Cambriolage : que faire dans les 24 heures qui suivent ?

Un cambriolage, ça ne ressemble à rien d'autre. En rentrant chez vous, quelque chose cloche la porte entrouverte, les affaires éparpillées, le silence qui sonne faux. Le choc est réel, et les premières heures sont les plus décisives pour votre sécurité, mais aussi pour votre indemnisation. Ce guide vous explique, dans l'ordre chronologique, les actions concrètes à mener dans les 24 heures qui suivent un cambriolage, pour ne rien oublier et limiter les conséquences.

Frederic Artru

Article rédigé par

Frederic Artru
Sommaire

À retenir :
• Appelez le 17 sans attendre et ne touchez à rien avant l'arrivée des forces de l'ordre
• Photographiez tous les dégâts et sécurisez le logement si une issue est fracturée
• Déposez plainte dans les 48 heures  –  sans plainte, votre assurance ne peut pas vous indemniser
• Déclarez le sinistre à votre assureur dans les 2 jours ouvrés suivant la découverte

Vous rentrez chez vous et quelque chose cloche : les bons réflexes immédiats

La scène est souvent la même. Une porte légèrement forcée, un volet mal fermé que vous n'aviez pas laissé comme ça, ou un silence inhabituel dans votre appartement. Avant d'entrer ou de toucher quoi que ce soit, trois réflexes s'imposent.

N'entrez pas si vous pensez que les cambrioleurs sont encore là

Si vous avez le moindre doute sur la présence de cambrioleurs à l'intérieur, n'entrez pas. Reculez, restez à l'écart et appelez le 17 depuis l'extérieur. Une confrontation avec des individus pris sur le fait peut tourner très mal. Votre sécurité passe avant tout le reste.

Si vous habitez une maison, évitez également de faire le tour seul  –  attendez les forces de l'ordre pour inspecter les abords. Si vous apercevez les cambrioleurs en fuite, notez mentalement ce que vous pouvez observer : aspect physique, véhicule, plaque d'immatriculation. Ces détails peuvent être précieux pour l'enquête.

Ne touchez à rien  –  même si c'est instinctif

Tout a été retourné, vos affaires sont éparpillées, vous avez envie de remettre de l'ordre. C'est humain. Mais c'est précisément ce qu'il ne faut pas faire.

Les empreintes digitales, les traces d'effraction, les objets déplacés  –  tout cela constitue des preuves que les forces de l'ordre vont relever à leur arrivée. Si vous rangez avant leur passage, vous effacez des éléments d'enquête potentiellement déterminants. Et vous compliquez aussi votre dossier d'assurance, qui s'appuiera sur les constatations officielles.

Appelez le 17 sans attendre

Le 17 est le numéro d'urgence de la police et de la gendarmerie, disponible 24h/24. Appelez dès que vous avez constaté le cambriolage. Une équipe se déplacera pour constater officiellement les faits, relever les éventuelles empreintes et enregistrer les premières informations.

Vous avez perdu votre téléphone lors du cambriolage ?

Depuis un téléphone fixe ou celui d'un voisin, le 17 reste le plus direct. Vous pouvez aussi composer le 112 (numéro européen d'urgence) ou le 114 par SMS si vous êtes sourd ou malentendant.

Les premières heures sont décisives : ce que vous devez faire avant de dormir

Une fois les forces de l'ordre sur place ou en attente de leur arrivée, vous pouvez commencer à agir  –  méthodiquement, sans précipitation. Ces premières heures conditionnent à la fois votre sécurité immédiate et la solidité de votre dossier d'indemnisation.

Photographiez les dégâts avant toute intervention

Avant qu'un serrurier ou un vitrier intervienne, photographiez l'ensemble des dommages. Porte fracturée, serrure arrachée, fenêtre cassée, pièces mises à sac : documentez tout, sous plusieurs angles. Ces photos constituent des preuves irremplaçables pour votre assureur.

Si vous avez des photos récentes de vos biens (une photo de votre salon, de votre matériel informatique, de vos bijoux), retrouvez-les sur votre téléphone ou dans vos sauvegardes  –  elles peuvent également servir à justifier la valeur des objets volés.

Conservez aussi les éléments physiques de l'effraction si c'est possible : la serrure arrachée, l'espagnolette tordue. Un expert d'assurance pourra en avoir besoin pour valider la nature de l'effraction.

Sécurisez le logement si la porte ou une fenêtre est fracturée

Si votre logement n'est plus sécurisable  –  porte impossible à fermer, fenêtre brisée, serrure hors d'usage  –  vous devez faire intervenir un serrurier ou un vitrier en urgence. C'est la seule intervention que vous pouvez entreprendre avant d'avoir l'accord de votre assureur.

Pour le reste, attendez. Ne remplacez pas de matériel, ne commencez pas de travaux, ne jetez pas les objets endommagés. Votre assureur peut envoyer un expert pour évaluer les dommages, et toute modification anticipée peut être interprétée comme une renonciation à cette expertise.

Demandez systématiquement au serrurier un devis détaillé et une facture précisant la nature de l'intervention. Ces documents seront à transmettre à votre assureur. Si vous êtes locataire, la convention détérioration immobilière (ou convention vol) prévoit que les réparations d'effraction jusqu'à 1 600€ HT sont prises en charge par votre propre assurance habitation ; au-delà, c'est l'assurance du propriétaire qui intervient.

Faites opposition sur vos moyens de paiement si des documents ont été volés

Si votre portefeuille, votre sac ou des cartes bancaires ont été dérobés, l'opposition est une urgence. Ne remettez pas ça au lendemain.

Pour une carte bancaire, appelez le numéro d'opposition de votre banque  –  il est généralement indiqué au dos de votre relevé ou sur l'application mobile. Le numéro interbancaire universel est le +33 (0)892 705 705, disponible 7j/7 et 24h/24. Pour des chèques volés, contactez le Centre National des chèques perdus ou volés au 08 92 68 32 08, également ouvert 24h/24, puis confirmez par écrit auprès de votre banque.

Si des papiers d'identité ont été volés (carte d'identité, passeport, permis de conduire), signalez-le également aux forces de l'ordre lors de votre dépôt de plainte. Cela permet de vous protéger en cas d'usurpation d'identité.

{{cta-acheel}}

Porter plainte : obligatoire, rapide, et faisable en ligne

Le dépôt de plainte n'est pas une formalité administrative que vous pouvez reporter à la semaine suivante. C'est une condition indispensable pour que votre assurance puisse instruire votre dossier. Sans plainte, pas d'indemnisation.

Plainte ou main courante  –  la différence que ça change pour votre indemnisation

C'est une confusion fréquente, et elle peut coûter cher. La main courante est une simple déclaration d'un fait auprès des forces de l'ordre, sans déclenchement d'enquête. La plainte, elle, engage officiellement la justice et donne lieu à l'ouverture d'une procédure pénale.

Pour votre assureur, seule la plainte compte. Une main courante ne suffit généralement pas à obtenir une indemnisation. Assurez-vous bien de déposer une plainte formelle, et non une simple main courante, même si vous ne connaissez pas l'identité des auteurs.

Comment faire une pré-plainte en ligne (sans vous déplacer tout de suite)

Le site officiel plainte-en-ligne.masecurite.interieur.gouv.fr vous permet de préremplir votre plainte depuis chez vous. C'est particulièrement utile si vous êtes encore sous le choc et que vous avez du mal à mettre les faits en ordre à l'oral.

La pré-plainte en ligne vous permet de poser les faits à tête reposée : date, heure estimée, nature de l'effraction, liste des objets volés. Vous choisissez ensuite le commissariat ou la brigade où vous souhaitez finaliser la procédure, et vous avez en général 24 heures pour vous y présenter pour signer. Si vous êtes étudiant et que vous avez besoin d'une attestation d'assurance habitation après le sinistre, elle est disponible à tout moment depuis votre espace client.

Ce que vous devez emporter au commissariat

Si vous choisissez de vous rendre directement au commissariat ou à la gendarmerie, préparez ce que vous pouvez rassembler :

• Votre pièce d'identité (si elle n'a pas été volée)

• La liste des objets volés, avec leur valeur estimée

• Les photos des dégâts que vous avez prises

• Tout document utile : factures d'achats, numéros de série, photos des biens

À l'issue du dépôt de plainte, les forces de l'ordre vous remettent un récépissé (ou procès-verbal). Demandez-en plusieurs copies : vous devrez en transmettre une à votre assureur, et une à l'assureur de votre propriétaire si des dégâts immobiliers ont été constatés et que vous êtes locataire.

Le délai pour porter plainte

Vous disposez en principe de 48 heures pour déposer plainte après la découverte du cambriolage afin d'être en position de demander une prise en charge assurance. Ce délai est calculé à partir de la date de découverte, et non de la date du vol  –  ce qui compte si vous étiez absent plusieurs jours. Plus vous agissez tôt, plus l'enquête a de chances d'aboutir.

Déclarer le sinistre à votre assurance : un délai très court à respecter

Une fois la plainte déposée, la prochaine urgence est de contacter votre assureur. Ce délai est l'un des plus méconnus  –  et l'un des plus importants.

2 jours ouvrés  –  ce que ça veut dire concrètement

L'article L.113-2 du Code des assurances impose un délai de 2 jours ouvrés à partir de la découverte du sinistre pour déclarer un cambriolage à votre assureur. Les jours ouvrés excluent les week-ends et jours fériés.

Concrètement : si vous découvrez le cambriolage un vendredi soir, vous avez jusqu'au mardi soir pour déclarer. Si vous le découvrez un lundi, vous avez jusqu'au mercredi. Ce délai est court  –  ne le laissez pas passer.

Une déclaration tardive peut entraîner un refus d'indemnisation, ou une indemnisation réduite. Votre assureur peut toutefois faire preuve de souplesse en cas de force majeure avérée (hospitalisation, séjour à l'étranger), mais c'est l'exception, pas la règle.

Ce que votre assureur va vous demander

Lors de votre déclaration, soyez aussi précis que possible. Votre assureur aura besoin de :

• La date et l'heure estimée du cambriolage

• Le lieu exact (appartement, maison, dépendance)

• La nature de l'effraction (porte forcée, fenêtre brisée, serrure arrachée)

• Une copie du récépissé de dépôt de plainte

• Une liste des objets volés ou dégradés, avec valeur estimée

• Des photos des dégâts

• Toute facture ou preuve d'achat disponible

Vous pouvez déclarer par téléphone, par email ou directement depuis votre espace client si votre assureur propose cette option. Dans tous les cas, il est recommandé d'envoyer également un courrier recommandé avec accusé de réception pour garder une trace écrite de votre déclaration dans les délais.

Que faire si vous n'avez plus aucune facture des objets volés ?

C'est l'une des angoisses les plus fréquentes des victimes de cambriolage. La réponse est : ce n'est pas forcément bloquant, mais il faut compenser par d'autres preuves.

Votre assureur peut accepter des relevés bancaires montrant l'achat, des captures d'écran de confirmation de commande en ligne, des photos de l'objet prises avant le vol (un selfie avec votre ordinateur, une photo de votre salon où l'objet est visible), des témoignages de proches, ou encore des garanties constructeur encore en cours. L'essentiel est de rassembler tout ce qui peut établir l'existence et la valeur approximative de l'objet.

Constituer votre dossier d'indemnisation : le guide pratique

Déclarer le sinistre est une chose. Être indemnisé correctement en est une autre. La qualité de votre dossier aura une influence directe sur le montant et la rapidité de votre remboursement.

La liste des éléments à rassembler

Un dossier complet comprend :

• Une copie du dépôt de plainte ou du récépissé délivré par les forces de l'ordre

• La déclaration de sinistre transmise dans les délais (et la preuve d'envoi si recommandé)

• Un inventaire détaillé des objets volés (type, marque, modèle, date d'acquisition approximative, valeur estimée)

• Les preuves d'achat disponibles (factures, tickets, bons de garantie, relevés bancaires)

• Des photos des dégâts causés par l'effraction

• Des photos des objets volés si vous en avez (avant le vol)

• La facture du serrurier ou du vitrier pour les interventions d'urgence

• Le devis des travaux de réparation, si votre assureur doit les valider

Plus votre dossier est documenté et précis, plus vous facilitez le travail de l'assureur  –  et plus vous réduisez les délais de traitement.

Valeur d'usage ou valeur à neuf : quelle différence sur votre remboursement ?

C'est un point que beaucoup de victimes de cambriolage découvrent trop tard. Par défaut, la plupart des contrats d'assurance habitation remboursent les objets volés à leur valeur d'usage, c'est-à-dire la valeur actuelle de l'objet compte tenu de son âge et de son usure (appelée vétusté).

Exemple concret : vous avez acheté un ordinateur portable 1 200€ il y a quatre ans. Avec une vétusté de 20% par an, sa valeur d'usage n'est plus que de 240€. C'est ce montant que vous recevez si votre contrat ne prévoit pas autre chose.

L'option valeur à neuf (ou rééquipement à neuf) change la donne : votre assureur vous rembourse le coût de remplacement de l'objet à l'identique, ou verse un complément pour couvrir la différence jusqu'à 25% de vétusté. C'est une option à vérifier dans votre contrat  –  on vous détaille ce que couvre concrètement l'assurance habitation avant d'avoir à la regretter.

Les exclusions à connaître avant d'espérer être remboursé

Tous les objets volés ne sont pas automatiquement couverts. Certaines exclusions sont communes à la quasi-totalité des contrats d'assurance habitation :

L'argent liquide : les espèces ne sont généralement pas couvertes, ou dans une limite très faible

Les bijoux et objets de valeur non déclarés : au-delà d'un certain plafond (souvent 30% du capital mobilier), les objets de valeur doivent avoir été déclarés préalablement

Les vols sans effraction : si aucune trace d'effraction n'est constatée, votre assureur peut contester la prise en charge

Les vols commis par un membre du foyer : systématiquement exclus des garanties, même avec dépôt de plainte

Les biens stockés dans les caves ou garages : souvent couverts, mais avec un plafond distinct à vérifier dans votre contrat

Locataire ou propriétaire  –  qui prend en charge quoi après un cambriolage ?

C'est une question que peu d'articles traitent clairement, et pourtant elle génère beaucoup de confusion. La réponse dépend de la nature des dommages.

Si vous êtes locataire, votre assurance habitation couvre vos biens personnels volés et les dégâts causés à votre mobilier. Pour les dommages immobiliers causés par l'effraction (porte, fenêtre, serrure), la convention détérioration immobilière prévoit que votre assurance prend en charge les réparations jusqu'à 1 600€ HT. Au-delà de ce seuil, c'est l'assurance du propriétaire qui doit intervenir  –  à condition qu'une effraction manifeste soit constatée. Pensez à prévenir votre propriétaire dès que possible.

Si vous êtes propriétaire occupant, une seule assurance couvre l'ensemble des dommages : votre assurance habitation (ou multirisque habitation) prend en charge à la fois vos biens et la structure de votre logement. Votre assureur mandatera un expert si les travaux dépassent un certain montant  –  généralement 1 600€ HT  –  pour évaluer les réparations avant de valider les devis. Pour en savoir plus sur ce qui est couvert selon votre statut, consultez notre guide sur pourquoi souscrire une assurance multirisque habitation.

Dans les deux cas, ne faites pas réaliser de travaux importants sans accord préalable de votre assureur. Un devis est toujours nécessaire. Les travaux urgents de mise en sécurité (serrurerie, vitrage) font exception et peuvent être réalisés immédiatement, à condition de conserver toutes les factures.

Avec l'assurance habitation Ornikar

La garantie vol et actes de vandalisme est incluse dès la première formule. En cas de sinistre, la déclaration se fait directement depuis votre espace client, sans paperasse. Un gestionnaire prend en charge votre dossier et vous accompagne jusqu'au remboursement.

Si vous avez raté un délai : que se passe-t-il vraiment ?

Vous avez découvert le cambriolage un vendredi, vous étiez sous le choc, et vous réalisez le lundi que le délai de 48 heures est déjà dépassé. C'est une situation qui arrive  –  et il est important de comprendre ce que ça signifie vraiment pour votre indemnisation.

Le retard ne signifie pas automatiquement un refus. L'article L.113-2 du Code des assurances prévoit que l'assureur peut réduire ou refuser l'indemnisation en cas de déclaration tardive, seulement s'il prouve que ce retard lui a causé un préjudice. En pratique, un délai de quelques heures dépassé est rarement sanctionné si la bonne foi de l'assuré est évidente.

En revanche, un retard de plusieurs jours sans justification sérieuse peut effectivement entraîner une réduction de l'indemnisation, voire un refus. Dans ce cas, plusieurs recours s'offrent à vous :

• Expliquer par écrit les raisons du retard (choc psychologique, hospitalisation, absence à l'étranger, etc.) et fournir tout justificatif

• Contacter le service réclamations de votre assureur si votre demande est rejetée

• Faire appel au Médiateur de l'assurance si la réclamation échoue  –  c'est un organisme indépendant, gratuit, qui peut intervenir en votre faveur

• En dernier recours, saisir le tribunal judiciaire compétent

Quelle que soit la situation, agissez toujours par écrit et conservez une trace de tous vos échanges avec votre assureur. Un courrier recommandé avec accusé de réception reste la preuve la plus solide.

FAQ  –  Cambriolage et assurance habitation

Que faire si je découvre un cambriolage en rentrant chez moi ?

Ne touchez à rien et n'entrez pas si vous pensez que des individus sont encore présents. Appelez le 17 immédiatement. Une fois les lieux sécurisés par les forces de l'ordre, photographiez les dégâts, sécurisez le logement si nécessaire, et commencez à préparer votre déclaration de sinistre.

Quel délai pour prévenir mon assurance après un cambriolage ?

L'article L.113-2 du Code des assurances impose un délai de 2 jours ouvrés à partir de la découverte du sinistre. Ce délai exclut les week-ends et jours fériés. Respectez-le impérativement pour ne pas risquer un refus d'indemnisation.

Peut-on être indemnisé sans effraction apparente ?

C'est compliqué. La plupart des contrats exigent une effraction manifeste pour déclencher la garantie vol. Sans trace d'effraction, l'assureur peut contester la prise en charge. Des témoignages de voisins ou d'autres indices peuvent aider à constituer un dossier, mais il n'y a pas de garantie de résultat.

Quelle est la différence entre plainte et main courante ?

La main courante informe les forces de l'ordre sans déclencher d'enquête. La plainte ouvre officiellement une procédure judiciaire. Pour votre assureur, seule la plainte compte. Ne vous contentez pas d'une main courante si vous souhaitez être indemnisé.

Mes bijoux sont-ils couverts en cas de cambriolage ?

Les bijoux et objets de valeur sont couverts dans la limite du capital mobilier prévu par votre contrat, généralement jusqu'à 30% de ce capital. Au-delà, ils doivent avoir fait l'objet d'une déclaration préalable et, dans certains cas, d'une expertise indépendante. Vérifiez les conditions de votre contrat.

Que se passe-t-il si j'ai perdu mes factures ?

Votre assureur peut accepter des alternatives : relevés bancaires prouvant l'achat, captures d'écran de confirmation de commande, photos de l'objet prises avant le vol, témoignages de proches, ou bons de garantie. Rassemblez tout ce que vous pouvez trouver pour étayer votre déclaration.

L'assurance couvre-t-elle les travaux de serrurerie après effraction ?

Oui, dans le cadre de la garantie vol, les travaux de serrurerie urgents sont généralement pris en charge. Conservez la serrure endommagée et la facture détaillée du serrurier mentionnant la nature de l'intervention. Pour les locataires, les réparations sont couvertes jusqu'à 1 600€ HT par votre propre assurance ; au-delà, c'est l'assurance du propriétaire qui intervient.

En résumé

Un cambriolage est une épreuve difficile. Mais avoir les bons réflexes dans les premières heures fait toute la différence  –  pour votre sécurité immédiate, pour la solidité de votre dossier d'indemnisation, et pour retrouver une forme de contrôle sur une situation qui vous a été imposée.

L'essentiel à retenir : appelez le 17, ne touchez à rien, photographiez tout, déposez plainte dans les 48 heures, et déclarez le sinistre à votre assureur dans les 2 jours ouvrés. Chaque étape en découle naturellement.

Si vous n'avez pas encore vérifié ce que votre assurance habitation couvre réellement en cas de vol, c'est peut-être le bon moment pour le faire  –  avant d'en avoir besoin. Découvrez les garanties incluses dans une assurance multirisque habitation et ce qu'elles changent concrètement pour vous.

{{cta-acheel}}

Le contenu dans cet article présente uniquement un caractère informatif et n’engage pas contractuellement Ornikar (à savoir les entités Marianne Formation SAS et Ornikar Assurances). Cette dernière décline toute responsabilité sur les décisions et conséquences qui pourraient en découler.

Le contenu dans cet article présente uniquement un caractère informatif et n’engage pas contractuellement Ornikar (à savoir les entités Marianne Formation SAS et Ornikar Assurances). Cette dernière décline toute responsabilité sur les décisions et conséquences qui pourraient en découler.

Résumer cet article avec :

Nos conseils d'experts

Retrouvez tous nos articles pour vous aider au mieux dans votre parcours