Radar automatique fixe de dos controlant un usager

L’année commence sur les chapeaux de roues avec un plan de relance des radars en France

Installations, modernisations et rénovations sont les maîtres mots de l’industrie du radar en France pour cette année 2021. L’Etat organise un véritable plan de relance afin de mieux gérer le contrôle de la vitesse sur les routes.

Définition radar

Les radars routiers sont des systèmes de sécurité dispensés le long du réseau routier national, et dont la finalité est de réduire le nombre de victimes d’accidents sur les routes, en sensibilisant notamment les conducteurs sur la nécessité de surveiller leur vitesse de croisière.

Le renouvellement du parc avec des radars à la pointe de la technologie

Selon la carte des radars disponible sur le site du gouvernement, il y aurait aujourd’hui 3285 radars actifs en France. Il faut savoir qu’un bon nombre d’entre eux ont été détruits ou abîmés à cause des intempéries, des accidents, de l’usure mais aussi avec la crise des gilets jaunes en 2017 qui a provoqué la destruction d’une bonne partie du parc.

L’Etat français souhaite donc rénover les radars endommagés ainsi qu’en implanter de nouveaux : pas moins de 4700 radars seront installés en France d’ici la fin 2021. 

Vous avez sûrement déjà aperçu au cours d’un voyage la fameuse cabine grise. Ce sont les vieux radars, aujourd’hui remplacés par les radars tourelles et mini tourelles qui sont équipés de flash invisibles et qui peuvent détecter plusieurs infractions en même temps : la vitesse, l’utilisation du téléphone portable et l’absence du port de la ceinture de sécurité. Néanmoins, l’installation de ces nouveaux miracles technologiques prennent du temps : le confinement a retardé les objectifs prévus par l'État. Il faut aussi savoir que ces nouveaux radars sont les premières cibles de destruction. L’année 2021 sera dédiée à l’installation des minis radars-tourelles, privilégiés grâce à leur petite taille, leur discrétion et leur installation plus facile et rapide. Vous les retrouverez en centre-ville et sur les feux rouges.

La privatisation des radars embarqués

Les radars embarqués sont, par définition, opposés aux radars fixes. Ce sont des radars détectant la vitesse des véhicules en mouvement, depuis un autre véhicule. Impossible de savoir si vous vous êtes fait flasher depuis un radar embarqué, car le flash est invisible.

Ce système est depuis toujours géré par la police, mais sa gestion a été reprise en 2020 par des sociétés privées arrivant en renfort pour combler le manque de temps de la police française. La sécurité routière va donc être renforcée grâce à une présence 5 fois plus longue des radars embarqués sur les routes de France, tout en permettant aux forces de l’ordre de se concentrer sur d’autres missions. En effet, ces sociétés peuvent être opérationnelles 7 jours sur 7, jusqu’à 8 heures par jour : un travail à temps plein. Selon Emmanuel Barbe, anciennement délégué interministériel à la sécurité routière “Il n'y a aucune crainte à avoir sur une forme de rendement. L'entreprise a une rétribution fixe qui ne varie pas”.

Un plan d’action coûteux mais engendrant d’énormes recettes

Les statistiques sont claires : la baisse du nombre de radars depuis 2017 a fait chuter le nombre d’infractions sur la route d’environ 13,1%. En 2020, 60% des constats d’infraction ont aboutit à une contravention, contre 65% en 2019. 

Selon le projet de loi de finances 2021, l’objectif serait d’atteindre un taux de 75% afin de revenir à la situation de l’année 2017, qui a engendré un peu plus de 800 millions d’euros de recettes en termes de contraventions suite à un flash par radar fixe ou embarqué. L’année passée, les recettes étaient en baisse avec 760 millions d’euros récoltés.Il faut bien évidemment garder en tête que ce plan de relance demande un budget considérable : à titre d’exemple, un radar-tourelle coûte 32 000 euros la pièce. En tout, les travaux de rénovation suite aux destructions ont coûté environ 57 millions d’euros. Il est donc crucial pour l’Etat de capitaliser sur ce plan de relance 2021 : en prévision, 809 millions d’euros devraient être amassés grâce aux nouveaux dispositifs mis en place.