Radar de chantier positionne en foret

L’utilisation des recettes des radars reste floue d’après la Cour des comptes

La Cour des Comptes met en avant le manque de transparence dans les investissements des recettes provenant notamment des radars, et sur les difficultés du compte d’affectation spéciale “contrôle de la circulation et du stationnement routier” dans le cadre de cette mission.

Les citoyens savent-ils comment sont réparties les recettes des amendes ?

En 2006, l’État avait mis en place le contrôle de la circulation et du stationnement routier, un compte d’affectation spéciale destiné à présenter en toute transparence l’affectation des recettes des radars et des amendes liées à des contrôles routiers. Ce besoin de transparence était nécessaire pour faire taire les nombreuses accusations qui se faisaient autour des radars, et qui n’étaient alors vus que comme des “pompes à fric”.

Mais dans son rapport “LE BUDGET DE L’ÉTAT EN 2020 Résultats et gestion”, la Cour des comptes remet une nouvelle fois en cause l’utilité réelle de ce compte d’affectation spéciale. Toujours d’après la Cour des comptes, appelle à une rationalisation des comptes spéciaux, le contrôle de la circulation et du stationnement routier n’étant plus en mesure d’assurer sa mission de manière parfaitement transparente suite aux nombreuses modifications qu’il a subi.

Des problèmes flagrants semblent par ailleurs exister dans la répartition des recettes des radars, puisqu’une part de près de 30% de ces recettes n’est pas allouée à la sécurité routière mais bien au désendettement de l’État.

Moins de recettes pour les amendes et plus de dépenses pour les radars

L’année 2020 n’a pas été des plus fructueuses pour les radars automatiques et mobiles. Si la pandémie et les confinements qui l’ont accompagné ont joué un rôle dans la baisse des recettes des radars, les mouvements de dégradations à l’encontre des radars fixes ont continué à suivre ceux observés depuis le début de la crise des gilets jaunes en 2018. 

Avec des entrées d’argent en baisse et des dépenses de maintenance en hausse, les radars ont donc rapporté 553 millions d’euros, alors que l’État espérait près de 730 millions d’euros de recette grâce à ces dispositifs.