Les panneaux de vitesse minimale obligatoire

Si la plupart des usagers de la route expriment leur mécontentement à proximité d’un ou plusieurs panneaux de limitation de vitesse, il est rare de constater le même phénomène en présence d’un ou plusieurs panneaux de vitesse minimale obligatoire. Leur format circulaire à dominante bleue est le même que les autres éléments de signalisation permettant de communiquer une obligation. Ces panneaux sont implantés sur la chaussée de manière à ce que les conducteurs aient la possibilité de les prendre en considération au moment où ils atteignent la zone concernée. Le non-respect des indications de prescription constitue, au même titre qu’un excès de vitesse, une infraction à la réglementation routière.

Tout savoir sur les panneaux de vitesse minimale obligatoire

Depuis leur première apparition sur le réseau routier français en 1963, les panneaux de vitesse minimale obligatoire sont de forme ronde et dotés d’un fond de couleur bleue bordé d’un listel blanc. En leur centre, on retrouve le nombre relatif à la prescription inscrit en blanc. Au sein de l’Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière, ce panneau de signalisation est codifié B25. En 1977, les autorités décident de créer un élément de signalisation spécifique afin de mentionner la fin de cette prescription, qui est codifié B43. Visuellement, il s’agit du même signal, mais celui-ci est barré par une ligne rouge oblique.

Autocollants et panneaux de signalisation
Ne risquez pas un échec.
Faites le choix Ornikar.

Quelle est la différence entre les panneaux de vitesse minimale obligatoire et les panneaux de limitation de vitesse ?

Difficile de confondre les panneaux de vitesse minimale obligatoire et les panneaux de limitation de vitesse tant leurs aspects visuels diffèrent. Pourtant, dès lors qu’un conducteur les croise, il devra respecter les limitations qu’ils imposent. Sur l’autoroute par exemple, où la vitesse maximale autorisée par temps sec est de 130 km/heure, il n’est pas rare de croiser des panneaux de vitesse minimale obligatoire pour rappeler à celles et ceux dont le véhicule se trouve sur la voie la plus à gauche qu’il leur est impossible de circuler à une vitesse inférieure à 80 km/h.

Leur implantation sur la chaussée

Alors qu’il pourrait être particulièrement utile sur les portions de route hors agglomération, le panneau de vitesse minimale obligatoire n’est utilisé qu’au niveau de tunnels et de voies d’autoroutes. Comme tous les autres panneaux de signalisation dits de prescription, ce panneau est implanté sur le côté de la chaussée et au niveau de la zone où débute la prescription à respecter. De plus, il s’agit d’un élément de signalisation qui doit être répété chaque fois qu’une intersection est dépassée. Au-delà de leur revêtement rétro-réfléchissant, les agents de voirie les installent de manière légèrement inclinée afin que la réflexion des phares n’éblouissent pas les conducteurs qui circulent de nuit.

Infractions et sanctions en cas de non-respect

En France, d’après l’article R413-19 du Code de la route : « Aucun conducteur ne doit gêner la marche normale des autres véhicules en circulant sans raison valable à une vitesse anormalement réduite. ». Aussi, lorsqu’un véhicule se déplace à une vitesse inférieure à celle qui est indiquée sur un panneau de vitesse minimale obligatoire, son conducteur commet une infraction. Celle-ci est sanctionnée par une contravention de deuxième classe qui prend la forme d’une amende forfaitaire dont le montant est de 35 euros.

Entraînement code de la route
Code de la route
10× moins cher !

En ne respectant pas les indications qui se trouvent sur les panneaux de vitesse minimale obligatoire, certains usagers de la route créent sans le vouloir d’importants ralentissements sur les routes à double sens de circulation. L’aménagement de ces dernières ne permet généralement pas d’effectuer régulièrement des dépassements, ce qui a tendance à jouer sur la nervosité des autres conducteurs. Aussi, bien que la situation soit des plus désagréables, la sécurité routière doit l’emporter sur les états d’âme de chacun. Dans tous les cas, inutile de se muer en justicier vengeur, car c’est aux forces de l’ordre que revient la lourde responsabilité de faire respecter le Code de la route.

Nos villes couvertes par la conduite :