cyclables. Leur mise en place doit permettre de réorganiser les déplacements urbains afin de promouvoir les modes de transport « doux ». Aussi, il est essentiel que les usagers puissent reconnaître ces zones à l’aide de différents éléments de signalisation. En cas d’utilisation de voies réservées à certains usagers à mauvais escient, les contrevenants seront sanctionnés par une contravention de 4e classe.

Tout savoir sur les voies réservées à certains usagers

En dépit du mauvais usage qui en est fait par certains conducteurs peu scrupuleux, les voies réservées sont des aménagements routiers qui permettent de ne donner accès à une voie de circulation qu’à une catégorie d’usagers. Pour se faire, une séparation physique est systématiquement mise en place afin de déterminer un couloir de circulation. Il est possible d’y circuler de manière totalement indépendante par rapport aux voies publiques qui se trouvent à proximité. Dans certains pays, il est nécessaire de disposer d’une vignette spécifique pour accéder à certaines portions de route par exemple. De nombreuses municipalités françaises ont restreint l’accès à leur centre-ville à l’aide de plots électroniques qui ne peuvent être désactivés qu’avec une télécommande.

Les différentes voies réservées à certains usagers

Actuellement, plusieurs types de voies réservées à certains usagers ont été recensés.

Voici la liste de celles que l’on retrouve sur le réseau routier français  :

  • voie réservée aux véhicules à moteur roulant à plus de 60 km/h : l’autoroute
  • voie réservée aux piétons : trottoir, aire piétonne et rue piétonne
  • voie réservée aux cyclistes : piste cyclable
  • voie réservée aux bus et autocars : couloir de bus
  • voie réservée aux tramways

Au Canada et aux États unis, certaines voies sont à présent réservées au covoiturage et l’engouement autour de ce nouveau moyen de transport devrait susciter la mise en place de groupe de travail autour d’aménagements de ce type en France.

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Comment reconnaître une réservée à certains usagers ?

Comme à chaque fois qu’il est question d’une limitation ou d’une restriction pour les usagers de la route, ce sont les éléments de signalisation qui ont pour mission de les alerter et de les informer. Aussi, à l’approche de voies réservées à certains usagers, des panneaux de signalisation ainsi qu’un marquage au sol sont mis en place. D’ailleurs, ils sont généralement répétés de façon régulière, tout au long de la zone restreinte, afin de limiter les risques de mauvaise interprétation.

Les sanctions du Code de la route

D’après l’article R412-7 du Code de la route  : « Lorsque, sur la chaussée, une voie de circulation réservée à certaines catégories de véhicules est matérialisée, les conducteurs d’autres catégories de véhicules ne doivent pas circuler sur cette voie (…) le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe ». Ce type de sanction n’entraîne pas de retrait de point sur le permis de conduire, mais elle donne lieu à une amende forfaitaire d’un montant de 135 euros.

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En France, la circulation sur des voies réservées est organisée à partir des éléments mentionnés dans l’article L411-1 Code de la route. Celui-ci fait référence à plusieurs articles issus du Code général des collectivités territoriales : l’article L. 2213-2, l’article L. 2213-3, l’article L. 2213-4 ainsi que l’article R415-13. On y apprend notamment que c’est aux municipalités que revient la décision d’implanter puis de gérer la circulation sur les voies réservées à certains usagers. Les contrôles routiers demeurent cependant à la charge des forces de police et de la gendarmerie.