Expérimentation de passages piétons en 3D

Afin de faire naître des comportements responsables chez les conducteurs aux abords des passages piétons, en plus de ceux acquis grâce à la formation au code de la route et à la conduite, différentes expérimentations de passages piétons en trois dimensions se multiplient dans toute la France. Le procédé d’impression utilisé lors de leur implantation permet de créer un effet de relief qui doit, en théorie, pousser les conducteurs à freiner comme s’ils étaient en présence d’un obstacle. Pour le moment, les communes qui souhaitent tenter l’expérience doivent réaliser des démarches administratives importantes car les passages piétons 3D ne répondent pas, jusqu’à maintenant, aux normes fixées par l’instruction ministérielle relative à la signalisation routière.

Pour quelles raisons des expérimentations de passages piétons en 3D sont-elles lancées en France ?

Depuis plusieurs années, les chiffres de la sécurité routière indiquent une forte augmentation de la mortalité chez les piétons touchés lors d’un accident de la route. Parmi ces usagers vulnérables, les seniors, les jeunes âgés de 18 à 25 ans et les enfants sont malheureusement les victimes les plus représentées. Aussi, plusieurs expérimentations et aménagements des voies de circulation ont permis de rechercher des solutions innovantes qui permettraient d’améliorer la sécurité des usagers vulnérables durant leur traversée des voies de circulation. Rapidement, l’implémentation de passages piétons en 3D a été lancée dans toute la France afin d’évaluer le potentiel de ces aménagements, ainsi que leur pertinence en matière de sécurité routière.

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Quel procédé est utilisé pour créer un passage piéton en 3D ?

Le procédé utilisé pour créer des passages piétons 3D s’appuie sur ce que l’on appelle une “illusion anamorphique”. Cette dernière consiste à donner un effet de perspective à un marquage au sol horizontal. Aussi, ce leurre ne fonctionne que sous un angle bien précis, c’est à dire lorsque le conducteur circule en face du passage piéton. Si le marquage au sol est vu de côté ou s’il est trop éloigné, l’effet 3D n’est pas perceptible. Dans les faits, tout prend forme à l’aide d’un jeu de couleurs au sol. Tout d’abord, le blanc représente le dessus du passage en dessous duquel on ajoute une couche de gris ainsi qu’une couche de gris foncé. Enfin, la partie noire génère un effet d’ombre, qui donne l’impression que le passage piéton lévite au-dessus du sol.

Comment réagissent les conducteurs ?

Grâce au procédé d’impression des passages piétons en 3D, il est possible de simuler la présence d’un obstacle sur la chaussée. Ainsi, les conducteurs attentifs à leur environnement de conduite réagiront en exerçant une pression sur leur pédale de frein.

Malheureusement, cet exemple de marquage au sol innovant n’aura aucun effet sur les automobilistes ne prêtant pas assez attention à leur environnement de conduite, comme pour ceux utilisant leur smartphone en conduisant.

Quelles sont les démarches à effectuer pour lancer une expérimentation de passages piétons en 3D dans une commune ?

Avant même de s’intéresser au coût d’une expérimentation de passage piéton en 3D, il est essentiel de garder à l’esprit que les expérimentations en équipements routiers ou en signalisation sont définies par un cadre réglementaire strict. En effet, avant d’être réalisées, ces expérimentations nécessitent qu’une procédure d’autorisation spécifique soit mise en place. Aussi, le porteur du projet doit prendre contact avec la Délégation à la Sécurité routière (DSR) pour présenter sa demande. La constitution d’un dossier est obligatoire afin d’obtenir la validation ou non de l’administration. Enfin, en ce qui concerne l’aspect financier, la réalisation d’un passage piéton en 3D coûte environ 5 fois plus cher que celle d’un passage piéton standard ...

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Certains aménagements de traversées piétonnes sont moins adaptés que d’autres au lancement d’une expérimentation de passage piéton en 3D. C’est le cas par exemple des chaussées à double sens, qui ne sont pas pourvues d’un séparateur central. Ainsi, la complexité d’un tel aménagement réside dans le fait que l’effet 3D ne doit y être visible que dans le sens de circulation. De fait, lors de l’implantation au sol, les agents de voirie doivent être particulièrement attentifs au positionnement des kits. Dans le cas contraire, ils ne seront pas correctement perçus par les conducteurs, ce qui réduira leur effet à néant.

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