Feux de détresse : quand et comment les utiliser en sécurité ?

Vous hésitez à allumer vos feux de détresse — « warning » ou « hazard » — lors d’un arrêt brutal, d’une panne moteur ou d’un ralentissement dangereux ? Entre clignotant, signalisation et code de la route français, une sanction peut vite tomber. On clarifie l’utilisation en sécurité sur votre véhicule: quand les activer, comment les faire fonctionner depuis la commande au tableau de bord, avec gilet et triangle, et la réglementation. À la clé: limiter le risque d’accident, éviter une contravention et protéger les usagers. Commençons par quand les allumer sur la route.

Curtis Bassy

Article rédigé par

Curtis Bassy
Sommaire

TL;DR

  • Allumez les feux de détresse uniquement pour un danger immédiat, un arrêt d’urgence ou un ralentissement brutal.
  • Placez le triangle de présignalisation à environ 30 mètres, uniquement si c’est sans danger; sur autoroute, abstenez-vous.
  • Enfilez le gilet, sortez côté droit, réfugiez-vous derrière la glissière; gardez les feux activés tant que le véhicule reste dangereux.
  • Usage abusif interdit par le code de la route: double file ou circulation avec warnings; contravention jusqu’à 135 €.
  • Fonctionnement: clignotants activés simultanément via la commande triangle; certains véhicules déclenchent automatiquement lors d’un freinage très appuyé.

Les feux de détresse, communément appelés les “warnings”, font partie des différents types de feux présents sur la plupart des véhicules à quatre roues motorisés. Leur utilisation doit être gérée avec beaucoup de modération afin de ne pas induire les autres utilisateurs présents sur la route en erreur. Les feux de détresse sont optionnels sur les motos et nécessitent d’être installé manuellement.

Utiliser les feux de détresse

Les feux de détresse ont pour objectif premier d’alerter les autres utilisateurs de l'espace routier d’un danger immédiat. Qu’il s’agisse de signaler un ralentissement important pouvant provoquer des collisions, ainsi qu’un arrêt brutal sur la chaussée ou sur la bande d’arrêt d’urgence suite à une panne, leur mise en œuvre doit faire partie des réflexes de tout bon conducteur.

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Quand allumer les feux de détresse sur la route

En cas d’arrêt brutal ou de panne moteur, quand les allumer

En cas d’arrêt brutal (freinage d’urgence, fin de bouchon, obstacle soudain) ou de panne moteur, allumez immédiatement vos feux de détresse pour avertir les conducteurs qui vous suivent et limiter le risque de collision arrière. Si le moteur faiblit, actionnez-les dès les premiers signes, serrez à droite et cherchez à vous arrêter hors des voies de circulation, idéalement sur la bande d’arrêt d’urgence ou dans une aire/refuge. Une fois immobilisé, gardez les feux de détresse allumés, enfilez votre gilet haute visibilité, évacuez par le côté opposé à la circulation et placez le triangle à environ 30 mètres si, et seulement si, les conditions permettent de le faire sans danger (sur autoroute, ne prenez aucun risque pour le poser). À l’approche d’un ralentissement massif ou en queue de bouchon, vous pouvez aussi les activer brièvement pour signaler le danger immédiat. Éteignez-les dès que vous repartez normalement ou que votre véhicule n’est plus source de danger, mais maintenez-les si vous restez immobilisé dans une zone exposée en attendant l’assistance.

Dans une file à allure réduite ou un ralentissement, faut-il les utiliser

Dans une file à allure réduite ou lors d’un ralentissement, allumez les feux de détresse uniquement pour signaler un danger immédiat. Si vous arrivez sur un bouchon avec un freinage appuyé, ou si vous êtes le dernier de la file et que le ralentissement est mal visible, activez-les brièvement pour alerter les conducteurs derrière vous. Dès que la vitesse se stabilise et que vous êtes intégré à la queue, éteignez-les : les garder allumés en continu brouille l’information, empêche d’indiquer une direction et peut créer de la confusion. Prévenez surtout par une décélération progressive, des distances de sécurité suffisantes et un regard porté loin pour anticiper. Sur autoroute ou voie rapide, redoublez de vigilance à l’approche d’une file à l’aveugle (sommet de côte, virage, visibilité réduite) : l’usage ponctuel des feux de détresse est alors pertinent pour éviter un sur-accident. En cas d’arrêt ou de panne, maintenez-les allumés et sécurisez la zone avec un triangle si cela ne vous expose pas.

À l’approche d’un accident ou d’un danger sur la chaussée, comment signaler

Dès que vous apercevez un accident ou un obstacle sur la chaussée, relâchez l’accélérateur, allumez vos feux de détresse et réduisez votre vitesse progressivement. Vous avertissez ainsi les conducteurs derrière vous d’un danger immédiat ou d’un ralentissement brutal. Augmentez la distance de sécurité et anticipez les trajectoires. Sur voie rapide ou autoroute, restez sur votre voie et déplacez-vous légèrement pour former un couloir de sécurité, afin de laisser un passage aux secours. N’utilisez les feux de détresse que le temps d’alerter, puis éteignez-les dès que le risque est passé pour éviter toute confusion. Si vous devez vous arrêter pour sécuriser la zone, garez-vous hors de la chaussée, enfilez votre gilet haute visibilité avant de sortir et placez le triangle de présignalisation à environ 30 mètres en amont, uniquement si les conditions le permettent et jamais au péril de votre sécurité, notamment sur autoroute. Une fois l’obstacle franchi et la circulation redevenue fluide, reprenez une allure adaptée et restez attentif à l’arrivée des secours.

Sur la bande d’arrêt d’urgence, quand activer le dispositif

Sur la bande d’arrêt d’urgence, activez vos feux de détresse dès que vous anticipez un arrêt imposé par une panne, une crevaison ou un malaise. Allumez-les avant de vous rabattre pour signaler votre ralentissement et votre manœuvre aux usagers qui suivent. Immobilisez-vous le plus à droite possible, si possible derrière la ligne continue, puis laissez vos feux de détresse allumés tant que le véhicule constitue un obstacle. Enfilez votre gilet haute visibilité avant de sortir, évacuez les passagers derrière la glissière et éloignez-vous de la chaussée. Ne placez le triangle que si vous pouvez le faire sans danger : sur autoroute, ne vous exposez pas, restez derrière la barrière et appelez les secours via une borne SOS ou votre téléphone. Coupez les feux de détresse uniquement au moment de repartir en toute sécurité, après avoir vérifié les rétroviseurs et l’angle mort, et en reprenant de l’élan depuis la bande d’arrêt d’urgence. N’utilisez pas les feux de détresse pour circuler, sauf pour signaler un danger immédiat ou un fort ralentissement.

Les feux de détresse servent-ils uniquement à signaler une panne

Non. Les feux de détresse ne servent pas uniquement à signaler une panne. Vous devez les allumer pour avertir d’un danger immédiat ou d’un arrêt forcé. C’est le cas si votre véhicule est immobilisé sur la chaussée, en cas d’accident, d’obstacle imprévu ou de perte soudaine de vitesse qui crée un risque. Ils sont aussi utiles pour prévenir les usagers qui vous suivent d’un ralentissement brutal ou d’une fin de bouchon, notamment sur voie rapide. En revanche, n’utilisez pas les feux de détresse pour stationner en double file, pour un arrêt « minute » ou parce qu’il pleut ou qu’il y a du brouillard. En cas de visibilité réduite, privilégiez les feux adaptés (codes, brouillard) et réservez les feux de détresse à la signalisation d’un danger. Si vous devez sortir du véhicule, enfilez un gilet haute visibilité avant d’ouvrir la porte. Placez un triangle de présignalisation si c’est possible en toute sécurité, pour compléter l’alerte.

Quels cas pourront justifier leur utilisation de façon exceptionnelle

Les feux de détresse ne s’utilisent que pour signaler un danger immédiat ou une immobilisation imprévue. Vous devez les allumer si votre véhicule est contraint de s’arrêter sur la chaussée, sur la bande d’arrêt d’urgence ou dans un tunnel, à la suite d’une panne, d’un accident ou d’un malaise, le temps de sécuriser la zone. Ils peuvent aussi être activés de manière ponctuelle pour alerter les usagers d’un ralentissement brutal, par exemple à l’approche d’une fin de bouchon sur autoroute ou voie rapide, afin d’éviter les collisions par l’arrière. En présence d’un obstacle soudain sur la route (objet tombé, animal, débris) ou d’un arrêt momentané qui crée un risque, utilisez-les le temps d’avertir et de vous mettre en sécurité. Dès que le danger s’éloigne ou que vous avez rejoint un endroit protégé, coupez-les et complétez la signalisation si possible (gilet, triangle hors autoroute). Leur usage reste exceptionnel et strictement lié à la prévention d’un risque immédiat pour les autres.

Comment les utiliser correctement et en priorité

Quel est le premier réflexe de sécurité à adopter

En situation de danger ou d’anomalie, votre premier réflexe doit être d’alerter les autres usagers tout en gardant la maîtrise du véhicule. Allumez immédiatement vos feux de détresse, puis ralentissez progressivement sans coup de frein brusque. Restez sur votre voie le temps de stabiliser la trajectoire et signalez-vous tôt, afin d’éviter un sur-accident. Dès que possible, garez-vous hors des voies de circulation : sur la bande d’arrêt d’urgence sur autoroute, sur un accotement ou un emplacement sécurisé ailleurs. Coupez le moteur, enclenchez le frein de stationnement et laissez les feux de détresse allumés. Avant de sortir, enfilez votre gilet haute visibilité et placez-vous derrière la glissière ou loin de la chaussée. Si les conditions le permettent, installez le triangle de présignalisation à environ 30 mètres, jamais au péril de votre sécurité, notamment sur autoroute. Ce réflexe simple — se rendre visible tout de suite — crée un périmètre de sécurité et donne du temps aux autres pour réagir.

Quand doivent-ils rester votre dernier recours de signalisation

Les feux de détresse doivent rester votre dernier recours : ils servent à signaler un danger immédiat, pas à compenser une mauvaise visibilité ni à justifier un arrêt en double file. Utilisez-les surtout si votre véhicule est immobilisé dans une zone à risque (panne, accident, crevaison sans refuge) ou pour prévenir un ralentissement brutal susceptible de surprendre les usagers qui vous suivent. Dans toutes les autres situations, privilégiez d’abord les signaux prioritaires : clignotants pour chaque manœuvre, feux stop pour le freinage, feux de croisement ou antibrouillards selon la météo, puis mettez-vous hors voie dès que possible. Si l’immobilisation est inévitable, enfilez un gilet haute visibilité, allumez les feux de détresse le temps de sécuriser, placez un triangle à environ 30 mètres en amont si c’est sans danger, et coupez-les dès que le risque immédiat disparaît. À l’arrêt prolongé, préférez les feux de position et ne laissez les feux de détresse que si la situation reste réellement dangereuse.

Combien de temps les garder activés face à un danger

Gardez vos feux de détresse allumés uniquement le temps d’alerter les autres usagers et tant que le risque est réel. En cas de ralentissement brutal ou à l’approche d’un bouchon, activez-les dès la décélération puis coupez-les dès que les conducteurs derrière vous ont clairement ralenti. Si votre véhicule est immobilisé sur la chaussée ou en bord de voie, laissez-les allumés le temps de sécuriser la situation : gilet haute visibilité, sortie par le côté opposé à la circulation, placement du triangle à environ 30 mètres lorsque c’est possible et sans danger, puis mise à l’abri derrière la barrière. Sur autoroute, n’installez pas de triangle si cela vous expose, restez derrière la glissière et gardez les feux de détresse jusqu’à évacuation du danger ou l’arrivée de l’assistance. Une fois le véhicule hors de la circulation et clairement visible, éteignez-les pour éviter de banaliser le signal et de décharger la batterie. Ne circulez jamais longtemps avec les feux de détresse allumés.

Réglementation

C’est l’arrêté du 28 juin 1979 qui a rendu obligatoires les feux de détresse sur les voitures ainsi que les camions. Leur utilisation est cependant définie par des articles du code de la route :

Article R416-18

« Tout conducteur contraint de circuler momentanément à allure fortement réduite est tenu d’avertir, en faisant usage de ses feux de détresse, les autres usagers qu’il risque de surprendre. »

Il est d’usage que seul le dernier véhicule d’une file continue d’utiliser ses warnings, jusqu’à ce qu’un autre véhicule vienne se placer derrière lui.

Article R416-19

« Lorsqu’un véhicule immobilisé sur la chaussée constitue un danger pour la circulation, notamment à proximité des intersections de routes, des virages, des sommets de côtes, des passages à niveau et en cas de visibilité insuffisante, ou lorsque tout ou partie de son chargement tombe sur la chaussée sans pouvoir être immédiatement relevé, le conducteur doit assurer la présignalisation de l’obstacle en faisant usage de ses feux de détresse et d’un triangle de présignalisation. »

L’usage des warnings moto pour circuler entre les files n’est donc pas réglementaire et ne donne en aucun cas la priorité au deux roue.

Fonctionnement, commande et tableau de bord

D’un point de vue plus technique, le mécanisme qui permet de faire fonctionner les feux de détresse est dépendant du système de feux indicateurs de direction et des répétiteurs des clignotants, car il est greffé dessus.

Ce système se compose principalement d’une centrale clignotante. Il s'agit d'un mécanisme qui permet une alimentation électrique qui découpe l’approvisionnement d’électricité en séquences d’ouverture et de fermeture des feux.

Pour l’actionner, il est nécessaire que le conducteur appuie sur le bouton qui se trouve près de son volant. Cette action allumera les feux clignotants de manière simultanée aussi bien au niveau des feux avant et que des feux arrière et de chaque côté du véhicule.

Enfin, c’est un boîtier électrique additionnel que l'on greffe sur le dispositif, qui permet de relier les circuits électriques des deux côtés afin de pouvoir actionner les ampoules simultanément. Les feux de détresse des motos fonctionnement de la même manière, à conditions qu'ils soient correctement reliés à la batterie.

Où est située la commande warning et quel voyant s’allume sur le tableau de bord

La commande des feux de détresse, souvent appelée « warning », prend la forme d’un bouton rouge portant un triangle. Elle est généralement placée au centre de la planche de bord, sur la console centrale, près des aérateurs ou de l’écran multimédia, parfois à proximité de la colonne de direction ou du plafonnier. Elle doit rester très visible et accessible pour le conducteur comme pour le passager. Appuyez une fois pour activer, à nouveau pour désactiver. Lorsque vous l’activez, tous les clignotants du véhicule s’allument de façon synchronisée. Sur votre tableau de bord, les deux flèches vertes des clignotants clignotent en même temps, au rythme du tic-tac habituel. Sur de nombreux modèles, le pictogramme triangulaire du bouton se met aussi à clignoter et, selon la marque, un voyant dédié peut apparaître dans le combiné d’instruments. Si vous ne repérez pas immédiatement la commande, cherchez le triangle rouge au centre de la planche de bord.

Indicateur de direction et système hazard : quelle différence

L’indicateur de direction, ou clignotant, sert à prévenir les autres usagers d’une manœuvre imminente: changement de direction, dépassement, insertion ou sortie de rond-point. Vous l’actionnez avec le levier à gauche du volant, ce qui fait clignoter un seul côté du véhicule. Au tableau de bord, un voyant vert en forme de flèche s’allume et un clic sonore se fait entendre. Le système se coupe souvent automatiquement lorsque vous redressez le volant. À l’inverse, les feux de détresse, appelés hazard dans certains manuels, allument simultanément les clignotants gauche et droit pour signaler un danger ou une immobilisation d’urgence. Vous les activez via le bouton triangulaire rouge situé sur la console centrale; un voyant rouge s’affiche au combiné. Ils s’utilisent en cas de panne, d’accident, de ralentissement brutal ou à l’approche d’un bouchon, mais ne remplacent jamais les clignotants pour indiquer une direction. Coupez-les dès que la situation redevient normale et, si nécessaire, complétez par le gilet et le triangle de présignalisation.

Véhicules équipés d’une activation automatiquement en cas de freinage brutal : que savoir

Certains véhicules activent automatiquement les feux de détresse lors d’un freinage très appuyé. L’électronique du véhicule détecte une forte décélération grâce aux capteurs de l’ABS ou de l’ESP et déclenche l’alerte pour prévenir les usagers qui vous suivent. Les conditions exactes varient selon les modèles, souvent au‑delà d’une certaine vitesse, et l’arrêt se fait lorsque vous repartez ou après une pression sur le bouton triangulaire au tableau de bord. Sur votre tableau de bord, le témoin des feux de détresse clignote, parfois avec un message, ce qui vous permet de vérifier d’un coup d’œil que l’alerte est active. Gardez en tête que ce dispositif complète les feux stop sans les remplacer et qu’il ne se substitue pas à votre vigilance. Si votre véhicule reste immobilisé ou constitue un danger, appuyez vous‑même sur la commande pour maintenir les feux de détresse jusqu’à sécurisation de la situation. En cas de doute, consultez le manuel pour connaître les seuils et le fonctionnement propres à votre modèle.

Sanctions

Les infractions au Code de la route quant à la mauvaise utilisation ou l'absence d'utilisation des feux de détresse sont punies respectivement :

  • d’une amende forfaitaire de deuxième classe, d’un montant de 35 € lorsqu’il s’agit d’un nom respect de l’article R416-18
  • d’une amende forfaitaire de quatrième classe, d’un montant de 135 € lorsqu’il s’agit d’un nom respect de l’article Article R416-19

Même si, sur les véhicules récents, les feux de détresse ne demandent que peu, ou pas d’entretien, comme tous les feux qui équipent une voiture, une moto ou encore un camion, les ampoules des feux clignotants peuvent griller. De plus, des éléments tels que la centrale ou encore le boîtier peuvent également être endommagés. Le conducteur doit donc vérifier régulièrement le bon fonctionnement du système électrique de son véhicule.

Réglementation du code de la route français

Usage autorisé, usage interdit : quelles règles

Les feux de détresse s’utilisent uniquement pour signaler un danger immédiat. Vous êtes autorisé à les activer lorsque votre véhicule est immobilisé sur la chaussée ou sur la bande d’arrêt d’urgence après une panne, un accident ou toute situation susceptible de surprendre les autres usagers. En circulation, leur usage temporaire est toléré pour prévenir un ralentissement brutal ou l’apparition d’un obstacle (arrivée en fin de bouchon, objet sur la voie), le temps d’alerter les conducteurs qui vous suivent et de vous mettre en sécurité. En revanche, ils sont interdits pour justifier un arrêt ou un stationnement gênant (double file, livraison, “juste une minute”), pour “réserver” une place, ou pour remplacer les clignotants lors d’un changement de direction ou de voie. Ils ne se substituent pas non plus aux feux adaptés par mauvais temps. Un usage injustifié ou abusif peut être verbalisé. En cas de doute, retenez la règle simple : feux de détresse = danger immédiat, pas convenance personnelle.

Quelles obligations de signalisation et d’éclairage de jour comme de nuit

De jour comme de nuit, vous devez signaler immédiatement tout danger ou immobilisation. Activez vos feux de détresse dès que votre véhicule devient un obstacle (panne, accident, ralentissement brutal). Hors agglomération, complétez par un triangle de présignalisation placé à environ 30 m en amont, sur le même côté de la chaussée, uniquement si vous pouvez le faire en sécurité ; sur autoroute ou si le risque est trop élevé, ne le placez pas. Avant de sortir, enfilez votre gilet haute visibilité. La nuit ou par visibilité insuffisante, laissez les feux de position allumés et, si nécessaire, ajoutez les feux de croisement pour rendre le véhicule bien perceptible ; combinez-les avec les feux de détresse. Sur voie rapide et autoroute, arrêtez-vous sur la bande d’arrêt d’urgence, alertez les secours et réfugiez-vous derrière la glissière. À l’inverse, n’utilisez pas les feux de détresse pour un arrêt en double file, pour vous garer ou pour remplacer les clignotants : ces usages sont interdits et peuvent être sanctionnés.

Sanctions, contravention et permis : qu’engage la responsabilité du conducteur

Le non‑respect des règles d’usage des feux de détresse engage votre responsabilité. Un usage injustifié, ou leur absence lorsque votre véhicule crée un danger, peut être verbalisé au titre des règles d’éclairage et de signalisation. Vous risquez une contravention avec amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à 135 €. Cette infraction n’entraîne en général pas de retrait de points, mais si la situation relève d’un arrêt ou d’un stationnement dangereux, ou d’une circulation sans signalisation suffisante, des points peuvent être retirés et le véhicule peut être immobilisé.

En cas d’accident, le défaut de signalisation peut aggraver votre responsabilité. Votre assureur peut appliquer un malus ou limiter l’indemnisation de vos propres dommages si une faute est retenue, tout en indemnisant les victimes. Si vous êtes en permis probatoire, tout retrait de points peut imposer un stage et retarder l’acquisition de points supplémentaires. Pour éviter tout risque, activez les feux de détresse dès qu’un danger immédiat apparaît et complétez la signalisation par les autres dispositifs requis lorsque les conditions le permettent.

Risques d’une mauvaise utilisation

Quels risques pour la sécurité des usagers et la circulation

Mal utilisés, les feux de détresse créent de la confusion et augmentent le risque d’accident. Allumés en roulant sans danger immédiat, ils brouillent vos intentions et masquent vos clignotants : les autres usagers anticipent moins bien vos changements de file ou vos sorties, ce qui favorise les freinages tardifs et les collisions par l’arrière. En visibilité réduite, leur clignotement peut éblouir, distraire et produire un effet stroboscopique qui fatigue les yeux, au lieu d’améliorer la perception de votre véhicule. Les activer pour « se garer deux minutes » en double file incite à des manœuvres imprévues, met en danger les cyclistes et usagers vulnérables, et crée des ralentissements qui se propagent. Compter uniquement sur les feux de détresse en cas de panne peut aussi retarder la mise en place des autres dispositifs de sécurité indispensables, comme le gilet et le triangle, et vous expose davantage sur la chaussée. Enfin, laissés allumés trop longtemps, ils banalisent le signal d’urgence et réduisent l’attention des conducteurs autour de vous.

Dans quels endroits l’utilisation est fortement déconseillée ou dangereuse

L’usage des feux de détresse est fortement déconseillé dans plusieurs situations et lieux précis. Évitez de les activer lorsque vous circulez dans un tunnel, sur un pont, dans un virage ou au sommet d’une côte sans immobilisation ni danger immédiat. L’éclat des feux peut désorienter les autres usagers et masquer vos clignotants. En milieu urbain, n’en faites pas un « passe-droit » pour un arrêt gênant ou dangereux, par exemple en double file, devant un passage piéton, sur une piste cyclable ou une voie de bus. Vous obstruez la voie et brouillez la lecture de vos intentions. Sur autoroute, ne les laissez pas allumés en roulant s’il n’y a ni arrêt d’urgence ni ralentissement brutal à signaler. Un usage prolongé banalise l’alerte et peut déclencher des réactions imprévisibles. Dans un carrefour, un rond-point ou au cœur d’une zone de travaux, l’activation sans nécessité rend vos changements de direction illisibles et augmente le risque de collision arrière. Réservez-les aux urgences réelles.

Peut-on circuler en ininterrompue avec les feux de détresse activés

Non. Circuler en continu avec les feux de détresse allumés est une mauvaise pratique et peut être verbalisé. Les feux de détresse sont réservés à l’annonce d’un danger immédiat ou ponctuel : arrêt d’urgence, panne, accident, ralentissement brutal d’une file. Les laisser allumés en permanence brouille le message envoyé aux autres usagers. Vous ne signalez plus clairement vos changements de direction, vous créez une alerte permanente qui banalise le danger et vous risquez de surprendre ceux qui cherchent à anticiper vos intentions, notamment aux intersections ou lors d’un dépassement.

La bonne pratique consiste à n’activer les feux de détresse que pour prévenir d’une situation anormale, le temps d’avertir, de réduire l’allure et de vous mettre en sécurité sur le bas‑côté. Dès que le danger immédiat disparaît, coupez-les. En cas de panne, arrêtez-vous dans un endroit sûr, enfilez votre gilet haute visibilité avant de sortir et placez votre triangle de présignalisation si la situation le permet. Vous restez ainsi prévisible et vous limitez les risques d’accrochage.

Signaliser un véhicule en panne et se mettre en sécurité

Triangle de présignalisation : à quelle distance en mètre le placer

Pour être vu à temps, placez le triangle de présignalisation à environ 30 mètres en amont de votre véhicule, dans le sens de la circulation, sur l’accotement ou la bande d’arrêt d’urgence. Si votre voiture est après un virage, avant un sommet ou par visibilité réduite, augmentez la distance pour que le triangle soit clairement visible avant l’obstacle : visez 50 à 100 mètres sur les routes rapides, uniquement si vous pouvez le faire sans vous exposer. En agglomération, placez-le aussi loin que possible sans gêner les piétons ni créer de danger ; l’objectif est d’alerter suffisamment tôt les autres usagers. Avant de descendre, enfilez le gilet haute visibilité et allumez vos feux de détresse ; restez côté bas-côté et posez le triangle bien stable. Sur autoroute, ne prenez pas de risques : n’allez pas poser le triangle si cela vous oblige à marcher sur la chaussée ; arrêtez-vous sur la bande d’arrêt d’urgence, mettez le gilet, abritez-vous derrière la glissière et utilisez une borne d’appel d’urgence.

Gilet haute visibilité : quand le porter et où se placer au bord de la route

En cas de panne ou d’accident, enfilez votre gilet haute visibilité avant d’ouvrir la porte, directement dans l’habitacle. Conservez-le toujours à portée de main (boîte à gants, vide‑poche), jamais au coffre. Activez les feux de détresse, sortez côté passager si possible, et faites descendre tous les occupants. Éloignez-vous immédiatement de la chaussée : sur autoroute et voie rapide, gagnez l’extérieur de la glissière de sécurité, marchez à contre‑sens de la circulation jusqu’à un endroit dégagé et attendez les secours derrière la barrière, sans jamais rester près du véhicule. Sur route, placez-vous sur le bas‑côté, derrière un obstacle naturel (talus, fossé), en restant visible et à distance. Évitez de vous tenir devant ou derrière la voiture, zones à risque en cas de choc secondaire. De nuit, par pluie ou brouillard, redoublez de vigilance : gardez le gilet, regroupez les passagers en sécurité et contactez l’assistance. Le triangle de présignalisation ne doit être installé que si les conditions le permettent, sans vous exposer.

Stationner à droite de la chaussée ou sur la bande d’arrêt d’urgence : que faire

En cas de panne, immobilisez-vous dès que possible le plus à droite. Sur route, serrez le bas‑côté. Sur autoroute, rejoignez uniquement la bande d’arrêt d’urgence en restant parallèle au trafic. Allumez immédiatement vos feux de détresse, enfilez votre gilet haute visibilité avant d’ouvrir la portière, coupez le moteur et serrez le frein de parking. Sortez par la droite, faites descendre les passagers du même côté, puis mettez‑vous tous derrière la glissière ou loin de la chaussée. Sur route, placez le triangle de présignalisation à environ 30 m en amont, et davantage avant un virage ou une crête, seulement si vous pouvez le faire sans vous exposer. Sur autoroute, ne prenez pas de risque pour poser le triangle si vous devez marcher sur la chaussée. Restez à l’abri, utilisez une borne d’appel d’urgence ou appelez l’assistance depuis un endroit protégé. Par faible visibilité, laissez aussi les feux de position. Ne traversez jamais la chaussée et n’entreprenez pas de réparation si l’environnement n’est pas sécurisé.

Quels types de dispositifs complémentaires (warning light) peuvent aider

En complément des feux de détresse, équipez-vous de dispositifs qui augmentent votre visibilité et limitent le temps passé sur la chaussée. Le gilet haute visibilité et le triangle de présignalisation homologué restent la base. Enfilez le gilet avant de sortir. Si la situation le permet, placez le triangle à environ 30 m derrière le véhicule, et davantage avant un virage. Ne le placez pas si cela vous expose sur autoroute. Des balises lumineuses LED magnétiques, visibles à 360°, se fixent sur la carrosserie ou se posent au sol pour créer une ligne d’alerte. Leur flash orange attire l’attention de loin. Des cônes pliables avec LED, des bâtons lumineux ou une torche de détresse renforcent encore le balisage de nuit ou par mauvaise visibilité. Une lampe frontale vous aide à rester visible tout de suite tout en gardant les mains libres. Posez ces équipements rapidement, en sortant côté passager. Mettez-vous ensuite derrière la glissière de sécurité et appelez l’assistance.

Cas pratiques et situations particulières

À une intersection en agglomération, faut-il les utiliser

À une intersection en agglomération, n’activez les feux de détresse que si votre véhicule devient un obstacle ou si un danger immédiat apparaît. Par exemple, en cas de panne au feu rouge, de calage que vous ne parvenez pas à relancer, d’accident matériel ou d’immobilisation soudaine qui risque de surprendre les usagers derrière vous. Ne les utilisez pas pour signaler un arrêt normal au feu ou un simple ralentissement du trafic : vos feux de position et de stop suffisent dans ces situations. Maintenez les feux de détresse uniquement le temps d’alerter, puis coupez-les dès que le danger est écarté. Si vous pouvez repartir, reprenez l’usage du clignotant avant de tourner, car les feux de détresse masquent l’indication de direction. En cas d’immobilisation prolongée, restez ceinturé, mettez le gilet haute visibilité avant de sortir et placez-vous en sécurité sur le trottoir si possible. N’essayez pas de poser un triangle si la circulation est dense ou si cela vous expose : votre sécurité prime.

En cas d’arrêt momentanément pour se garer, est-ce autorisé

Non, allumer les feux de détresse uniquement parce que vous vous arrêtez un instant pour vous garer n’est pas l’usage prévu par le code de la route. Les feux de détresse servent à signaler un danger immédiat ou une immobilisation anormale du véhicule. Pour une manœuvre de stationnement, utilisez le clignotant droit pour annoncer votre intention et gardez-le. Les feux de détresse neutralisent les indicateurs de direction et privent les autres d’une information essentielle sur votre trajectoire. Vous pouvez les activer brièvement si, en attendant une place ou en vous alignant, votre véhicule reste immobilisé sur une voie et crée un obstacle inhabituel. Coupez-les dès que le risque disparaît. Un arrêt en double file ou sur une piste cyclable reste interdit, feux de détresse ou non. Anticipez la manœuvre : ralentissez tôt, contrôlez rétroviseurs et angles morts, laissez un passage suffisant pour les deux-roues. N’engagez la manœuvre que si elle n’entrave pas la circulation.

Quand l’éclairage est éteint et la visibilité réduite, quelle priorité

Quand l’éclairage est éteint et que la visibilité se dégrade, votre priorité est d’être vu et de vous mettre en sécurité. Si vous circulez encore, réduisez franchement votre vitesse, allumez les feux de croisement et, si les conditions l’exigent, les feux antibrouillard avant. Le feu antibrouillard arrière ne s’utilise qu’en cas de brouillard ou de neige, jamais sous la pluie. N’utilisez pas les feux de détresse pour rouler : réservez-les à l’alerte d’un danger immédiat, comme un ralentissement brutal ou un obstacle, ou à l’immobilisation de votre véhicule. Si votre propre éclairage tombe en panne, rejoignez aussitôt une zone sûre hors de la circulation, activez les feux de détresse, enfilez le gilet réfléchissant avant de sortir puis placez le triangle de présignalisation à bonne distance si cela ne vous expose pas. De nuit sans éclairage public, augmentez les distances de sécurité, tenez votre droite et évitez les pleins phares en cas de brouillard, car ils renvoient la lumière et réduisent encore la visibilité.

Conducteur contraint de s’arrêter : comment agir

Si vous êtes contraint de vous arrêter brusquement — panne, malaise, obstacle — allumez immédiatement vos feux de détresse pour alerter les usagers qui suivent. Ralentissez progressivement. Serrez à droite et immobilisez-vous hors des voies de circulation : bande d’arrêt d’urgence, aire de repos, accotement stabilisé. Activez le clignotant droit pour vous déporter, puis coupez le moteur. Enfilez le gilet haute visibilité avant d’ouvrir la porte. Sortez côté passager. Mettez les passagers en sécurité derrière la glissière, à bonne distance du trafic. Placez le triangle environ 30 mètres en amont, davantage si la visibilité est réduite ou si la chaussée tourne. Sur autoroute, ne placez pas le triangle si cela vous expose au danger : rejoignez immédiatement l’abri derrière la barrière et appelez l’assistance. Laissez les feux de détresse allumés jusqu’à la sécurisation de la zone ou l’arrivée des secours. Si vous pouvez repartir, retirez le triangle, réintégrez le trafic prudemment et éteignez les feux de détresse pour éviter toute confusion.

Terminologie et bonnes pratiques

Pourquoi parle-t-on de warning, hazard ou feux de détresse

Plusieurs termes coexistent pour désigner la même fonction: l’activation simultanée des clignotants avant et arrière. En français, l’appellation officielle issue du Code de la route est « feux de détresse », à privilégier dans tout contexte réglementaire, à l’examen et dans les documents d’assurance. Dans l’usage courant, on entend souvent « warning », un anglicisme importé de « warning lights » ou « hazard warning lights » en anglais, d’où provient aussi « hazard » (abréviation familière de « hazard lights », surtout dans les contenus ou communautés exposés à l’anglais). Quel que soit le mot employé, il s’agit du même dispositif, identifiable par le bouton au triangle rouge normalisé sur la planche de bord. Pour éviter toute ambiguïté — notamment avec les clignotants utilisés pour changer de direction — retenez « feux de détresse » comme référence, et considérez « warning » ou « hazard » comme des synonymes informels employés par commodité dans la conversation.

Dans le domaine automobile français, quelles terminologies employer

Dans le vocabulaire français, employez le terme officiel « feux de détresse » pour désigner l’activation simultanée des feux indicateurs de direction, via le bouton triangulaire rouge sur votre tableau de bord. Le mot « warnings » est courant à l’oral, mais évitez‑le dans un contexte réglementaire ou pédagogique. Distinguez bien les feux de détresse, qui servent à avertir d’un danger immédiat, d’une panne, d’un accident ou d’un ralentissement brutal, des clignotants, destinés à annoncer un changement de direction. En cas d’immobilisation, parlez d’une panne ou d’un accident, rangez‑vous sur la bande d’arrêt d’urgence, souvent abrégée BAU, et complétez la signalisation avec un triangle de présignalisation et un gilet de haute visibilité. Dites « activer » ou « couper les feux de détresse », plutôt que « mettre » ou « enlever les warnings ». Évitez enfin toute confusion avec les appels de phares, les feux de position ou les feux de croisement, qui n’ont pas une fonction d’alerte comparable.

Quels éléments du véhicule sont engagés quand ils fonctionnent

Lorsque vous activez les feux de détresse, tous les clignotants du véhicule s’allument en même temps. Les lampes avant et arrière, ainsi que les répétiteurs latéraux sur les ailes ou les rétroviseurs, clignotent à intervalles réguliers. Au tableau de bord, les deux flèches vertes clignotent simultanément et le bouton triangulaire s’éclaire. Vous pouvez aussi entendre le tic‑tac du clignotement. Un module électronique pilote cette intermittence et alimente les ampoules ou les LED. Le système est alimenté par la batterie 12 V et reste disponible même contact coupé. Laisser les feux de détresse allumés trop longtemps peut décharger la batterie. Tant qu’ils sont actifs, l’usage séparé du clignotant gauche ou droit est neutralisé sur la plupart des véhicules. Les feux de détresse n’allument pas les feux de croisement, de position, les feux stop ni le klaxon. Sur certains modèles, une forte décélération peut déclencher automatiquement les feux de détresse avec ces mêmes clignotants, pour alerter les usagers qui vous suivent.

Comment limiter les risques pour les autres usagers à l’approche

À l’approche de votre véhicule en difficulté, l’objectif est de rendre la situation visible et lisible le plus tôt possible. Garez-vous au plus à droite, idéalement sur la bande d’arrêt d’urgence, puis allumez immédiatement les feux de détresse. De nuit ou par faible visibilité, laissez aussi les feux de position. Enfilez votre gilet haute visibilité avant de sortir et faites descendre les passagers côté droit, à l’abri derrière une barrière. Placez le triangle de présignalisation à environ 30 mètres en amont, davantage avant un virage ou une bosse pour qu’il soit vu à temps. Sur autoroute ou si la pose du triangle vous expose, n’y allez pas à pied. Restez derrière la glissière et appelez l’assistance. Si vous roulez encore mais très ralenti, avertissez ceux qui vous suivent en activant les feux de détresse quelques secondes lors du freinage, puis coupez-les une fois la vitesse stabilisée. Évitez les feux de route ou l’antibrouillard arrière hors brouillard pour ne pas éblouir. Chaque signal doit être clair, sobre et posé.

Est-il courant d’utiliser les feux en file à allure réduite

Non, il n’est ni nécessaire ni recommandé d’allumer en continu vos feux de détresse lorsque vous progressez en file à allure réduite. Ces feux ont pour rôle d’alerter d’un danger immédiat ou d’un ralentissement soudain. Utilisez-les brièvement si vous arrivez en fin de file qui se forme brusquement, ou pour prévenir ceux qui vous suivent d’une décélération anormale, puis éteignez-les dès que le risque de collision arrière diminue. Le reste du temps, privilégiez les bonnes pratiques : gardez des distances de sécurité accrues, freinez progressivement pour informer par vos feux stop, restez dans votre voie et adaptez l’allure au flux. En cas de visibilité dégradée (pluie, brouillard), n’allumez pas les feux de détresse en roulant : utilisez les feux de croisement et, si besoin, les feux de brouillard adaptés. Évitez aussi d’employer les feux de détresse pour « suivre la file » ou pour remercier : cet usage perturbe la lecture des signaux et peut être verbalisé. Si votre véhicule s’immobilise, activez-les et placez un triangle lorsque la situation le permet.

Erreurs fréquentes et infractions à éviter

Utiliser les feux pour stationner ou attendre : infraction

Beaucoup d’automobilistes allument leurs feux de détresse pour “se mettre deux minutes” en double file ou attendre un passager. Or ces feux ne donnent aucun droit particulier et leur usage est strictement réservé à une situation d’urgence ou de danger immédiat: véhicule immobilisé après une panne ou un accrochage, ou présence d’un ralentissement brutal pour alerter les usagers. Les activer pour stationner, charger/décharger ou patienter en zone interdite reste une infraction d’arrêt ou de stationnement gênant, voire dangereux, indépendamment des feux. À la clé, une amende forfaitaire de 35 € à 135 € selon le lieu et la gravité (trottoir, piste cyclable, arrêt de bus, voie réservée), avec immobilisation ou enlèvement possibles. Le bon réflexe consiste à chercher un emplacement autorisé, signaler votre manœuvre avec les clignotants, et ne réserver les feux de détresse qu’à l’alerte d’un danger réel. Cette discipline protège les autres usagers, fluidifie la circulation et vous évite une verbalisation.

Doublé ou dépassement avec les feux de détresse : pourquoi c’est interdit

Allumer les feux de détresse pour dépasser est interdit, car ces feux sont réservés à l’annonce d’un danger immédiat ou d’un arrêt d’urgence. En circulation, ils ne doivent servir qu’à signaler une forte décélération ou un obstacle, pas à « ouvrir la voie ». Pendant un dépassement, ils masquent l’usage normal des clignotants, brouillent votre trajectoire et trompent les autres usagers, qui ne savent plus si vous changez de file, freinez ou vous arrêtez. Ce comportement augmente le risque de freinages inopinés et de collisions et constitue une mauvaise signalisation du changement de direction. Il est sanctionné par une amende forfaitaire (contravention de 2e classe, 35 €), sans retrait de points, et peut s’ajouter à un défaut d’usage des clignotants. Pour dépasser correctement, signalez chaque changement de voie avec le clignotant, vérifiez vos rétroviseurs et angles morts, gardez vos distances, adaptez votre vitesse et, si nécessaire, annoncez votre intention par un bref appel de phares sans éblouir.

Feux de détresse et priorité à droite en intersection : quels risques

À une intersection où s’applique la priorité à droite, allumer vos feux de détresse ne vous donne aucune priorité et crée surtout de la confusion. Ces feux signalent un danger immédiat ou un véhicule immobilisé, pas une intention de passer, de céder le passage ou de tourner. En clignotant des deux côtés, ils masquent vos clignotants de direction et empêchent les autres usagers de lire votre trajectoire, ce qui augmente le risque de refus de priorité, de choc latéral ou d’accrochage avec un piéton ou un cycliste engagé. Évitez donc d’utiliser les feux de détresse en approche d’une intersection : ralentissez franchement, regardez à droite et soyez prêt à céder. N’utilisez vos feux de détresse qu’en cas de panne, d’obstacle ou de danger soudain qui vous contraint à vous arrêter ou à circuler anormalement lentement. Si vous tombez en panne dans l’intersection, activez-les immédiatement, sécurisez la zone et dégagez votre véhicule dès que possible.

QCM express Ornikar : 5 situations pour s’entraîner au code sur les feux de détresse

Pour ancrer les règles dans le réel, ce QCM express Ornikar met en scène 5 situations courantes sur l’usage des feux de détresse, là où se glissent le plus d’erreurs et d’infractions. L’angle choisi est un outil interactif, simple et visuel : pour chaque mini‑scénario, vous décidez si l’activation des feux est justifiée ou non, puis vous découvrez une correction immédiate, avec l’explication de la bonne pratique et le rappel de ce qui est interdit. Vous y trouverez des cas typiques et piégeux — panne ou arrêt d’urgence, ralentissement brutal, obstacle sur la chaussée, remorquage, circulation dense — afin d’entraîner vos réflexes et de corriger vos idées reçues. C’est utile pour mémoriser les bons usages, comprendre quand l’alerte est nécessaire et éviter les comportements inappropriés qui peuvent gêner ou surprendre les autres usagers. Un résumé final reprend les points clés et les erreurs à éviter pour progresser sereinement. [Module : QCM interactif – 5 cas concrets]

Entretien, installation et dépannage de la commande

Que faire si le voyant ne s’allume pas ou si le système ne fonctionne pas

Commencez par vous mettre en sécurité : arrêtez-vous hors de la circulation, enfilez votre gilet haute visibilité et placez le triangle si cela ne vous met pas en danger (sur autoroute, évitez-le si les conditions sont risquées). Si le voyant des feux de détresse ne s’allume pas ou si rien ne clignote, vérifiez d’abord l’alimentation électrique : une batterie très faible peut empêcher le système de fonctionner. Contrôlez ensuite le fusible dédié aux « warning »/clignotants dans la boîte à fusibles et remplacez-le par un modèle de même ampérage en vous référant au manuel. Testez le bouton à triangle rouge : appuyez franchement, actionnez-le plusieurs fois ; sur certains véhicules, ce commutateur intègre le relais, et une usure interne peut bloquer l’ensemble. Si les clignotants fonctionnent mais pas les feux de détresse, la commande est probablement en cause ; si rien ne marche, suspectez le fusible, le relais ou un défaut électronique et faites diagnostiquer le véhicule. Après intervention, testez régulièrement vos feux de détresse et, en cas de panne, augmentez votre visibilité avec les feux de position et restez derrière la glissière.

Peut-on installer un dispositif additionnel dans la voiture

Installer un dispositif additionnel pour les feux de détresse (interrupteur déporté, boîtier d’allumage automatique, répétiteurs) est envisageable, à condition d’utiliser du matériel homologué et de ne pas modifier le circuit d’origine. Les feux de détresse font partie de la signalisation du véhicule : une modification non conforme peut entraîner un refus au contrôle technique, des problèmes d’assurance ou des pannes sur le réseau électronique du véhicule. Préférez un kit spécifique à votre modèle, avec marquage d’homologation et faisceau prêt à brancher. Évitez les dérivations improvisées. Protégez toute nouvelle alimentation par un fusible adapté et, si besoin, un relais.

Avant de vous lancer, consultez le manuel et demandez l’avis du constructeur ou d’un professionnel. L’ajout ne doit jamais désactiver la commande d’origine ni empêcher l’activation manuelle. Après installation, testez clignotants et feux de détresse à l’arrêt puis en roulant : cadence de clignotement, témoin au tableau de bord, retour à l’état normal. Au moindre clignotement anormal, odeur de chauffe ou message d’alerte, débranchez le module et faites vérifier le câblage.

Faut-il vérifier la commande des feux lors d’un contrôle périodique

Oui, la commande des feux de détresse doit faire partie de vos contrôles périodiques. C’est un organe de sécurité : en cas d’arrêt d’urgence, vous devez l’activer en une pression et être certain que tous les clignotants s’allument simultanément. À chaque révision ou une fois par mois, mettez le contact, appuyez sur le bouton triangulaire, vérifiez le témoin au tableau de bord et observez à l’extérieur le clignotement régulier des quatre feux. La commande doit offrir un clic net, rester éclairée si votre modèle le prévoit, et se désactiver correctement. Profitez-en pour dépoussiérer son entourage et vous assurer qu’aucun accessoire ne gêne l’accès. Si l’allumage est intermittent, trop lent, absent ou si le bouton reste mou, contrôlez d’abord le fusible et l’état des ampoules des clignotants, puis faites vérifier le relais ou le module par un professionnel. Après un démontage de console ou le montage d’un autoradio, confirmez que le connecteur de la commande est bien rebranché. Cette vérification simple augmente votre réactivité et votre sécurité.

Distance et présignalisation : bien mesurer

À quel endroit se placer pour rester en sécurité

Pour rester en sécurité après un arrêt d’urgence, allumez vos feux de détresse et enfilez votre gilet rétro‑réfléchissant avant d’ouvrir la portière. Sortez côté opposé à la circulation et faites descendre les passagers. Sur route (hors autoroute), placez-vous en amont du véhicule, hors de la chaussée, derrière un abri solide (glissière, rambarde, talus) ou sur le bas‑côté le plus éloigné. Écartez‑vous d’au moins 30 m pour laisser la présignalisation efficace, davantage avant un virage ou un sommet de côte. Posez le triangle à environ 30 m si cela ne vous expose pas, puis restez au‑delà du triangle, jamais entre la voiture et le trafic. Sur autoroute ou voie rapide, n’allez pas poser le triangle : abritez‑vous immédiatement derrière la glissière de sécurité, en remontant le sens de la circulation, le plus loin possible. Tenez les enfants par la main et gardez les animaux sous contrôle. Attendez l’assistance à l’abri, appelez depuis une borne d’appel d’urgence si elle est proche, et laissez les feux de détresse allumés.

Comment signaler un véhicule en difficulté en attendant les secours

Allumez immédiatement vos feux de détresse, ralentissez en douceur et immobilisez le véhicule le plus à droite possible. Enfilez votre gilet haute visibilité avant d’ouvrir la porte, puis faites sortir les passagers côté droit pour se placer derrière la glissière. Installez le triangle de présignalisation en amont du véhicule : comptez au moins 30 m sur route et augmentez la distance sur voies rapides (environ 100 à 150 m), en le positionnant avant un virage ou un sommet pour être visible à 100 m. Si les conditions sont dégradées (nuit, pluie, brouillard), éloignez davantage le triangle pour compenser la baisse de visibilité. Sur autoroute, ne prenez aucun risque pour le placer : si la manœuvre vous expose, abstenez-vous, restez derrière la barrière et rejoignez une borne SOS pour prévenir les secours, ou appelez le 112 en précisant votre sens de circulation et le repère kilométrique. Laissez les feux de détresse allumés jusqu’à l’arrivée de l’assistance.

Synthèse rapide avant de reprendre la route

Les règles à garder en tête pour une utilisation sûre et responsable

Utilisez les feux de détresse uniquement pour signaler un danger immédiat : arrêt d’urgence (panne, accident), véhicule immobilisé ou fort ralentissement soudain pour prévenir les usagers qui vous suivent. Allumez-les dès que la situation se présente, laissez-les actifs tant que le risque persiste, puis éteignez-les dès que vous repartez ou que le danger est écarté. Ne les utilisez pas pour stationner en double file, déposer quelqu’un, « réserver » une place ou remplacer les clignotants ou les feux de brouillard. Complétez toujours par les bons réflexes : arrêtez-vous dans une zone protégée (voie de droite, bande d’arrêt d’urgence), enfilez votre gilet haute visibilité avant de sortir, faites descendre les passagers côté sécurisé. Placez le triangle à environ 30 m si cela ne vous met pas en danger (évitez de le poser sur autoroute si les conditions sont risquées), puis mettez-vous derrière la glissière et appelez l’assistance. En circulation, n’utilisez les feux de détresse qu’à la fin d’une file qui se forme pour signaler un freinage appuyé, jamais pour rouler en continu.

Dans quelles situations ne pas utiliser les feux de détresse

Les feux de détresse ne servent pas à « avoir le droit » de vous arrêter où vous voulez. N’activez pas vos feux de détresse pour vous garer en double file, déposer un passager, charger un colis ou faire un court arrêt en zone interdite : cela reste une infraction et ajoute un risque. Ne les utilisez pas non plus pour « être plus visible » sous la pluie, dans le brouillard ou la neige. Préférez les feux adaptés (croisement, antibrouillard) pour rester lisible. N’activez pas vos feux de détresse à la place des clignotants lors d’une manœuvre, d’un changement de voie ou d’un stationnement. Le message devient ambigu et peut surprendre les conducteurs qui vous suivent. Évitez enfin de rouler longtemps avec les feux de détresse allumés en conditions normales. Ils doivent rester réservés à l’immobilisation sur la chaussée ou à un danger immédiat, comme la fin brutale d’un bouchon. En cas de doute, abstenez-vous et choisissez l’éclairage approprié.

Dernier regard sur la signalisation avant de repartir

Avant de réintégrer la circulation, accordez-vous un dernier regard sur la signalisation. Si le danger est écarté, éteignez vos feux de détresse, ils ne servent qu’à alerter d’un arrêt imprévu ou d’un ralentissement brutal. Récupérez votre triangle uniquement si vous pouvez le faire en sécurité. Il se place habituellement à environ 30 mètres en amont, davantage en courbe ou par faible visibilité. Sur autoroute, ne vous exposez pas, privilégiez la protection derrière la barrière et laissez-le en place si le récupérer est risqué. Vérifiez que chacun a regagné le véhicule, gilet toujours visible jusqu’au moment de repartir, et que rien ne reste sur la chaussée. Avant de vous insérer, contrôlez rétroviseurs et angles morts, évaluez le flux, activez le clignotant et reprenez progressivement de la vitesse. N’utilisez plus les feux de détresse en roulant, sauf pour prévenir ceux qui vous suivent d’un ralentissement soudain. Une vérification calme et méthodique vous permet de repartir en sécurité et d’être immédiatement lisible pour les autres usagers.

Questions fréquentes

Feux de détresse : quand les allumer ?

Dès danger immédiat : arrêt d’urgence, panne, accident, obstacle, ralentissement brutal (fin de bouchon). Les activer pour alerter, les couper quand le risque cesse. Les maintenir si véhicule immobilisé en zone exposée.

Dans quels cas les utiliser en circulation ?

En arrivant sur un freinage appuyé ou une file qui se forme à l’aveugle, activez-les brièvement pour prévenir l’arrière. Dès que la vitesse se stabilise et que le danger immédiat disparaît, éteignez-les.

Peut-on rouler avec les feux de détresse allumés ?

Non, pas en continu. Ils servent à alerter d’un danger ponctuel, pas à compenser la météo. Utilisez les feux adaptés (codes, brouillard). Coupez-les dès que la situation redevient normale.

Sur autoroute, que faire en cas de panne ?

Allumez-les avant de vous rabattre sur la BAU, arrêtez-vous au plus à droite, gilet avant de sortir, passagers derrière la glissière. Ne posez pas le triangle si cela vous expose. Gardez-les jusqu’à l’assistance.

Faut-il poser le triangle ? À quelle distance ?

Hors autoroute, oui si c’est sans danger : environ 30 mètres en amont, davantage avant un virage ou une crête. Sur autoroute, évitez-le si vous devez marcher sur la chaussée ; privilégiez la mise à l’abri.

Sont-ils autorisés pour se garer ou attendre en double file ?

Non. Les feux de détresse ne légitiment pas un arrêt gênant. Stationnez légalement et signalez vos manœuvres au clignotant. L’usage abusif peut être verbalisé et mettre en danger les usagers vulnérables.

Quelles sanctions en cas de mauvais usage ?

Contravention possible (jusqu’à 135 €). En cas d’arrêt dangereux ou de défaut de signalisation, d’autres infractions peuvent s’ajouter, avec immobilisation. Le défaut peut aussi aggraver votre responsabilité assurantielle après accident.

Comment mémoriser les bons usages pour le Code ?

Entraînez-vous avec les QCM Ornikar sur les feux de détresse et utilisez la check-list imprimable pour les situations d’urgence. Idéal pour réviser l’examen et ancrer les bons réflexes en conduite.

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Le contenu dans cet article présente uniquement un caractère informatif et n’engage pas contractuellement Ornikar (à savoir les entités Marianne Formation SAS et Ornikar Assurances). Cette dernière décline toute responsabilité sur les décisions et conséquences qui pourraient en découler.

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