Bus électrique au bord d'un champ

L’immatriculation des bus électriques gagne du terrain en Europe

Malgré la pandémie, l’immatriculation des bus électriques a augmenté de presque 18,5% en 2020 en Europe. Des chiffres records qui ne reflètent pas vraiment le coup dur qu’a subi le marché des bus, tout comme le marché automobile. Tandis que les immatriculations au diesel ont reculé de 10 points en comparaison à l’année 2019, les solutions alternatives et les énergies plus propres semblent avoir du succès dans le secteur des bus. Auparavant en option, le passage à l’électrique semble aujourd’hui devenir une nécessité.

Les bus électriques occupent 6,1% du marché européen en 2020

Au total en Europe, plus de 1700 bus électriques ont été immatriculés au cours de l’année 2020 contre moins de 1500 en 2019. Une tendance générale se dégage des appels d’offres et des projets axés sur la mobilité : le diesel est relégué au second plan afin de favoriser des solutions alternatives comme les véhicules électriques ou hybrides. Les objectifs environnementaux de plusieurs pays européens dont la France d’ici 2030 sont relativement ambitieux et nécessitent une mise en place immédiate pour espérer les atteindre. 

Les Pays-Bas sont le premier marché européen du bus électrique : ils ont vendus 445 bus l’an dernier, dont près de 300 sont des bus électriques. En deuxième position, l’Allemagne a réalisé 388 immatriculations dont près de 6% concernent des bus électriques. La Pologne vient compléter le podium avec un total de 200 immatriculations dont 14% concernent des bus électriques. Ce sont ces trois pays qui ont représenté en 2020 environ 65% des ventes de bus électriques au sein du marché européen. 

La France se place en quatrième position, mais les statistiques sont moins glorieuses : sur 179 immatriculations de bus, seulement 3% sont électriques.

Au-delà de l’électrique, beaucoup de ventes sont également réalisées en hybrides ou avec d’autres carburants alternatifs comme le gaz naturel. Au total en Europe, près de 10% des bus vendus étaient des véhicules hybrides tandis que le gaz naturel représentait presque 12% des ventes du marché européen.