Conducteur de voiture electrique rechargeant son vehicule

100% électrique en Europe en 2035 : cet objectif remis en cause

Si l’Europe a adopté un plan ambitieux de passage au 100% électrique en Europe à partir de l’année 2035, certains pays européens souhaitent revoir cet objectif, qui pourrait handicaper très fortement leur marché des automobiles neuves.

Le tout électrique restera-t-il prévu pour 2035 ?

Si l’Europe a déjà adopté le passage du tout électrique pour les voitures neuves en 2035, certains pays ne semblent pas être parfaitement en phase avec cette décision. C’est notamment le cas de la France, qui désirait que soit mise en place une clause de revoyure à l’horizon 2026, afin de laisser aux constructeurs automobiles plus de temps pour s’adapter aux contraintes spécifiques liées à la fabrication de voitures électriques.

Mais la France n’est pas le seul pays à remettre en cause, de façon plus ou moins assumée, cet objectif de passage au tout électrique du marché automobile neuf en Europe, puisque l’Italie remet elle aussi en cause cet objectif.

L’Italie a des doutes concernant le passage de l’Europe au tout électrique

L’Italie a, elle aussi, émis des doutes quant à la faisabilité de l’objectif d’un passage au 100% électrique en Europe. Si c’est grâce à ce pays que l’amendement Ferrari, qui autorisera la commercialisation de voitures thermiques neuves produites à moins de 1000 exemplaires par an en 2035, l’Italie a également peur pour son marché automobile intérieur, qui, contrairement au reste de l’Europe, n’a pas retrouvé la croissance.

Mattéo Salvini, le ministre des Transports italien, indique même que cette situation pourrait entraîner des milliers de licenciements chez les constructeurs automobiles européens, et provoquer ainsi une menace sociale importante en Europe.