Homme en train de signer un contrat sur une table

Les prix du secteur automobile pourraient bien être chamboulés

Le 7 avril 2021, une loi a été enregistrée à l’Assemblée Nationale : proposée par Damien Pichereau, elle vise à encourager la concurrence de la vente de pièces détachées des automobiles et ne pas la restreindre qu’aux constructeurs automobiles. Le but derrière cette action ? Faire baisser le prix des réparations automobiles et par conséquent, le prix des assurances auto, dont la moyenne nationale est en hausse constante de 12% depuis 2015.

Une demande qui ne date pas d’hier

En 2012, l’Autorité de la concurrence conseillait déjà de lever le monopole des pièces détachées automobiles : en effet, la hausse du coût des réparations est notamment due au fait que seuls les constructeurs peuvent distribuer les pièces visibles (ailes, capots, pare-chocs, pare-brise, feux, rétroviseurs) car elles sont soumises à des droits d’auteur. Sans compétition, les prix ne sont sujets à aucune obligation et sont en hausse constante, ce qui ne fait pas le bonheur des automobilistes. Selon l’association Sécurité et Réparation Automobile (SRA), le prix des pièces de réparation des véhicules a augmenté de 2,5% en 2018, de 6% en 2019 et de presque 5% en 2020. Le pouvoir d’achat s’en trouve fortement touché, puisqu'au-delà des réparations automobiles qui coûtent cher, les assurances auto se voient contraintes d’augmenter aussi leurs tarifs afin de pouvoir couvrir les frais des sinistres et des réparations.

Rendre l’assurance accessible à tous

La moyenne nationale de la prime d’assurance annuelle s’élève à 632 euros, un prix que 800 000 citoyens français ont décidé de ne pas payer pour faire des économies. Au total, près de 2% de la population française roule sans assurance par faute de moyens. En ouvrant la concurrence des pièces de réparation automobile, les prix baisseraient, et leurs assurances pourraient également baisser leurs prix car les réparations coûteraient moins cher. L’UFC que choisir estime à près de 400 000 millions d’euros les économies qui pourraient être réalisées par les ménages suite à la fin du monopole des pièces de réparation automobile.