Les idées reçues sur la lutte contre la fatigue

Il n’y a pas que les départs matinaux en période estivale qui entraînent des états de somnolence chez les conducteurs, un repas un peu trop arrosé ou un peu trop copieux peut également s’avérer assommant pour les automobilistes. Dans tous les cas, le principal danger lié à la fatigue est la baisse du niveau de vigilance, qui entraîne généralement des accidents de la route. Pourtant, le fait de bâiller ou de ressentir des douleurs dans la nuque sont généralement les premiers signes que notre corps nous adresse pour nous alerter de difficulté à être en état de conduire, ainsi que de la nécessité de faire une pause. Ni le fait d’ouvrir les fenêtres ou encore de prendre un bon café chaud n’auront d’impact à long thème et la seule solution véritablement efficace est de s’arrêter sur un emplacement de parking, et parfois même de s’adonner à une courte sieste.

Quelques chiffres sur la somnolence au volant

La somnolence au volant impact bien plus d’usagers de la route que ce que les conducteurs semblent croire. En effet, d’après les chiffres de l’Association Prévention Routière, la fatigue au volant est responsable de plus de 1 accident mortel sur 3 sur les autoroutes. De plus, il a été démontré que 1 conducteur sur 2 réduit son temps de sommeil avant un départ en vacances.

Pourquoi la fatigue du conducteur était-elle dangereuse ?

En France, près d’un conducteur sur cinq souffre d’un état de fatigue alors qu’il se déplace à bord de son véhicule. Cette constatation est étroitement liée au fait que contrairement à leurs voisins européens, les Français ne dorment plus assez longtemps. Résultat, tous les matins ce sont des milliers de conducteurs fatigués qui arpentent le réseau routier avant même que leur journée de travail ne commence. Parmi les conséquences directes de la prise de volant par ces conducteurs somnolents, leur temps de réaction face au danger devient plus important. En effet, les collisions entre véhicules, même lorsque le trafic est fluide, deviennent de plus en plus nombreuses. Pourtant, il n’est pas rare d’entendre certains titulaires du permis de conduire se vanter d’avoir réussi à déjouer leur état de fatigue à l’aide d’astuces implacables.

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Quels sont les premiers signes de la fatigue ?

Avant d’en arriver à sombrer dans un véritable état de somnolence, le corps humain envoi de nombreux signes pour faire part de sa fatigue. On retrouve parmi ces différents signes :

  • des clignements des yeux fréquents
  • des picotements au niveau du visage
  • une sensation de relâchement au niveau des muscles du cou
  • des bâillements intempestifs
  • des raideurs au niveau des jambes

Il est essentiel pour un conducteur de savoir faire le point sur sa capacité à pouvoir terminer son trajet ou non, et ceci bien avant que ses paupières ne deviennent trop lourdes, et qu’il ne représente un danger pour les autres automobilistes.

Les principales idées reçues pour lutter contre la somnolence

Voici la liste des principales idées reçues sur la lutte contre la fatigue :

  • ouvrir les fenêtres ou allumer la climatisation pour se donner un coup d’air frais
  • boire un café bien chaud pour profiter de l’effet de la caféine
  • augmenter le volume de l’autoradio
  • fumer une cigarette
  • passer un appel téléphonique

Malheureusement, toutes ces solutions sont des placebos de courte durée, qui n’ont pas pour effet de stopper définitivement la fatigue.

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Une seule véritable solution : le repos

La seule solution qui permettra à un conducteur d’aller au terme d’un itinéraire, c’est de s’arrêter. Que ce soit pour faire une pause d’au moins 20 minutes ou pour faire une courte sieste, mais également pour céder le volant à un autre conducteur plus apte à conduire. Parfois, il vaut mieux être un peu en retard par rapport à l’heure d’arrivée initialement prévue que de ne jamais arriver à bon port.

D’autres facteurs entrent également en compte lorsqu’il est question de l’état de fatigue d’un conducteur. En effet, tous les passagers d’un même véhicule doivent également faire en sorte de ne pas troubler l’attention du conducteur lorsqu’il est concentré sur les conditions de circulation et sur les autres usagers. Cela est d’autant plus important que les embouteillages, les ralentissements, les conditions météo difficiles ainsi que la conduite de nuit, qui ont pour effet de fatiguer considérablement la personne qui se trouve au volant d’un véhicule à moteur.

Les sanctions en cas de somnolence au volant

S’il n’existe aucun texte de loi se focalisant uniquement sur la fatigue et l’état de somnolence au volant, le fait de ne pas pouvoir se rendre entièrement maître de son véhicule peut être verbalisé par les forces de l’ordre sur la base de l’article R 412-6 du Code de la route, qui définit que “Tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent.”

En cas de non-respect de ce principe fondamental permettant d’adopter une conduite sécuritaire, l’usager peut être sanctionné par la remise d’une contravention de 35 €.

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