Mécanicien s'occupe d'une moto

Le contrôle technique sera bientôt obligatoire pour les deux et trois roues motorisés

La commission des transports et du tourisme du parlement européen a voté en faveur du contrôle technique pour les deux et trois-roues motorisés le jeudi 25 février. Considérés comme des usagers vulnérables avec un taux de mortalité sur les routes qui baisse plus lentement que les autres véhicules, ce projet vise à faire baisser les accidents impliquant des deux-roues.

Un projet reporté depuis plusieurs années

En 2015, le premier ministre de l’époque Manuel Valls avait imposé un contrôle technique aux deux et trois roues motorisés en cas de revente, afin de s’assurer que les véhicules d’occasion ne comportaient pas de dangers inconnus des acquéreurs. En ce mois de février 2021, il a été voté à 48 voix pour et 1 voix contre que le contrôle technique périodique doit devenir obligatoire pour les deux et trois roues motorisés. 

Cette décision, prise en partie à cause du nombre de morts sur les routes suite à un accident de moto (près de 23 000 décès en Europe en 2019), a pour but de réduire les accidents et de renforcer la sécurité des motards. En 10 ans, le nombre de morts et de blessés suite à un accident de moto a chuté de 23% : trop peu quand on compare avec les autres véhicules, selon les députés européens. L’objectif d’ici 2050 : arriver à “zéro décès dans le transport routier”. Un projet ambitieux mais réalisable si de tels moyens sont mis en œuvre.

Une décision qui ne plaît pas à tout le monde

Evidemment, l’idée d’un contrôle technique n’a pas plus aux motards et notamment à la FFMC (Fédération Française des Motards en Colère). Il y a quelques années, en 2017, lorsque le projet avait déjà été évoqué par la commission européenne, les motards avaient manifesté partout en France en clamant que ce contrôle technique n’était qu’une “taxe supplémentaire sans intérêt pour la sécurité”.

Les particuliers s’étaient réunis avec les professionnels du métier pour lutter contre cette mesure. En effet, installer les infrastructures nécessaires à recevoir des véhicules pour un contrôle technique coûte environ 10 000 euros. Les pros craignent donc d’investir des sommes exorbitantes et de n’avoir que très peu de visite de la part des motards peu convaincus du dispositif.