Voiture electrique branchee a une borne

La voiture électrique ne fait pas l’unanimité en France et en Allemagne

Dans une étude publiée le 22 mars 2021, Continental analyse l’évolution de la mobilité dans 5 pays ainsi que les conséquences du coronavirus sur les habitudes de conduite des usagers comme de la défiance des conducteurs Européens pour les voitures électriques.

Les français ne sont pas convaincus par les voitures électriques

De nombreux usagers vivant partout dans le monde ne semblent pas convaincus par l’électrification des moyens de transport. En effet, dans 4 des 5 pays concernés par cette étude, la moitié des usagers de la route ne s’imaginent pas conduire une voiture électrique dans un futur proche ou éloigné. Les conducteurs chinois sont les moins réfractaires face à ce changement (12%), alors que pas moins de 59% des Allemands et de 57% des Français se disent contre le choix d’un véhicule tout électrique afin de réaliser leurs trajets personnels.

Les raisons à l’origine de ce refus de changement évoqués par les français sont d’abord le prix que coûtent ces véhicules par rapport aux équivalents thermiques. Ensuite vient la nécessité d’inclure dans la planification des voyages les besoins en matière de borne de recharge électrique pour 48% des conducteurs Français. En effet, avoir une borne suffisamment proche pour recharger sa voiture n’est pas toujours évident vu la faible étendue du réseau de bornes de recharge en France.

Enfin, seuls 28% des automobilistes français invoquent la faible autonomie de ces véhicules motorisés comme raison derrière leur refus d’acquérir une voiture électrique.

Les habitudes de conduite des Français chamboulées par le Coronavirus

L’étude publiée par Continental met également en lumière les différents changements que les français ont adopté dans le cadre de leur mobilité suite à la crise du Coronavirus. En effet, 80% des usagers interrogés ont vu leurs habitudes de conduite changer face à l’épidémie, et pas moins de 16% des automobilistes Français déclarent prendre leur voiture plus souvent depuis la crise. Cette augmentation reste cependant moindre que celle constatée dans les autres pays couverts par l’étude, et ne suffit pas à compenser la baisse de fréquentation de 30 à 40% constatée dans les transports en commun.