9 faits marquants sur la sécurité routière dans le monde

L'Organisation Mondiale de la Santé a publié certains chiffres mettant en avant les risques encourus par les différents usagers de la route dans les différentes régions du globe, en fonction des règles de sécurité et des infrastructures mises à leur disposition.

  • 1,3 million de personnes meurent tous an victimes de l'accidentalité routière dans le monde. Entre 20 et 50 millions d'usagers subissent des blessures importantes dans des accidents.
  • L'accidentalité routière représente la 7e cause de décès dans le monde. Et la principale cause de décès des 15-29 ans.
  • 75% des tués sur les routes sont des hommes.
  • Les hommes de moins de 25 ans ont presque 3 fois plus de risques d'être tués dans un accident de voiture que les femmes.

L'OMS nous apprend aussi 9 faits édifiants sur la sécurité routière dans le monde.

1 - Les blessures provoquées lors d'accidents de la route sont un réel problème de santé publique

93% des décès provoqués par des accidents de la circulation surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, alors que ces pays ne comprennent qu'un peu plus de la moitié des véhicules soumis aux règles d'immatriculation dans le monde. C'est dans les régions africaines que le taux de mortalité est le plus élevé. Cette situation peut s’expliquer par le manque de formation, de sensibilisation à la sécurité routière mais aussi par le manque d'infrastructures adaptées (route, bande cyclable, trottoir, etc) et par l'état du parc des véhicules circulants.

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2 - Les usagers vulnérables sur-représentent les victimes par accident

Les piétons, les cyclistes, les motards et tous les autres usagers de la route qui ne sont pas protégés par l'habitacle du véhicule sont des usagers dits "vulnérables". En effet, en cas de choc, ces derniers sont moins voire pas protégés que d’autres usagers, comme les automobilistes. Les conséquences peuvent alors devenir rapidement dramatiques. Le taux de mortalité des usagers vulnérables reste bien plus important dans les pays défavorisés que dans les pays développés. Le manque d'infrastructure (trottoir ou encore bande, piste cyclable) est une des principales causes. L'usager vulnérable doit pouvoir se déplacer sans risquer de se faire heurter tous les 5 mètres. Ce manque d'infrastructure additionné au manque de sensibilisation aux risques routiers entraînent alors cette statistique malheureuse.

3 - La limitation de la vitesse réduit le nombre d'accidents de la circulation

Augmenter d'1 km/h la vélocité moyenne d'une automobile entraîne 3% des accidents entraînant des traumatismes (3%) et des accidents mortels (4 à 5%). Seulement 47% des États (soit 13% de la population mondiale) ont voté des lois considérées comme sécuritaires dans les cadre de la limitation de vitesse dans les agglomérations, ce qui signifie ne pas dépasser 50 km/h en ville.

4 - L'alcool augmente les risques d'accident

Un verre d’alcool apporte en moyenne un taux de 0,20 g/l de sang, ceci en fonction des personnes, du genre et de la corpulence. Ce n'est pas nouveau, les effets de l'alcool font partie des facteurs d'accroissement du risque d'accident. Ce risque est multiplié par 2 avec un taux de 0,50 g/l de sang (environ 2 verres), par 10 avec 0,8 g/l (environ 4 verres) et par 35 avec 1,20 g/l (environ 6 verres). En France, l'infraction est constatée dès 0,5 g/l de sang (depuis 1995) pour les usagers expérimentés et 0,20 g/l (depuis 2004) de sang pour les novices en période probatoire. La France est l’un des 34 pays (29% des habitants du globe) appliquant des lois correspondant aux principales initiatives dans le domaine de la lutte contre l’alcoolémie au volant.

5 - L'usage d'une ceinture de sécurité diminue les risques de décès pour les usagers assis à l'avant comme à l'arrière

Attacher sa ceinture réduirait de 45 à 50% les risques de traumatisme mortel et non mortel pour les usagers assis à l'avant, et réduirait de 25 à 75% ce même risque pour les passagers assis à l'arrière. 105 pays du monde (65% de la population mondiale) ont opté pour le port de la ceinture obligatoire à l'avant comme à l'arrière. En France, la ceinture de sécurité est obligatoire à l'avant sur tous les réseaux depuis 1979 et est obligatoire à l’arrière depuis 1990.

6 - Le port d'un casque homologué permet de diminuer tout risque de décès

Un casque fabriqué à partir de matériaux sécuritaires permet de diminuer de 40% tout risque de décès pour l'usager et de près de 70% les risques de blessures graves. 44 pays du globe (17% de la population mondiale) ont mis en place une législation rendant le port du casque obligatoire pour les conducteurs de deux-roues. En France le port du casque, comme celui de certains autres équipements de sécurité destinés aux deux-roues, est obligatoire en toute circonstance depuis 1980. Les normes de qualités sont particulières et permettent d'assurer la résistance des différents matériaux, des différentes couches qui constituent le casque. Si un casque peut sembler cher à l'achat, il est essentiel de rappeler que celui-ci doit être changé au moindre choc et au moins tous les 5 ans.

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7 - Le siège auto homologué pour les usagers les plus jeunes diminue drastiquement les risques de traumatisme chez l'enfant

Un siège auto permet de diminuer jusqu'à 80% les risques de blessures importantes par rapport au port de la ceinture de sécurité uniquement. 53 pays (17% de la population mondiale) ont opté pour ces bonnes pratiques. Lors d'un choc, l'usager est projeté avec une force de 10 fois son poids vers l'avant (à 50 km/h). Les sièges auto permettent notamment un meilleur positionnement de la ceinture sur l'enfant pour le retenir en cas de freinage brusque. Les bébés doivent être installés dos à la route parce que leur cou n'est pas assez musclé pour retenir leur tête (partie la plus lourde à cet âge). Il est primordial de vérifier que le siège auto est toujours solidement accroché au véhicule avec une ceinture de sécurité bien tendue. Sans cela, le système ne pourra pas faire grand chose en cas de choc ou de freinage brusque. N'oubliez pas que le harnais du siège auto doit, lui aussi, être tendu. Il est, d'ailleurs, conseillé d'enlever les gros manteaux des enfants, afin de permettre au système d'être plus efficace. Moins il y a de couches de vêtements entre le passager et la ceinture et plus le système est efficace.

8 - 80% des pays du monde ont des véhicules non-conformes aux normes de sécurité élémentaires

La bonne qualité du véhicule et ses équipements joue un rôle essentiel dans la lutte contre les accidents et dans la réduction de la probabilité des blessures importantes. Il existe 7 directives permettant que tous les véhicules deviennent sécuritaires. 40 pays ont mis en place ces règlements, parmi lesquels se retrouvent 35 pays à revenus élevés. En réalité, il existe un très grand nombre de règles de sécurité intégrant les aides à la conduite, les types de phares, etc. mais tous les pays ne respectent malheureusement pas le même nombre de règles, ni les mêmes règles que celles mentionnées auparavant.

9 - Des aménagements routiers ne favorisant pas la sécurité et augmentant les risques d'accidents

Lors de la conception des routes, les choses ne sont pas faites au hasard. ces infrastructures doivent être réalisées en prenant en compte tous les usagers. Ce qui veut dire que les usagers vulnérables doivent bénéficier d’infrastructures spécifiques ou adaptées. Les trottoirs, les pistes cyclables, les passages piétons sont des dispositifs essentiels pour diminuer la quantité de blessures graves constatées chez les usagers les plus vulnérables.

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